Le lièvre au pays des limaces

tru.jpg

Création de Tauba Auerbach

Alice parcourant le Pays des Merveilles
En subtilise un M et Malice devient ;
« Erveilles » perd son S et Malice l’obtient,
Malices par milliers, comme un essaim d’abeilles

Emplissent le pays de rumeur nonpareille ;
Dans le feu de l’action, un incident survient,
De Malices le nom a changé son maintien,
Limaces maintenant avec le jour s’éveillent.

Jacques Perry-Salkow parle au reste des lettres,
Leur posant la question : “Et vous, qu’allez-vous être ?
Dans « erveille », quel mot, quel nom sera-t-il lu ?”

« Le lièvre » sont les mots qu’avec « erveille » on trace ;
On obtient donc « Le lièvre au pays des limaces »,
La morale en est que… ma foi, je ne sais plus.

Cochonfucius

slug-and-hare.png

Le lévrier et le tatou

dali_flexi-s.jpg

Disque de Salvator Dali

Compère lévrier, camarade tatou,
De quelle vérité portez-vous témoignage ?
L’un de vous est fort vif, tel est son apanage,
Mais l’autre a sûrement d’aussi puissants atouts.

Vous étiez l’autre jour, du côté de Chatou,
Sur un bel hippodrome aux élégants virages.
Lévrier, je t’ai vu explorer les parages,
Allant jusqu’à flairer la piste d’un matou.

Jacques Perry-Salkow, tout en vous observant,
Les lettres de vos noms s’en allait permutant ;
C’est un hobby auquel, souvent, il s’évertue.

«Le lévrier», dit-il, et «le tatou», ces mots
Vont pouvoir engendrer deux autres animaux
Que nous connaissons bien : le lièvre et la tortue.

Cochonfucius

tatou-levrier.png

Valet de mort

asim.png

image de l’auteur

Humains, soyez heureux, la mort vous transfigure,
Nous pourrons oublier vos ennuis de santé ;
Je suis un fier valet, soit dit sans me vanter,
Je prends soin du trépas sans nulle forfaiture.

On doit toujours prévoir la fin de l’aventure,
La perte du bonheur, la fin de la beauté ;
Car cela fut écrit, jadis, dans un traité
Qui décrit notre vie et l’évoque en droiture.

De la Nécessité nous sommes les sujets ;
Nos corps impermanents, comme d’autres objets,
Ne dissimulent point leur essence fugace ;

Je suis le bon valet qui marche sous les cieux
Pour servir à leur gré les jeunes et les vieux ;
Et moi, tout comme un autre, il faudra que j’y passe.

Cochonfucius

Planète Banquise

asc.png

image de l’auteur

Couverte d’océans aux ondulations amples
Qui s’agitent au gré des vents désordonnés,
C’est une planète où l’on entend résonner
La banquise qui craque et que nul ne contemple.

Il a peu d’habitants, ce monde sans exemple,
Car la plupart d’entre eux l’ont vite abandonné,
Qui loin de son soleil ne cesse de tourner,
Auquel ne fût bâti jamais le moindre temple.

Les vents sont vigoureux, les océans sont beaux,
La lune est reflétée sur de rares tombeaux ;
La nature est intacte, et n’est pas asservie.

Nul astre ne se peut à d’autres comparer,
Car ils sont d’ornements diversement parés ;
Mais je suis attiré par cet endroit sans vie.

Cochonfucius

Simple divagation

ondine.jpg

Composition de l’auteur

Quand nous reviendras-tu, temps des métamorphoses ?
Temps des aimables trolls se promenant la nuit,
Des grandes beuveries dans les châteaux détruits,
Des prodiges sans nom, des miracles sans cause ?

Ce monde est bien austère, il est presque morose,
(Concernant, pour le moins, la partie où je suis).
On n’y voit plus l’ondine émergeant de son puits,
Ni la sirène au loin qui sur le roc se pose.

