Jardin du roi

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En ce royal jardin pousse une verte treille,
Non loin de celle-ci, un vigoureux pommier ;
Le monarque n’y fait rien de plus qu’un ramier,
Car ici, c’est un coin où nul ne le surveille.

Si le désir d’agir au fond de lui s’éveille,
Il se met à sa table, il ouvre son plumier ;
Ou bien, il peut poser des pions sur un damier,
En savourant d’abord une pomme vermeille.

Une averse le fait rentrer dans son manoir,
Ou même, simplement, le ciel qui devient noir ;
Jamais il n’entreprend d’affronter la nature.

Ses aimables sujets se montrent indulgents,
Car il fait tout cela sans coûter trop d’argent ;
Puis il reçut du Ciel l’auguste mandature.

Cochonfucius

Oiseau qui parle

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L’oiseau peut discuter des affaires courantes,
Aussi de Charlemagne et de son fier neveu ;
Tu peux pourtant t’instruire avec lui, si tu veux,
Puis il raconte aussi des histoires marrantes.

C’est l’emplumé qui parle et qui jamais ne chante,
Sa voix n’est pas terrible, il nous en fait l’aveu ;
Le ton semble un peu plat, le débit trop nerveux,
Mais qu’importe cela, ses propos nous enchantent.

Avec son doux regard, il est très attachant,
Lui qui au long du jour, oublie d’être méchant ;
Même quand le vieux chat pour le prendre s’élance.

Il aimait une oiselle, il n’en fut point l’amant ;
Or, durant tous ces jours, il souffrit en silence,
Et quand à ses adieux, il les fit galamment.

Cochonfucius

Dauphin de gueules

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C’est un dauphin vaillant qui remonte les fleuves,
Il est rouge comme est le Ponant enflammé ;
En vers alexandrins il se peut exprimer,
Pour certains riverains, la chose n’est pas neuve.

Auprès d’un beau verger où les pétales pleuvent,
Il chante les refrains qu’il a toujours aimés ;
Cela rend attentifs ses amis emplumés
Qui les ont tous appris et toujours s’en émeuvent.

Par moments l’animal se cache dans les flots,
Son retour est guetté par plusieurs matelots ;
Il surgit brusquement, quand lui en prend l’envie.

De camarades chers il a vu le trépas,
Qui sont partis au loin et ne reviendront pas ;
Il sait bien que cela fait partie d’une vie.

Cochonfucius

Couleur indéfinissable

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Autour de quelques fleurs les insectes se meuvent,
Volant et bourdonnant, jamais ne se lassant ;
Un peu plus loin, par terre, un lombric va glissant,
Qui de rosée du jour avidement s’abreuve.

Te raconter ces fleurs, mes rimes ne le peuvent,
Que je dépose ici, le monde reflétant ;
Je me sais malhabile et j’insiste, pourtant,
Les phrases que j’écris ne sont pas vraiment neuves.

Je chante la magie de ce monde banal,
Sous le beau ciel d’azur que reflète un canal ;
Mais souvent je m’arrête au bout de quelques signes.

Je pratique un métier que je n’ai pas appris,
En désordre, des mots me viennent à l’esprit,
Que tu peux voir ici, dans ces quatorze lignes.

Cochonfucius

Aquila Sapiens

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L’aigle-penseur raisonne élégamment,
La vérité n’éblouit pas ses yeux ;
On le chérit, on l’admire en tous lieux,
Plus d’un auteur lui consacre un roman.

Nul animal par lui n’a de tourments,
Aucun de ceux qui vivent sous les cieux ;
S’en abstenir, il trouve cela mieux
Que d’offenser les dieux du firmament.

De quoi fait-il sa nourriture étrange ?
D’air, de soleil, ou de cadavres d’anges ?
Tous les chercheurs cherchent avec ardeur.

Si cet oiseau de jeûner se contente,
Nous comprenons que jamais il ne chante ;
C’est autrement qu’il trouve son bonheur.

