Fin du monde

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Bientôt retombera le rideau du théâtre ;
Alors, s’avancera le prophète acariâtre
Annonçant au public la fin qu’il entrevoit,
Interprétant les feux qu’au ciel on aperçoit.

Un sauveur juvénile à fond les examine,
Lui qui, au grand jamais, ne juge sur la mine,
Et ce fou de prophète entendra du héros,
Comme venus des cieux, les plus sages propos.

Obéissant à Dieu, car c’est dans sa nature,
Il terminera là sa fougueuse aventure.
Belle barbe il avait, mais de cervelle point;
Plusieurs prêcheurs lui sont semblables en ce point.

Cochonfucius

Pont impérial et royal

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Une tour est posée sur l’arche,
L’Empereur est Maître de l’Eau ;
Nul ne doit passer au galop,
La règle veut que chacun marche.

Le gardien est comte de Garches,
Lequel est loin d’être un ballot ;
Son page timide et pâlot
Aime sa voix de patriarche.

L’autre gardien est un bailli
Dont la foi jamais n’a failli ;
C’est le plus brave du Royaume,

Ces personnages officiels
Observent les décrets du Ciel,
Sauf l’aventureux duc Guillaume.

Cochonfucius

Houx du premier jardin

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Les humains l’aiment bien, qu’importent les épines,
L’admirant au solstice, hivernal rituel ;
L’arbuste semble avoir des dons spirituels,
Ainsi pensent la Dame et Lilith, sa copine.

Le houx se trouve aussi dans les forêts alpines,
Il ornera plus tard les clos conventuels ;
Lui qui est habillé d’un vert perpétuel
Ne craint point de Chronos les cruelles rapines.

C’est le buisson de houx, ce n’est pas un roseau,
Ses pareils dans les bois forment un grand réseau,
Leur esprit le permet, leur âme en est la cause.

Il ne dédaigne pas de nourrir les oiseaux,
Il laisse un jardinier le tailler aux ciseaux ;
Il ne jalouse point la douceur de la rose.

Cochonfucius

Noblesse d’un serpent

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Qui donc croira que l’homme est roi de la nature ?
Il ne domine pas la terre ni les cieux ;
Il prétend qu’on l’a fait à l’image de Dieu,
Je dis, foi de serpent, que c’est une imposture.

Il cultive la prose et les enluminures,
Ce n’est, le plus souvent, que de la poudre aux yeux ;
Il se croit le Seigneur des vivants de ces lieux,
De ses sujets parfois faisant sa nourriture.

Primate, calme-toi, car tu n’es qu’un passant,
Sans mes explications tu serais innocent,
C’est de moi que provient la noblesse de l’homme.

Savoureuse devient la fin de ton repas
Car tu peux désormais mordre dans une pomme,
Ce fruit que, semble-t-il, tu ne connaissais pas.

Cochonfucius

Les trois chemins

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Le couloir aérien, dans le ciel d’émeraude,
Survole les jardins, le village et la mer ;
L’ange y va naviguant, par cette journée chaude,
Toujours émerveillé de la douceur de l’air.

Au terrestre chemin, la brise murmurante
Caresse un véhicule, un bijou de splendeur,
(Machine d’un grand prix, dont les rouages chantent),
Qui suit, dès le matin, la voie bordée de fleurs.

La route souterraine est obscure et profonde,
Ses trop rares panneaux sont de métal verdi ;
On y voit circuler des passants d’inframonde
Qui suivent leur trajet, sans crainte de bandits.

Cochonfucius

Dans l’atmosphère

1783

Le père Dupanloup, voyageant en ballon,
Promenait noblement sa gloire majuscule
Que venait rehausser l’éclat du crépuscule
Qui de rouge marquait la crête et le vallon.

Son vagabond parcours n’avait point de jalons ;
Car, dans les airs, chacun sans obstacles circule,
C’est le souffle des vents qui la route calcule,
Bâtissant un chemin qui peut être fort long.

Or, une précaution s’avère salutaire :
C’est de ne jamais rien laisser traîner à terre,
Sinon, l’aéronef s’en trouve ralenti.

Je sais qu’une chanson (faite par des andouilles)
Prétend que Dupanloup de la sorte s’embrouille :
Mais, selon les experts, ce couplet a menti.

Cochonfucius

Araignée de Mallarmé

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Dans son exosquelette vert,
Elle boit à d’étranges coupes ;
Des insectes la vive troupe,
Tels sont ses aliments divers.

Qui trouverait cela pervers ?
D’autres vont manger de la soupe
Ou l’entrecôte qu’ils découpent,
Ainsi les nourrit l’univers.

Chaque animal a son langage,
Chacun dans son chemin s’engage
Vers sa perte ou vers son salut.

Belle araignée, sous les étoiles,
Ce bref éloge tu as lu,
Ton rire fait frémir ta toile.

Cochonfucius

Dans la basse atmosphère

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Les frères Montgolfier bricolent un ballon
Et le roi leur octroie un blason majuscule ;
Rouge est l’étrange nef dans l’or du crépuscule,
Lointains sont les sommets et lointains les vallons.

Vers d’immenses progrès ils posent des jalons,
Vers un monde où chacun fort aisément circule ;
Libre est leur trajectoire, et nul ne la calcule,
Ils s’en vont n’importe où, sans trouver le temps long.

Ballon des voyageurs, invention salutaire,
Tu permets à chacun de survoler la terre,
Que le vent s’accélère ou qu’il soit ralenti.

Acceptant le soleil et la pluie qui le mouille,
L’aéronef s’en va dans le temps qui se brouille,
Ton principe, Archimède, il n’avait pas menti.

Cochonfucius

Église dans le vent

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Les antiques démons, nos âmes poursuivant,
Ne craignirent jamais les mouvements de foule ;
Leurs sabots sonnent clair sur le pavé qu’ils foulent,
Mais s’arrêtent s’ils voient l’église dans le vent.

Ils sont trop timorés pour aller de l’avant,
Ils frottent leur visage où la sueur s’écoule ;
La crainte les saisit, la détresse en découle,
Leur coeur dans leur thorax n’est qu’à demi vivant.

Aucun consolateur ne vient soigner leur fièvre,
Ils aimeraient pouvoir courir comme des lièvres
Mais leur élan se brise en un arrêt brutal.

Pour surmonter la peur, chaque jour ils s’entraînent,
Affrontant vaillamment des monstres de métal ;
Mais l’église est pour eux une effrayante arène.

Cochonfucius

Anguille d’azur

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Image du blog Herald Dick Magazine

L’écrevisse, occupant la rouge citadelle,
Veut au peuple, aujourd’hui, un message apporter :
Par l’anguille d’azur sera réconforté
Le royaume, qui peut être sauvé par elle.

La foule, applaudissant à la bonne nouvelle,
Approuve un tel signal, dont on ne peut douter ;
Chacun, se recueillant, veut, dès lors, écouter
De ce poisson sacré la sagesse éternelle.

— « Anguille, parle-nous, tu es notre recours,
Notre cité, sans toi, resterait sans secours. »
L’anguille, se taisant, bouge d’étrange sorte.

— « Écrevisse, prends donc la parole, à ton tour ! »
— « Ce poisson, mes amis, nous le cuirons au four,
Car tel est, selon moi, le bonheur qu’il nous porte. »

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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