Magie du rêve

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L’univers onirique, autre réalité,
Associe le délire avec la remembrance ;
Tu y rencontreras d’étranges apparences,
Ainsi que les lueurs d’une sacralité.

Notre monde banal y peut être imité,
Puis sublimé soudain dans une ardente transe ;
L’inattendu survient, sans craindre les outrances,
Au labyrinthe flou qui semble illimité.

Accueille-moi souvent, monde surnaturel
Abrite-moi des maux, refuge intemporel ;
Qu’importe si ces joies ne sont que transitoires !

Muse, des cauchemars n’aie nulle crainte, car
Ce n’est que ton esprit qui vide ses placards ;
Cela peut engendrer d’amusantes histoires.

Cochonfucius

Force de voiles

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Marin, borde le foc, la brise est vigoureuse,
Tu vas pouvoir bientôt gagner la haute mer ;
Ne sois pas effrayé par les ondins pervers,
Tu n’es point menacé par leurs ruses foireuses.

Marin, cramponne-toi, car la vague se creuse,
Ta nef est à présent vive comme l’éclair ;
Le ciel est obscurci, l’orage est dans les airs,
La barre est bien tenue par ta main rigoureuse.

Ignore la sirène et son corps irisé,
Par elle ton destin pourrait être brisé ;
Ta promise t’attend, matelot, prends courage.

Tu n’auras à manger que du poisson salé,
Ce modeste repas sera vite avalé ;
Mais garde bien ton cap, ne crains pas le naufrage.

Cochonfucius

Édifice éburnéen

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L’érudit se retranche en une tour d’ivoire,
Contemplant à la vitre un carré de ciel bleu ;
Il tâche de transcrire un songe nébuleux,
Souvenir indécis, fantôme en sa mémoire.

Il ne veut point en faire un récit trop verbeux,
Il veut le condenser en une brève histoire
Pour évoquer le temps où, loin de ses grimoires,
Il courtisait sa muse en des vallons herbeux.

Son esprit s’aventure en ces douces pensées,
Puis sa plume se meut, la machine est lancée,
Sans trop s’en rendre compte il aligne des vers.

Ne lui retire pas ce plaisir poétique,
Lequel faisait la joie des rhapsodes antiques ;
C’est un amusement qui n’a rien de pervers.

Cochonfucius

En perdition

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Navires traversant une rade ignorée,
Je vois qu’ils sont passés par de mauvais moments ;
Un ondin les tourmente avec acharnement,
Une sirène aussi, par le Diable inspirée.

L’aumônier aux marins donne les sacrements,
Par lesquels sont un peu leurs âmes rassurées ;
Même, cela fait fuir la sirène apeurée,
Mais l’ondin, quant à lui, s’en moque franchement.

Ces nefs, que l’on avait joyeusement lancées,
Se sont, dès leur départ, dans la brume enfoncées,
Vivement propulsées par les vents de travers.

Matelot, dans le vin veux-tu tremper tes lèvres ?
À ces pénibles jours de panique et de fièvre,
De plus puissant remède on n’a pas découvert.

Cochonfucius

Nul désespoir

Toile de Branwell Brontë

Ici, pour toi, nul désespoir
Quand la nocturne étoile veille,
Quand sans bruit vient l’humide soir
Ou que le matin s’ensoleille.

Nul désespoir, car si tes larmes
Nous semblent les flots d’un torrent,
N’as-tu point des ans pleins de charme
Qui ton coeur vont environnant ?

Tous pleurant, tu pleures, c’est sûr,
Les pleurs du vent tes pleurs escortent,
L’hiver pleure sa neige sur
Le sol jonché de feuilles mortes.

Des feuilles reviendront, princesse,
Et ton destin ressemble au leur.
Suis ton chemin, non d’allégresse,
Mais de la fermeté du coeur.

Cochonfucius

Une infinité de mathématiciens assoiffés

Toile de Peter Black

Un mathématicien, s’adressant au serveur :
« Il me faut une pinte ». « OK, pas de problème ».
La seconde d’après, il en vient un deuxième.
« Demi-pinte pour moi », dit cet autre penseur,

Puis une infinité de matheux, fiers suiveurs :
Pour l’un, un quart de pinte, et pour l’autre, un huitième,
Les suivants, un seizième et un trente-deuxième,
Un sur deux puissance « n » pour chacun des buveurs.

Lecteur, si tu devais servir, un de ces soirs
Pareille infinité de clients trop rasoirs,
Saurais-tu bien gérer cette étrange contrainte ?

Le serveur, en tous cas, ne s’est pas démonté.
« Messieurs, leur a-t-il dit, vous pouvez recompter »,
Et sur le long comptoir, il a posé deux pintes.

Cochonfucius

Sagesse du rhinocéros

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Je me suis équipé pour marcher sur la lune,
Cet aménagement me coûte un peu d’argent ;
Sache que mes pareils ne sont pas indigents,
Nous trouvons des trésors sous le sable des dunes.

J’ai pris soin de choisir une date opportune
Pour rejoindre cet astre en notre ciel nageant ;
Je fus très attentif à son contour changeant,
Ainsi qu’à son rapport aux phases de Neptune.

Je pris pour conseiller l’astronome-berger,
Donnant quelques flacons pour le dédommager ;
Le maître forgeron me fit une machine.

À bord, je me nourris d’un peu de saucisson,
Je consomme très peu d’enivrantes boissons ;
La taverne lunaire offre du thé de Chine.

Cochonfucius

Dragon des confins

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C’est un cracheur de feu, c’est un mangeur de pierres,
Il est fier d’être fils de guivre et de griffon ;
Il arbore à Noël sa couronne de lierre,
Il écoute, pensif, les mots de son bouffon.

Parcourant les bouquins des chercheurs de lumière,
Il admire l’esprit de ces penseurs profonds ;
Sa muse à les aimer toujours fut la première,
Leurs paroles de paix son âme satisfont.

Les amis du dragon, frères en beuverie,
Parfois ont transformé sa demeure en tripot,
Ayant pour taverniers les elfes des prairies.

Au donjon du manoir flotte un large drapeau,
Lequel fut dessiné par une enchanteresse
Et donne fière allure à cette forteresse.

Cochonfucius

Oiseau de la sagesse

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Je sais du mal de vivre éloigner la douleur,
Un Bouddha me l’apprit, qui au Népal habite ;
Ce fut dans mon mental une lueur subite,
Soudain j’ai cessé d’être un oiseau de malheur.

Je supporte à présent le froid et la chaleur,
Sans faiblir, désormais, mon petit coeur palpite ;
Il ne ralentit point, ni ne se précipite,
Le sang dans mes vaisseaux a de belles couleurs.

Ce corps n’avait, jadis, qu’une voix étouffée,
Elle s’est éclaircie, elle s’est étoffée ;
La colombe m’écoute et trouve cela beau.

Je vois autour de moi d’apaisants paysages,
Des humains rencontrés s’adoucit le visage ;
Tout le monde est gentil, sauf deux ou trois corbeaux.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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