Mais ce temps lumineux, s’il revenait un jour ?
Temps des mages errants, aux surprenants parcours
Guidés par la comète au firmament, qui brille ;

Temps où les lendemains sont tissés d’inconnu,
Comme, risquant des mots sur son parchemin nu,
Un barde entend sa muse, imprévisible fille.

Cochonfucius

Horloge des archiducs

asaax.png

image de l’auteur

Au manoir sont logés des héros de roman.
Les murs, dissimulés par des tentures mauves,
Ne peuvent retenir les instants qui se sauvent ;
L’horloge du salon les compte, posément.

Le défunt archiduc fut un homme clément,
Ce tranquille seigneur n’avait rien d’un grand fauve,
Lui qui se soumettait à son confesseur chauve
Dans les divers aspects de son comportement.

Un éclair estival, un hivernal flocon,
Aucun des deux n’atteint ce paisible cocon ;
Ici l’on ne suit pas le temps de la nature.

Regardant le cadran, les valets désireux
De vivre encore un peu, lisent les Écritures,
Croyant que quelque part l’archiduc prie pour eux.

Cochonfucius

Découvreuse

sirène.png

image de l’auteur

La sirène capture une improbable épave ;
En figure de proue, elle monte à l’étrave
Et se laisse conduire, au hasard des courants,
Au hasard de la mer et des souffles errants.

Elle avance longtemps sous la lune d’hermine ;
De lumières d’antan les vagues s’illuminent.
— Sirène, parvenant à ta destination,
Comment le sauras-tu ? Je pose la question.

— À ma destination ? Barde, je n’en ai pas ;
Comme les vagabonds qui hasardent leurs pas,
Je mène par ces lieux mon éternelle fuite,
Ainsi que ce poème où les mots vont sans suite.

Cochonfucius

Superbe oiseau

asal.png

image de l’auteur

Cet oiseau vénérable est de Dieu l’interprète,
Le fils du charpentier lui dévoile son coeur ;
Car de la Vierge Mère il décrit la langueur,
Et mille autres sujets qu’en noble langue il traite.

La sagesse qu’il montre, elle n’est point secrète,
Elle orne les grands murs de subtiles couleurs ;
Il chante le plaisir, il chante la douleur
Et son premier amour que toujours il regrette.

D’où cela lui vient-il, le dire je ne puis,
C’est un oiseau savant plus que je ne le suis ;
Et du dieu Chronos même il connaît le visage.

Les grimoires d’antan portent son témoignage,
Et comment Lucifer rencontra des ennuis ;
Ce qu’il en dit lui-même est en plaisant langage.

Cochonfucius

Dix anneaux de pouvoir

asle.png

image de l’auteur

Anneaux de mort, anneaux de vie,
Du mage le plus bel avoir ;
À travers lesquels il peut voir
Ce dont sa personne est ravie.

Au pape même ils font envie,
Lequel est homme de pouvoir ;
Lui dont, malgré tout son savoir,
L’âme n’est jamais assouvie.

Pape, gardez votre raison,
Puisqu’en votre belle maison
Vous échappez à l’ignorance ;

N’en veuillez pas à l’enchanteur
S’il baigne dans des connaissances
Dont il ne fut pas l’inventeur.

Cochonfucius

Hederomulus et Remhederus

asdc.png

image de l’auteur

Ils sont frères siamois, car leur tige est la même,
Un dieu leur a donné de jolis noms latins ;
Il boivent chaque jour la rosée du matin,
Un bel oiseau leur parle, un insecte les aime

Dans un été brûlant, dans un hiver extrême,
Ils vivent côte à côte, heureux de leur destin ;
Comme de bons buveurs en un noble festin,
Ils semblent accéder aux mystères suprêmes.

Lierres de nos jardins, soyez heureux chez nous
Pendant le mauvais temps et pendant le temps doux,
Sous l’aquilon sévère ou sous la fraîche brise.

Heureux de vous offrir le mur de ma maison,
Je vous vois prospérer dans toutes les saisons,
Ajoutant vos couleurs à cette pierre grise.

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.