Écuyers de la dive bouteille

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Du bienveillant Bacchus nous prenons le parti,
Auquel nous demandons réconfort, à toute heure ;
Autour de l’apéro, tout le monde est gentil,
Les projets se défont et le pinard demeure.

Un hérétique dit que la bière est meilleure,
Il est même insistant, mais il en a menti ;
De pareilles idées jamais ne nous effleurent,
Qui semblent provenir d’un esprit ralenti.

Gardons les alcools forts pour les énergumènes,
Auxquels nous pardonnons, car l’erreur est humaine,
Ayons pitié de ceux que Lucifer séduit.

Rejoignons Rabelais dans sa béatitude,
En bonne compagnie,ou dans la solitude ;
Vivent les vignerons et leurs nobles produits !

Cochonfucius

La main du comte

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Les doigts tiennent la plume et la pensée voyage,
D’une étrange utopie parcourant le chemin ;
D’un astre ce seigneur a suivi le sillage,
Il le trace à présent au long d’un parchemin.

En sa jeunesse il fut au nonchaloir enclin,
Se perdant volontiers en des vagabondages ;
Les hommes de son rang ne font rien de leurs mains,
Ils consacrent leur temps à de vains badinages.

« Prends garde à ton salut », lui disait un prêcheur,
Auquel il répondait « Dieu pardonne au pécheur » ;
Cela, ce fut jadis, au temps de sa paresse.

Les muses maintenant le viennent tracasser,
Tu le verras s’asseoir et des lignes tracer ;
Le comte vieillissant retrouve sa noblesse.

Cochonfucius

Sobriété d’un oiseau

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Je n’ai besoin que du strict nécessaire,
Un fruit souvent de la faim m’a sauvé ;
Sinon, je prends ce que je peux trouver,
Sachant opter pour tout et son contraire.

Il fut ainsi, mon aimable grand-père
Qui par les dieux toujours fut approuvé ;
D’une fraîche eau nous fûmes abreuvés,
Ou de moins pure, issue de la gouttière.

Nos coeurs d’oiseaux sont d’un noble métal,
Tu n’y verras nul sentiment brutal ;
Notre sagesse en la clarté se fonde.

Je suis frugal, mais je suis bon vivant ;
Pour voyager, je vais au gré des vents,
J’aime la steppe et la forêt profonde.

Cochonfucius

Temple qui voyage

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Porte-nous sur ton dos, crocodile immortel,
Nous, prêtres qui devons te consacrer nos vies ;
Tu pourras dévorer ce qui te fait envie,
Toi qui sers de support au temple et aux autels.

Tu auras des poissons, si ton désir est tel,
Mais aussi ce qu’aux dieux le culte sacrifie ;
Un pluvian t’instruira dans sa philosophie,
Puis nous t’abreuveront de fraîche eau de Vittel.

Garde-toi, cependant, de devenir obèse,
Pour suivre les chemins tu serais moins à l’aise ;
L’hédonisme,c’est bien, mais la goinfrerie, non.

Quelquefois l’architecte agrandira le temple,
Car sur nos concurrents nous devons prendre exemple,
Et c’est au premier rang que nous nous destinons.

Cochonfucius

Ptérolion

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Je chasse dans les airs, je ne prends pas grand-chose,
Mais moi je suis frugal et sobre, encore heureux ;
Les oiseaux nourrissants ne sont pas très nombreux.,
Quant aux chauves-souris, les capturer je n’ose.

Si par hasard je croise un vol de flamants roses,
Je me tiens à carreau, car ils sont vigoureux ;
À la Lune j’adresse un discours amoureux,
Elle ne répond rien, ni en vers, ni en prose.

J’aime Carl von Linné, mais j’en fus oublié
Quand d’autres animaux il nomma par milliers ;
Mon âme cependant n’en fut point offensée.

Quand j’ouvre une bouteille, à sa santé je bois,
De son fantôme alors j’entends la belle voix ;
Je rêve qu’il m’adresse une aimable pensée.

