Dragon des confins

image de l’auteur

C’est un cracheur de feu, c’est un mangeur de pierres,
Il est fier d’être fils de guivre et de griffon ;
Il arbore à Noël sa couronne de lierre,
Il écoute, pensif, les mots de son bouffon.

Parcourant les bouquins des chercheurs de lumière,
Il admire l’esprit de ces penseurs profonds ;
Sa muse à les aimer toujours fut la première,
Leurs paroles de paix son âme satisfont.

Les amis du dragon, frères en beuverie,
Parfois ont transformé sa demeure en tripot,
Ayant pour taverniers les elfes des prairies.

Au donjon du manoir flotte un large drapeau,
Lequel fut dessiné par une enchanteresse
Et donne fière allure à cette forteresse.

Cochonfucius

Oiseau de la sagesse

image de l’auteur

Je sais du mal de vivre éloigner la douleur,
Un Bouddha me l’apprit, qui au Népal habite ;
Ce fut dans mon mental une lueur subite,
Soudain j’ai cessé d’être un oiseau de malheur.

Je supporte à présent le froid et la chaleur,
Sans faiblir, désormais, mon petit coeur palpite ;
Il ne ralentit point, ni ne se précipite,
Le sang dans mes vaisseaux a de belles couleurs.

Ce corps n’avait, jadis, qu’une voix étouffée,
Elle s’est éclaircie, elle s’est étoffée ;
La colombe m’écoute et trouve cela beau.

Je vois autour de moi d’apaisants paysages,
Des humains rencontrés s’adoucit le visage ;
Tout le monde est gentil, sauf deux ou trois corbeaux.

Cochonfucius

Nouvel an, souvenirs

C’est l’an deux mille et dix, et ça me plaît assez,
Une page se tourne, une course nouvelle
Va prendre son départ. Mon coeur n’est pas usé,
Je ne le mettrai pas encore à la poubelle.

Même n’étant pas sûr d’avoir quelque talent,
J’aime avoir un public et j’aime l’épater,
J’ai un esprit tout neuf depuis le nouvel an,
Plus rien à voir avec ce vieux coeur négligé.

Une année, deux années, douze ans, trois olympiades !
Pour ce bout de chemin j’ai assez de cailloux,
Je n’ai plus peur des mots, des amours, des tocades,
Doutes et obsessions enfin se sont dissous.

C’est ici le matin de ma vie artistique,
Recevez mon bonjour et ma bénédiction,
Espérant que vos goûts sont aussi éclectiques
Que les vers fort divers paraissant sous mon nom.

Vive deux mille et dix, cette année sera belle,
Nous allons bien produire et nous allons briller.
Des vers bien réguliers, des proses naturelles,
Et des fables viendront la sagesse habiller.

Cochonfucius

Plumes d’ambilion

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Moi, ce que j’aime, c’est voler de part et d’autre,
Même si dans les airs passe un nuage noir;
J’habite sous les toits d’un modeste manoir
Avec un jeune chat qui sur mon lit se vautre.

Nous parlons aux souris, comme deux bons apôtres,
Ces rongeurs circonspects ne se font pas avoir ;
De leur petite tête est vaste le savoir,
Il me semble, souvent, qu’il dépasse le nôtre.

J’ai plaisir à planer sous des cieux menaçants,
M’approchant du logis des rapaces puissants;
J’ai plaisir à filer jusqu’aux régions torrides.

Je suis toujours serein, car je suis sans rival,
Sauf lorsque j’ai voulu séduire une sylphide
Qui préféra Pégase, un vulgaire cheval.

Cochonfucius

Flamme de sinople

image de l’auteur

Rien n’est plus vert que cette étrange flamme
Qui en Eden sa clarté répandait ;
L’ombre nocturne, elle la pourfendait,
Illuminant les ténèbres des âmes.

Dans son contour, je vois un tétragramme,
Je vois les mots que Moïse entendait ;
Je vois les vers que Salomon scandait,
J’entends Adam parlant à ses deux femmes.

Dieu peut guider les sages et les fous,
Il peut créer l’éclair qui brûle tout,
Ou ce vert feu, que j’aime à la folie.

Il renferma l’univers en un point,
La flamme, alors, n’y manquait pourtant point,
Qui par Satan ne peut être abolie.

Cochonfucius

Éveil de la conscience

Composition de l’auteur

René Char apprécie la douceur féminine,
Ce n’est pas seulement qu’il en prend réconfort,
Mais c’est pour découvrir un sentiment plus fort,
L’éveil de la conscience en la nuit cristalline.

Est-ce toi, ce grillon chantant sous le grand arbre ?
La forêt retentit de ta note d’argent,
C’est un destin d’amour, sous nos yeux, se forgeant :
Quelques mots de René, qu’on grave dans le marbre.

Cochonfucius

Bar de Dimey

Composition de l’auteur

Quand Dimey prend un verre, il en fait des chansons,
Que ce pot soit servi par une tavernière
Ou par la blanche main d’un gracile échanson
Qui semble frais éclos de la saison dernière.

Quand Dimey prend un verre, il nous refait le monde
Mais en vachement mieux, avec de beaux décors,
Et puis des habitants qui sont bien dans leur corps,
De beaux oiseaux planant sur la terre et sur l’onde.

Il retrouve les clés (au fond de son godet)
Pour entrer au jardin où fut l’arbre magique ;
Dis-nous que, toi aussi, tu en es nostalgique…
Encore un coup, patron, un coup de muscadet !

Cochonfucius

Monstre totalement inoffensif

image de l’auteur

Vêtu modestement de sa toison de laine,
Il ne sait pas griffer ni mordiller les mains ;
Il avance, pensif, au long de grands chemins,
Puis il s’arrête un peu, c’est pour reprendre haleine.

Il n’est jamais parti vers des terres lointaines,
Il reste volontiers dans son cher patelin ;
Il raisonne assez bien, sans se croire malin,
Il rumine parfois des pensées incertaines.

Sous le fardeau des ans, ses poils deviennent gris,
Moins robuste est son corps et moins vif son esprit ;
Il est plein de sagesse, ou bien, il devrait l’être.

Une muse alanguie voudrait le réchauffer,
Ou, plus modestement, lui offrir un café ;
Mais elle n’ose pas le dire en toutes lettres.

Cochonfucius

Fleur sans pourquoi

image de l’auteur

La fleur, loin des jardins, fleurit pour elle-même,
Elle ignore jusqu’à son petit nom latin ;
Elle n’entend jamais l’Angélus du matin
Ni n’a jamais reçu la grâce du baptême.

Cette fleur n’a jamais de sentiments extrêmes,
Elle est indifférente à son propre destin ;
Tu ne la verras pas aux tables des festins,
Car la sobriété, c’est sa vertu suprême.

Elle fut admirée d’un philosophe hindou,
Un honorable ascète, un homme simple et doux ;
Auprès d’elle il pria, lissant sa barbe grise.

Ensuite il regagna sa modeste maison,
Car il devait cueillir les fruits de la saison ;
Mais de la fleur longtemps son âme fut éprise.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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