Cochonfucius

Planète hostile

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Plusieurs nations de fureur animées,
Si tu l’éteins, cette flamme repart ;
Noirceur partout, sagesse nulle part ;
Monde perdu, planète mal aimée.

Gens inégaux, minorités brimées,
Pestiférés que l’on tient à l’écart ;
Quand ça va mieux, c’est l’effet du hasard,
J’entends le cri des foules opprimées.

N’aborde point ces terres dangereuses,
Car l’aventure en serait douloureuse ;
Ce triste monde, il doit être évité.

Or, si tu crois que ce sont là des fables,
Détrompe-toi, la chose est véritable ;
Garde-toi donc de ces calamités.

Cochonfucius

Nef sans coque

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D’invisibles marins vident plus d’une coupe,
D’avoir un tel vaisseau, cela les rend joyeux ;
La voile seulement se présente à nos yeux,
Qui semble, en cet instant, prendre le vent en poupe.

L’équipage est nourri d’imperceptible soupe,
Avec des produits bio, ce qu’on trouve de mieux;
De ce même potage ont mangé leurs aïeux,
Qui, tout comme eux, formaient d’inséparables groupes.

Sous le soleil de mai qu’un nuage voila,
Ils ne porteront point leurs habits de gala ;
Car ils sont, tout le jour, nus comme des squelettes.

Autour d’eux, l’Océan fait miroiter ses flots,
Un vent souffle du Nord, qui les change en poètes ;
Bonne route à vous tous, merveilleux matelots !

Cochonfucius

Hippotaure

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L’hippotaure est un roi, son trône est de cristal,
Un éloge en est fait, je crois qu’il le mérite ;
Ce n’est pas un tyran, ni un roi parasite,
Le public l’a placé sur un grand piédestal.

Il a vaincu jadis l’adversaire infernal,
Celui qui pratiquait de diaboliques rites ;
Par un vieux chroniqueur l’histoire en fut écrite,
Qui en avait tenu le fidèle journal.

Spartiate, il ne l’est point, ni non plus sybarite,
Paisibles sont ses nuits, son régime est frugal,
S’il voit un visiteur, il lui parle en égal.

Il fut prince autrefois, cueillant la marguerite,
Osant plus d’une rime et plus d’un madrigal ;
Ces écrits, me dit-on, dans un coffre il abrite.

Cochonfucius

Dominus Lupus

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Son vaste territoire est en déliquescence,
Car ce loup vieillissant n’est qu’un faible seigneur ;
Il se souvient d’avoir connu des jours meilleurs,
Lui qui est de très noble et d’auguste naissance.

Il ne prend même plus soin de son apparence,
« Tout le monde s’en fout », dit-il avec candeur ;
De royaux ornements il n’est plus demandeur,
Vis-à-vis de lui-même il est en déshérence.

Mais moi je l’aime bien, le seigneur de ces lieux,
Car il n’a rien perdu de sa grâce à mes yeux ;
Puis, toujours il nous sort ses amusantes brèves.

Qu’importe la splendeur, qu’importe le pouvoir,
Sirènes du triomphe, allez vous faire voir ;
Nous en eûmes assez, tout cela n’est qu’un rêve.

Cochonfucius

Deux visages

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C’est un dieu protecteur des hommes et des femmes,
Nous aimons l’implorer lorsque les temps sont durs ;
Ses prêtres cependant disent des mots obscurs,
Affirmant qu’un croyant se doit d’avoir deux âmes.

Cet ambidieu demeure avec deux jeunes dames,
Il rayonne devant leurs deux regards d’azur ;
Vivre en trio, pour lui, n’est certes rien d’impur,
Lui qui maîtrise l’art d’entretenir deux flammes.

Il fait tous les travaux pouvant lui incomber,
Même, il sait relever les gens qui sont tombés,
Il sait consoler ceux qu’affaiblit le grand âge.

On dit qu’il est cousin du charpentier en croix,
On dit qu’il se tient pour vassal de ce grand Roi ;
Je le trouve plaisant, ce monstre à deux visages.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

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... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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