Un palmier danse

otb

image de l’auteur

Moi qui n’ai pas de mots pour vous ouvrir mon âme,
Je pourchasse leur sens qui toujours m’échappa ;
Mais mon corps dans le vent vibre comme une flamme
Et je tiens des propos que vous n’entendez pas.

Mes ancêtres, jadis bénis par une Dame,
Lui donnèrent leurs fruits, ce lui fut un repas ;
Ensuite vint à nous l’ermite zérogame,
Lui qui dans sa magie jamais ne se trompa.

Tous les oiseaux du ciel accompagnent ma danse,
Leur chef de clan me dit que c’est une évidence ;
Il veut, quand il me voit, produire de clairs sons.

J’aime les passereaux, mais surtout l’hirondelle,
Mon oreille apprécie sa subtile chanson,
Son coeur, comme le mien, ne peut qu’être fidèle.

Cochonfucius

Manoir des utopistes

isyz

image de l’auteur

Cet édifice est en un plaisant lieu,
Bien loin de nous l’idée de nous en plaindre ;
Nous y vivons sans guère nous contraindre,
Tout est facile, et tout est pour le mieux.

Nous sommes tous de braves petits vieux
Dont les travers sont amusants à peindre ;
De travailler nous ne savons pas feindre,
Ne pas agir, c’est correct, à nos yeux.

La muse vient jusqu’ici nous distraire,
Mais d’autres jours, nous restons solitaires.
Heureux aussi d’attendre son retour.

Les soirs d’hiver, la rime nous enivre,
Car c’est cela, vraiment, qui nous fait vivre ;
Et le bon vin, disons-le sans détour.

Cochonfucius

Sacrifice barbare

isxy

image de l’auteur

Ces trois feuilles je brûle en l’honneur du dieu Cygne,
Pour charmer son esprit, pour entendre sa voix ;
Je me mets à genoux pour proclamer ma foi,
Sans craindre, autour de moi, les démons qui trépignent.

Nous adorons ce dieu, car il est noble et digne,
Il a civilisé les trolls au fond des bois ;
Il est le préféré de Jupiter, son roi,
Partageant avec lui le nectar de la vigne.

Autrefois je l’ai vu, survolant les sommets
Ou, le soir, contemplant la lune qui l’envoûte ;
Qu’importe, s’il m’a pris la femme que j’aimais…

C’est en latin qu’il chante et les moines l’écoutent ;
Il rassure les âmes, il apaise les doutes,
Ce cygne que Léda son chevalier nommait.

Cochonfucius

Obscur gyrovague

iswy

image de l’auteur

Me voici parcourant les monts et les vallées
Avec peu de pitance et guère de sommeil ;
Mais le pommier parfois m’offre ses fruits vermeils,
Je ne regrette point ma jeunesse en allée.

Aucune vérité ne me fut révélée,
Je n’ai donc le secret de rien sous le soleil ;
Mais j’entends un oiseau chantant, dès son éveil,
Toute sa bonne humeur, d’enthousiasme mêlée.

Guide-moi sur la route, oiseau vêtu de bleu,
Même vers des sommets, je ne suis pas frileux ;
J’apprendrai ta chanson, marchant au long des heures.

Donne-moi le secret de ta sérénité,
Toi que je ne vois point rêver d’éternité
Dans ce bel univers dont tu fis ta demeure.

Cochonfucius

Véhicule à vapeur

isvy

image de l’auteur

L’archaïque machine a de beaux reflets bleus,
La foule, à son passage, en est émerveillée ;
Je la vois prolonger sa course ensoleillée,
Ce qui fait fantasmer nos copains métalleux.

Qu’importe la froidure, et qu’importe s’il pleut,
Que la voie soit bien sèche ou qu’elle soit mouillée ;
Il faut juste éviter qu’elle ne soit rouillée,
Puis, le vent peut souffler, l’engin n’est pas frileux.

Traversant la forêt sous les cris des corbeaux,
Nous arrivons au port où luisent les flambeaux ;
Nous entendons chanter la sirène jolie.

Il nous fait voyager, ce monstre de métal,
Jusqu’aux derniers confins, sous des cieux de folie,
Et peut-être, à la fin, vers notre sol natal.