Cochonfucius

Maître Leo, plume au vent

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La prose de Perutz est un trésor pour moi,
Il sonde les tréfonds de l’humaine nature ;
Homme, archange, démon, fragiles créatures
Qui jamais ne sauront surmonter leurs émois.

Le noble est en détresse et le voleur le voit,
Qui va vivre à sa place une belle aventure ;
La victime pourra survivre à cette injure,
Le traître subira les rigueurs de la loi.

Ils ont tous deux péri de mort involontaire,
Assez loin l’un de l’autre ils dorment sous la terre ;
Tu verras peu de gens qui se souviennent d’eux.

Voyageurs traversant le meilleur et le pire,
Ils ont longtemps suivi des chemins hasardeux ;
Le mystère s’estompe et le lecteur respire.

Cochonfucius

Cornucopia

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Du druide la magie se montre secourable,
Y compris par des tours qu’il emprunte aux Romains ;
Car ils ont inventé, pour nourrir les humains,
La corne d’abondance aux vertus admirables.

De ce bel instrument les bienfaits sont durables,
On en tire des fruits bien mûrs, à pleines mains ;
N’allez plus, désormais, craindre les lendemains,
Le sortilège est fort, il est incomparable.

La reine Cléopâtre, ainsi que ses sujets,
Ne se sont pas privés d’user de cet objet,
Corne de bouc, de boeuf, ou corne de chimère.

Un lourd coffre la tient à l’abri des voleurs,
Qui de Panoramix arbore les couleurs ;
Il y conserve aussi des chapitres d’Homère.

Cochonfucius

Le seigneur d’Alpha Lupi

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Je bannis la débauche et toute fantaisie,
Dans lesquelles jamais tu ne me vis tomber ;
D’autres monarques sont dans le vice embourbés,
Mais moi, je les méprise, ils sont dans l’hérésie.

Je suis très réservé quant à la poésie,
Mais sans aller jusqu’à d’interdit la frapper ;
Le sens qu’elle détient persiste à m’échapper,
Car cette voie, jamais je ne l’aurais choisie.

J’eus pourtant pour mentor un rhapsode inspiré,
Je lui obéissais toujours sans murmurer ;
Je n’ai rien retenu de sa langue érudite.

Pourquoi prétendait-il que l’homme est un roseau ?
Pourquoi pas un lombric, pourquoi pas un oiseau ?
Cependant, d’imposteur à le traiter j’hésite.

Cochonfucius

Chien d’Artémis

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Cet animal joyeux dit : « Ma maîtresse est belle,
Puis j’aime parcourir les sous-bois odorants ;
Elle vit sans mari, mais je suis son enfant,
Moi qui, mieux qu’un humain, sais me montrer fidèle.»

La déesse et le chien jamais ne se querellent,
Aux dîners de l’Olympe il sait tenir son rang ;
Il dit du bien des plats, tout en les savourant,
Des intrigues des dieux jamais il ne se mêle.

Il connaît les secrets de son vaste terroir,
Il trouve le gibier aux magiques miroirs ;
Artémis apprécie son âme obéissante.

Compère Sanglier voudrait le mettre à mort ;
Le chien sait esquiver ses attaques puissantes,
Comment aurait-il peur des assauts d’un vieux porc ?

Cochonfucius

Monseigneur Basilic

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Moi, vers le Vatican jamais je ne voyage,
Même si notre Pape est un brave parrain ;
Comme un vieux paysan s’accroche à son terrain,
Ainsi je me cantonne à mon humble baillage.

Des instants je ne veux faire aucun gaspillage,
Tels qu’en commettent trop de mes contemporains ;
Car je veux m’investir, immobile et serein,
Dans un contemplatif séjour sous les feuillages.

Je veux, accompagné par un oiseau chantant,
Composer des sonnets, ainsi qu’au bon vieux temps,
Ce n’est pas mon devoir, mais ce n’est pas un crime.

Même, je veux ainsi bâtir un univers
Où s’ouvriront des fleurs, l’été comme l’hiver,
Où sourira ma Muse en entendant ces rimes.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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