Métaphysicien de gueules

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Dragon, de l’univers examinant les lois,
Cherchant, dans le cosmos, à trouver des repères ;
Il voudrait déchiffrer la musique des sphères,
Trouver le presque rien, voir le je ne sais quoi.

Il s’interroge aussi sur les bases du droit,
Sur l’étrange morale inculquée par son père ;
Il voudrait retrouver le dieu de sa grand-mère,
Mais ne sait pas s’y prendre, il n’est pas très adroit.

Lui qui, dans son enfance, aimait les pénitences,
Il ne sait plus très bien tolérer les offenses,
Chose à quoi son esprit s’efforce nuit et jour.

La lecture a rempli bien des longues journées,
Or, pour ce pur plaisir, il reste peu d’années,
Il sait bien qu’il possède un ticket sans retour.

Cochonfucius

Un trésor

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Toile de Manet

Lorsqu’un sage transporte un morceau de diamant,
Il le tient enfermé dans une toile grise.
Muni de son trésor, il traverse à sa guise
La ville et le désert, sous le grand firmament.

Roi qui d’une bergère est devenu l’amant
Avec simplicité en berger se déguise
Et sur les hauts plateaux monte affronter la bise,
Gardant royale allure et fier tempérament.

Roi ni sage ne suis, mais simple bateleur,
En chemin n’ai trouvé nul objet de valeur
Et ne fus séducteur de vive pastourelle.

Dans la toile, je n’ai que de quoi grignoter
Avec quelques copains marchant à mes côtés ;
Et je souhaite à ma muse autant de bien pour elle.

Cochonfucius

Griffons d’or et de gueules

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Le griffon d’or voulait séduire une déesse.
— Je deviendrais esclave, et j’en serais heureux,
Car cela comblerait mon vieux coeur généreux,
Comme plaît aux vieux chiens d’être tenus en laisse.

Je suivrais, chaque jour, ma Dame de Sagesse
En chevalier servant, en valet amoureux,
Et mon esprit serait d’un seul but désireux,
Qui est, vous m’entendez, de plaire à ma maîtresse.

Puisque bien obéir est la grande vertu
Par qui sont, ici-bas, les démons combattus,
Je ne prendrais jamais la chose à la légère.

De gueules, son compère a crié : Non, merci !
Aimer une déesse est un trop grand souci,
Je suis bien plus tranquille aux pieds de ma bergère.

Cochonfucius

Le cerf blessé

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Frida Kalho, Le cerf blessé

Pauvre cerf blessé par les tirs des chasseurs !
Dans ta chair ils ont fait de si vastes dommages
Qu’un peu partout le sang souille ton doux pelage,
J’imagine combien tu es dans la douleur !

Pourtant tu es debout, toujours plein de vigueur,
Ni la sombre forêt, ni tes plaies, ni l’orage,
Rien ne semble entamer ton immense courage,
Tu gardes tête haute en dépit du malheur.

Sous tes grands bois dressés fièrement sur ta tête
Tes yeux fixent les miens avec intensité,
Leur profondeur attise encore ma tendresse.

Oh ! Noble cervidé, écoute ma requête ;
J’aimerais conserver autant de dignité
Quand de l’existence j’éprouve la rudesse.

Vincent

Le sonnet d’Ernest

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Voyez cette bête ailée et majestueuse
Moitié-aigle, moitié-lion ailé
À la recherche d’une proie à manger.
Le grand Griffon possède des griffes tueuses.

Quand il repère un cheval mangeant du foin,
Toujours, le Griffon sort son puissant bec de sabre,
Mais la proie convoitée s’échappe dans les arbres,
Alors il repart seul et déçu dans son coin.

Désespéré, il regarde son pur cristal,
L’objet qui peut le rendre beaucoup moins pâle,
Il le regarde droit pendant de longues heures.

Ainsi s’achève l’histoire du Griffon,
Un animal mythique et infiniment bon
Mais qui inspire autant la joie que la peur.

Ernest

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De sinople au griffon d’or passant contourné, à la tête d’argent, langué de gueules, tenant à senestre une boule du même, la fasce en chef de pourpre, à dextre un sabre d’argent aussi posé en barre, à senestre un drapeau d’or aussi contourné posé en bande.

Alice au pays des dragons

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Alice voyageant aux lieux de déraison
Sur son menu mollet remonte un bas de laine ;
Les moutons du miroir sont partis par la plaine,
Ils craignent le dragon qui brûle leur toison.

J’eusse aimé parcourir, en ma jeune saison,
Ce pays des reflets, dessous la lune pleine,
Ni le cavalier fou, ni la reine hautaine
Ne m’auraient dégoûté d’avoir fui ma maison.

J’eusse écrit des sonnets, dans cet étrange monde
Qui ma modeste plume aurait rendue féconde,
Bâtissant un hommage au maître Mallarmé.

Alice ne craint pas la clameur de l’orage,
L’absurdité des jours ne me met pas en rage ;
J’observe les cailloux qu’en chemin, j’ai semés.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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