Cochonfucius

Le seigneur Microptère

isvw

image de l’auteur

Je ne me lasse pas d’errer sous les portiques,
M’abritant, quand il pleut, dans les temples sans dieux ;
Les chemins désertés sont plaisants à mes yeux,
Ils sont, pour mes deux pieds, comme un parcours mystique.

Je ne suis pas un roi, je suis un monstre antique,
J’errais quand j’étais jeune et j’erre en étant vieux ;
Je vais de moins en moins marcher sous d’autres cieux,
Je ne m’éloigne plus de mon logis rustique.

Mon coeur vibre parfois d’une joie passagère ;
Dans l’ensemble, ça va, la vie me fut légère,
J’aimais m’en émouvoir sous le ciel étoilé.

D’une muse le vent fait palpiter la robe,
Évoquant des secrets maintes fois dévoilés ;
Je ne poursuivrai point, la suite se dérobe.

Cochonfucius

Pont transtemporel

isuw

image de l’auteur

D’autrefois vers demain, cheminant aujourd’hui,
Tu dois franchir le pont sur lequel chacun marche ;
Il est plaisant à voir, il a de belles arches,
Tu peux voir, au-dessous, le fleuve qui s’enfuit.

Il a vu défiler des rois, des patriarches,
Sous la lune d’argent, sous le soleil qui luit ;
Passants pleins d’enthousiasme, errants chargés d’ennui,
La différence entre eux se voit à leur démarche.

Cette mer inconnue où les fleuves se jettent
Est, disent les chercheurs, aux ouragans sujette,
Plus d’un vaillant navire en fut désemparé.

Qui survole ces eaux, sinon les hirondelles,
Messagères d’espoir ; j’aime les admirer,
Qui connaissent nos murs et s’y montrent fidèles.

Cochonfucius

Oiseau-muse

istw

image de l’auteur

Oiseau magique au plumage d’ivoire,
Tu parles mieux que les corbeaux tordus .
Par tes appels, dès le soir entendus,
Ta voix nous dit de Minerve la gloire.

Je sais qu’aux dieux nous ne devons plus croire,
Ces êtres flous qui ne nous parlent plus ;
Ce que sur eux nous avons jadis lu
Nous apparaît à présent dérisoire.

Oiseau, vois-tu ce que sera demain ?
Es-tu savant plus que n’est un humain ?
Nous l’ignorons, nous qui devrons le vivre.

Or, les corbeaux lancent leurs cris moqueurs,
Mais sans troubler la paix de notre coeur
Qui dans la nuit à des songes se livre.

Cochonfucius

Manu-Manu d’argent

istu

image de l’auteur

L’animal est farceur, mais il n’est point pervers,
Nulle calamité par lui ne fut causée ;
Ses blagues sont toujours artistement dosées,
Vous ne devez donc pas les prendre de travers.

La vie par sa parole est métamorphosée,
Les mots de son discours semblent flotter dans l’air ;
De ce qu’il nous décrit, rien n’est tout à fait clair,
Même quand on le scrute à tête reposée.

Tu sais nous divertir, Manu-Manu d’argent,
Tu donnes le sourire aux simples bonnes gens;
Nous sommes éblouis par tes ambivalences.

Puis, tu veux être aimé, quel sentiment touchant !
Le peuple en est d’accord, c’est un noble penchant ;
Souvent je les entends t’approuver en silence.

Cochonfucius

Innocuité du goupil d’argent

issu

image de l’auteur

Ce vieux goupil n’est pas un animal retors,
Il ne regrette point sa jeunesse dorée ;
Sa vie, qui jadis fut vivement colorée,
A maintenant pour cadre un modeste décor..

Lui, qui dans ses métiers n’a gagné nul trésor,
A fait en maints endroits d’amusantes virées ;
Une muse parfois, par son verbe attirée,
Voulut bien lui donner un peu de réconfort.

Ce paisible goupil jamais ne fut ascète,
Cela n’est même pas l’une de ses facettes ;
S’il eut quelques talents, ils furent clairsemés.

Il laisse un peu courir sa plume jamais lasse
Qui sur le blanc papier lentement se déplace ,
Son coeur va révisant les temps du verbe aimer.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.