Cheval qui songe

Image du blog Herald Dick Magazine

C’est un petit cheval, à la crinière d’or ;
Il emprunte souvent les allées transversales,
Trottant discrètement, marchant par intervalles,
Entendant des oiseaux les rustiques accords.

Nul pesant cavalier ne le tient par le mors ;
Il avance tout seul, par les routes banales,
Il a l’air bien songeur, au seuil des aubes pâles,
Et cependant, jamais il ne songe à la mort.

Il en a fait pourtant, des rêves de folie,
D’un surprenant voyage et d’une étrange vie,
D’un monde à la dérive, et d’un univers flou.

C’est parce qu’il vit là, dans les bois, loin des foules,
Instruit par le discours du ruisseau qui s’écoule
Et semble raconter des histoires de fou.

Cochonfucius

Ville-monde

image de l’auteur

La ville brille dans le soir
Au moment de mon arrivée !
Au Bar des Sports je vais m’asseoir ;
La ville n’est pas achevée.

L’urbaniste ? Il n’est pas très bon,
Mais nous n’osons pas le lui dire :
C’est un artiste de renom,
Et j’y pense avec le sourire.

Je bois, sans vouloir m’en aller,
De bouger, je n’ai pas envie.
La serveuse vient me parler,
Mon âme en est toute ravie.

Cochonfucius

Le corbeau et le coq

or-bar-ar

Composition de l’auteur

Du corbeau la langue rouillée
Dit des mots rocailleux ;
Les entend la forêt mouillée,
Du côté de Bayeux.

Du coq l’organe réputé
Charme la populace ;
Son éleveur, avec fierté,
En proclame la grâce.

Mais moi, je ne suis qu’un moineau
Aux cris imperceptibles ;
Je dis auprès du caniveau
Des mots indescriptibles.

Cochonfucius

Corbeau pensant

kryry

Image du blog Herald Dick Magazine

Un corbeau, débordant de puissance magique,
Observe la rivière à l’éternel courant,
Arborant, tout le jour, un air indifférent,
Un masque qu’on ne sent ni joyeux, ni tragique.

Jamais, quand vient le soir, on ne le voit buvant
En taverne, au comptoir ni même dans la salle :
Mais il goûte un peu d’eau qui coule, transversale,
Parmi l’herbe d’un pré ; il l’absorbe, en rêvant.

Mais nous, chers compagnons, sommes-nous des corneilles ?
Partageons-nous plutôt le nectar de la treille !

Cochonfucius

Faune aquatique

(agoresblog, wordpress)

Rivière de sinople aux salamandres d’or,
Que le monde est étrange !
Un gros oiseau de sable avec une voix d’ange :
Mais d’ange de la mort.

Mille chevaliers francs aux éperons d’argent
Sur des chevaux d’hermine ;
Celui qui les commande a soucieuse mine,
C’est le seigneur Roland.

De gueules le museau d’un troll de ces parages,
Qui boit du vin nouveau ;
On croit entendre au loin les cris d’un jeune veau
Errant au pâturage.

Cochonfucius

Chien d’argent

chien-d-argent

Image d’Héraldie

Beau chien d’argent sur le sol
Au milieu de la verdure,
Le papillon s’aventure
À te narguer dans son vol.

Ne tue pas l’insecte d’or,
Lui qui comme toi respire,
Entendez tous deux la lyre
Aux subtils et doux accords.

L’un marchant, l’un voletant,
Votre énergie s’éparpille
Comme feraient des brindilles
Dans le souffle du printemps.

Cochonfucius

Chien de pourpre

Image d’Héraldie

Du chien de pourpre, on sait la nature étourdie :
Dans une étrange nef, il vogue sous les cieux,
Dont jamais le parcours ne lui semble ennuyeux,
Même si, par moments, la brise est engourdie.

L’un des passagers semble atteint de maladie ;
On voit passer dans l’air un ange furieux,
Mais notre chien marin ne lève pas les yeux,
Préférant contempler la mer, qui est jolie.

Sur ce chien, dans ma vie, souvent j’ai pris modèle,
D’abord, parce que c’est un animal fidèle,
Et puis, pour son accès à d’étranges savoirs;

Si, de sa nef magique, il venait à descendre,
Dans les plus beaux jardins, nous le verrions se rendre,
Où sont les papillons, si merveilleux à voir.

Cochonfucius

Chiens bipèdes

image de l’auteur

Nous aimons marcher à l’ombre,
Prendre ce qui nous revient,
Affronter des gueux sans nombre :
Car c’est nous, les soldats-chiens.

Nous savons comme on égorge
Un ours, un renard, un vieux ;
Pour nous, les armuriers forgent
Des fusils du feu de Dieu.

Tant de dépouilles à prendre,
Nous nous en emparerons ;
Puis nous fouillerons les cendres
Pour y trouver quelques ronds.

Cochonfucius

Fleurs estivales

Composition de l’auteur

Une anémone éclôt dans la saison obscure,
Notre petit jardin, par là, se transfigure ;
Un bel iris se forme au coeur d’un vieux miroir,
L’ombre se rafraîchit, quand s’approche le soir.

L’anémone amplifie la tardive lumière,
Comme une fleur sylvestre, au coeur d’une clairière ;
Mais j’aime encore mieux l’éclat du frais iris
Qui semble fredonner la chanson d’Osiris.

Des armes, des chevaux font blasons de valeurs ;
Mais, combien plus charmants, ceux qui portent des fleurs !

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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