Grand combattant

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Chevalier au blason de sable
D’un château qui n’a pas de nom
De sinople est son grand pennon
Et son armure est incassable

On dit que sa femme est canon
C’est une ondine insaisissable
Ses ennemis sont haïssables
Qu’il pourchasse au son du clairon

Je n’en fais nul panégyrique
Je ne vous dis pas ses secrets
C’est tout juste un sonnet lyrique

Pour ce batailleur sans regrets
Cet implacable mercenaire
Qui le soir lit Apollinaire

Cochonfucius

Coq de parade

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Je suis le grand coq d’or, aux fiers battements d’aile.
Je parcours mes États sur un boeuf bien portant,
Aimé des animaux dont je suis le sultan,
Le maître, l’empereur et le soldat fidèle.

Chaque poule, au printemps, me veut bien proche d’elle ;
Je ne refuse pas ce service important.
Mon oeil voit la suivante, au lointain, qui attend ;
Au-dessus de la cour dansent les hirondelles.

Tel un triomphateur du peuple des Romains,
Sur mon boeuf engraissé je suis le grand chemin
Au rythme de sa marche, il est vrai, peu pressée.

Au hasard du trajet, j’annonce à pleine voix
Que le printemps viendra sur la plaine et les bois ;
Et les astres du ciel saluent cette pensée.

Cochonfucius

 

Voir aussi La véritable histoire de Maître Coq

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Coq vagabond

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Le coq d’or, explorant l’univers sans limite,
Est aujourd’hui porté par un éléphant d’or
Qui au champ de sinople avance sans effort,
S’éloignant vivement des lieux que l’homme habite.

Le fier gallinacé, qui pilote la marche,
Guide son compagnon, lourd et volumineux ;
Ils avancent ainsi, sous le ciel lumineux
Comme jadis Moïse emportant la grande Arche.

Ils franchiront la plaine, on ne les verra plus,
Ils parviendront au nid de la poule géante,
Dont les compagnes sont de belles éléphantes :
C’est, sur un parchemin, ce que le coq a lu.

Cochonfucius

Traversée du monde

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Le coq d’or veut offrir son être à l’univers ;
Le chameau d’or l’emporte en une trajectoire
Où mille poulaillers honoreront sa gloire,
De la mer aux forêts, de la ville aux déserts.

Le coq est exalté par l’idée du voyage,
Il ne peut s’empêcher d’en tirer un discours
Qu’il prononce à loisir, tout au long du parcours,
Instruisant les badauds des prés et des villages :

— Je suis un être au coeur pénétré de vaillance !
Je viens jusqu’à chez vous, diffusant mon éclat ;
Quant aux poules, surtout, qui se trouveraient là,
Posez-les près de moi, je suis leur providence.

Cochonfucius

 

Pont supraterrestre

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Ce pont fut établi entre deux sombres lieux
Afin de desservir l’entrée du supramonde ;
Or, son architecture à nulle autre seconde
Lui permet de frôler la limite des cieux.

Les anges vagabonds l’admirent de leurs yeux
À la vive couleur, dont la pupille est ronde ;
Comme s’ils contemplaient une fosse profonde,
Ils observent la Terre, abandonnée de Dieu.

Et leur faible espérance, inutile souci,
Ne les a consolés nullement, jusqu’ici,
Chacun sur notre sort est sceptique, et le reste ;

Ils ont vu sur Adam le serpent l’emporter
Sans le moindre secours de la divinité :
Adam n’eut pas accès à la route céleste.

Cochonfucius

 

Évêque et chanson

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Composition de l’auteur

Dupanloup déclara : Si caricatural
Que puisse être un couplet, mon indulgence est grande.
Quel mal si les enfants le chantonnent en bande ?
Je garde, quand à moi, mon calme épiscopal.

Leur chanson les amuse, et c’est le principal.
Trouver de l’impudeur dans les refrains qu’ils scandent ?
Que ce serait mesquin ! jamais ils ne prétendent
Égaler la beauté d’un psaume vespéral.

Quand, sous risible forme, est un portrait gravé,
Disons : C’est, pour tout homme, un succès achevé,
Motif d’amusement, et non point de vengeance.

Soldats pour des bons mots ne croisent point le fer,
Ni Dieu ne fait tonner la foudre dans les airs :
Et, par moi, vous le dit notre Église de France.

Cochonfucius

 

Astre chimérique

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Le noyau planétaire est en chrysobéryl ;
Sur les trois continents, que le vin rouge arrose,
On entend résonner la chanson d’une rose,
Reprise, un ton plus bas, par des monstres virils.

Au fond des océans sont des poissons d’avril
Qui pondent chaque jour une savante prose ;
C’est pour eux le moyen d’étaler leurs névroses
Et de nous alerter sur différents périls.

Ils ont un empereur, mais qui ne sert à rien,
Qui se voudrait parfois leader prolétarien
Et parfois se limite à contempler les mouches.

Sur la lune d’azur, dit-on, ce n’est pas mieux :
Leur auguste monarque est un bon petit vieux
Qui, les trois quarts du temps, dort ainsi qu’une souche.

Cochonfucius

Aux abords du trou noir

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C’est, dans le cosmos, un trou noir sauvage
Déjà bien connu dans l’antiquité ;
Un corps qui l’atteint ne le peut quitter,
Sur sa trajectoire il fait des ravages.

Il mange toujours, sans peur du gavage,
Car c’est un glouton pour l’éternité ;
Les astres qu’il a laissés subsister
Sous sa dépendance, ils sont en servage.

Planète d’azur, lune de turquoise,
Où je croyais voir pousser des framboises ;
Mais un tel décor n’est pas immortel.

Ils tournent pourtant, tous ces corps folâtres,
Sans craindre la faim du monstre noirâtre ;
Leurs prêtres lui ont dressé des autels.

Cochonfucius

Dame des eaux douces

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C’est un vieux loup, tremblant sur la terrasse,
À la sirène, il jette un oeil fugace ;
Lui dont le sang, déjà, de mort se glace.

Sirène à l’oeil souvent sec de tout pleur,
Quand on la voit, on croit voir une fleur ;
De nulle fleur on n’a tant de bonheur.

— Pauvre vieux loup, dont la patte se traîne,
Que ferais-tu du coeur d’une sirène ?
Et quant à moi, j’en aurais de la peine.

Repose-toi, ce ne sera pas long :
Car au couchant, les cloches sonneront,
Repose-toi au creux de ce vallon.

— Sirène, adieu, tu as ravi mon âme ;
De ce plan d’eau, tu es la fière dame,
Ce qu’il fallait pour éteindre ma flamme.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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