L’oie de Boltzmann

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Cette oie est doctorante en thermodynamique,
Elle observe du gaz et du liquide aussi ;
Y passer tout son temps, ce n’est pas un souci,
Elle aime plus que tout le monde académique.

Les canards du jardin trouvent cela comique,
Ils n’auraient pas idée de s’occuper ainsi ;
Le cygne de Maxwell leur explique ceci,
Que tous les chercheurs sont des êtres adamiques.

Les calculs de cette oie peuvent la mener loin,
Elle qui les encode avec beaucoup de soin ;
Qu’importe que cela soit un peu chronophage.

Vaincue par la fatigue, à sa table elle dort,
En rêve ses travaux valent leur pesant d’or ;
Voilà le juste prix de ses apprentissages.

Cochonfucius

Trois tonneaux consacrés

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Une cave est creusée au flanc d’un frais ravin,
Le Père Abbé en est le cellérier docile ;
Ses yeux sont pleins de joie, car tout lui est facile,
Les vignerons pour lui n’oeuvrèrent pas en vain.

Dans le fond du cellier sont trois tonneaux de vin,
Pour les bien accueillir fut bâti cet asile :
On les y fit rouler en priant Saint Basile,
Lui qui recommanda ce breuvage divin.

Aussi, de temps à autre, un moine s’y retire,
De ceux que durement les démons combattirent ;
Ces êtres malfaisants dont nous nous effrayons.

Il a rempli son verre, il le porte à sa lèvre,
La saveur l’illumine ainsi qu’un doux rayon ;
Puis il s’en va manger du fromage de chèvre.

Cochonfucius

Tortue de gueules

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De gueules, la tortue, animal plutôt lent,
Va moins vite qu’un loup, mais plus qu’une limace ;
Elle peut déplacer son imposante masse
En laissant s’activer ses muscles indolents.

Jamais elle n’aura les ailes du milan,
Ni celles du faucon, d’ailleurs elle s’en passe ;
Elle a ses petits pieds pour explorer l’espace,
Elle surveille tout d’un regard vigilant.

Cet animal jamais n’envie la forme humaine,
Il lui suffit d’errer dans son petit domaine ;
Si le danger surgit, elle cache son chef.

Si le renard l’offense, elle peut bien l’absoudre,
Elle ne voudrait point lui envoyer la foudre ;
Elle le met en garde, en deux ou trois mots brefs.

Cochonfucius

Janus hippomorphe

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Tu es Dieu de Janvier sur la terre et sur l’onde,
Ouvrant un nouvel an sur la plaine et le mont,
Janus, tu viens ici changer l ’âge du monde,
Apportant la vieillesse à l’Adam de limon.

Les années qui par toi jadis furent éteintes
N’ont jamais déposé de trace dans les airs ;
Même le souvenir de puissantes étreintes
Compte pour presque rien, dans ce vaste univers.

Janus, toi qui n’as pas toujours figure humaine,
Tu nous offres parfois d’impossibles amours ;
D’autres fois, par bonheur, rien qu’une année sereine
Qui de l’an précédent recommence les jours .

Cochonfucius

Oiseau prudent

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Cet oiseau n’aime point voler quand il fait lourd,
Surtout pas près du sol, comme fait l’hirondelle ;
Blotti dans le feuillage, il repose ses ailes,
Près de sa soeur Fourmi qui sur l’écorce court.

Il craint les jours d’été, cette chaleur de four,
Même si ces jours-là font la lumière belle ;
Il devient de l’ombrage un résident fidèle,

Or, tous les autres jours, il devient moins farouche,
Parlant aux papillons et même à quelques mouches,
Et faisant admirer ses joyeuses couleurs.

De la fraîcheur d’automne il attend la venue,
De ce temps de vendange et de tardives fleurs ;
Jours où jadis l’aimait une belle inconnue.

Cochonfucius

Grandeur d’un lapin

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Ce lapin, dans l’aurore, écoute les oiseaux,
Lui qui fut le vainqueur des forces infernales ;
Sur elles, d’un cyclone il lança les rafales,
Le principal démon disparut sous les eaux.

Il fait fuir le goupil en fronçant les naseaux,
Il ne craint même pas la faune tropicale ;
De sa griffe précise, arme chirurgicale,
Il tranche un bout de bois, comme on fait d’un roseau.

Le chasseur du vallon ne le prend plus pour cible,
Renonçant au succès qui lui semble impossible ;
Sur d’autres animaux je le vois faire feu.

Cet animal m’évoque un prince des nuées
Aux yeux duquel un lion n’est qu’un peu de buée ;
Le seul être qu’il craint, c’est un vieux lapin bleu.

Cochonfucius

Vert corps

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Du singe de sinople est douce la nature,
Il agit sobrement, sans invoquer les cieux ;
Ses pas le conduiront toujours aux mêmes lieux,
S’il rencontre un obstacle, il fait bonne figure.

Posant son postérieur sur une pierre dure,
Il reste sans bouger, méditant de son mieux ;
Il ne court plus beaucoup, car il est déjà vieux,
C’est bien fini pour lui, le temps des aventures.

Il lit, pour s’amuser, de la prose et des vers,
Et même des leçons sur ce vaste univers ;
Sur la métaphysique, il est empli de doutes.

Je lui envie son âme et son moral d’acier,
Ainsi que le savoir qu’il acquit d’un sorcier ;
Quand il prend la parole, un bel oiseau l’écoute.

Cochonfucius

Jeux de plage

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Toile de Picasso

Radiguet sur la plage écrit des vers légers ;
C’est pour faire sourire au matin ses cousines.
Regardez ! C’est Vénus (et non pas Mélusine)
Qui vient, avec bonté, leur apprendre à nager.

L’éventail de Vénus est d’un joli plumage
Ou d’écume marine, on ne sait pas très bien ;
Si la mort d’Aphrodite auprès de l’eau survient,
De coquilles sera son brillant sarcophage.

Cochonfucius

Une pantoufle (en hommage à Roger Lefebvre )

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Toile de Rodulfo

Le chant d’une pantoufle aux accents idylliques
Lui permet de séduire un timide escargot.
Il cesse de courser les homards aux portiques
Et sa nouvelle amie lui apprend le tricot.

Ensuite ils vont tous deux visiter l’Amérique,
Nourris d’amour, d’eau fraîche et de gros asticots.
Rien ne peut arrêter leur marche pacifique,
Sauf si on leur offrait des tranches de gigot.

Ne porte nulle atteinte à leur gloire impériale,
Tout l’été chanteront ainsi qu’une cigale,
Et la bise venue, adviendra leur trépas.

Lecteur, si mon récit par endroits te déroute,
C’est le pétrole assis sur le bord de la route
Qu’il faut interroger, surtout, n’hésite pas.

Cochonfucius

Dans le courant d’une onde pure

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Cette onde printanière a comme un goût de fleurs
Et de bois parfumé que la rivière entraîne ;
Ici vit un poisson, qui la parcourt sans peine,
Admirant les galets aux diverses couleurs.

Dans ce coin d’univers, on échappe au malheur,
Peuplé de frais ondins et de poissons sans gêne ;
Les habitants des flots ne portent pas de chaînes,
Je les ai vus souvent, sans entendre leurs pleurs.

Par magie, une ondine en corneille se change,
Ce que personne ici, jamais, ne trouve étrange,
Cette corneille plonge et vivement ressort.

J’aime voir défiler cette onde vagabonde,
Elle fut placée là pour embellir ce monde ;
Tout y est délicat, même les poissons morts.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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