Ineffable Trinité

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Hypostases de Dieu, que savons-nous de vous ?
Par votre volonté, au Ciel et sur la Terre,
Le sel reste du sel, la pierre reste pierre,
Cette stabilité, c’est un bienfait pour nous.

Par votre volonté l’agneau nourrit le loup,
Le soleil éclatant chauffe les fleurs de serre,
L’éclair est capturé par le paratonnerre,
Le mauvais temps s’achève, et survient le temps doux !

Par votre volonté, ce coeur dans ma poitrine,
(Qui est tout juste gros comme une mandarine)
Me permet de souffrir, de vivre et de rimer ;

Et je trouve, avant tout, que la planète est belle :
Bien qu’étant le décor d’aventures cruelles,
C’est autre chose aussi, c’est un lieu pour aimer.

Cochonfucius

Cogitation légère

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Toile de Jan Baptist Veemix

Descartes, moins instruit, eût-il été poète ?
Aurait-il célébré les jardins de Paris,
Arbres du Luxembourg, étangs de Montsouris,
Et le vin que l’on boit, le soir, à la Villette ?

Hélas, il avait trop de notions dans la tête,
Flot de cogitations qui jamais ne tarit.
Au lieu de jolis vers, on voit dans ses écrits
La longue construction d’une règle bien faite.

A-t-il voulu se faire une vie confortable ?
Je crois qu’il affrontait des choses redoutables
Qui l’auront menacé de bien des traquenards.

Est-il sorti vainqueur de ces rudes batailles ?
A-t-il de son cerveau visité les entrailles?
Une ou deux fois peut-être, au cours d’un cauchemar.

Cochonfucius

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Grandeur de Saint Nicolas

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J’admire ta grandeur, que rien ne diminue ;
Existes-tu vraiment, je ne sais, peu m’en chaut,
Dans mon petit logis je t’attends, bien au chaud,
Le six décembre passe, et la vie continue.

Ta générosité, largement répandue,
M’a pourvu, l’an dernier, de tout ce qu’il me faut
Pour oublier du temps les terribles assauts ;
Comme si l’on m’offrait la pomme défendue.

Nul citoyen, de toi, n’a jamais dit du mal,
Ce village n’a pas de sujet déloyal,
La foi qui est en nous n’est jamais entamée.

Notre enclos paroissial s’orne de ton portrait,
Chacun vient contempler tes vénérables traits ;
Et sera ta légende en ce lieu déclamée.

Cochonfucius

Lys de sinople

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C’est un palmier maudit qui porte des fruits noirs
Dont Ève fut maudite et sa nièce Ophélie ;
Un diable exaspéré d’amour et de folie
Versa plus d’une larme au creux de son mouchoir.

Cet arbre est sans image, et nul ne le peut voir,
Sauf quelques cardinaux qui sont en Italie ;
Même, ils l’ont dessiné, de leur encre pâlie,
Baigné de pleine lune et de rosée, le soir.

Il se nourrit d’horreur et de plaisir sublime,
Et comme apéritif, il mange quelques rimes,
Un peu de savon noir, de la paille de fer ;

Un jour ce sombre bois périra dans les flammes,
Et nous n’entendrons plus la chanson de son âme,
Ce sera désormais un arbre de l’Enfer.

Cochonfucius

Une anecdote apocryphe

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Esquisse de Rembrandt

Un moine résidant loin de son monastère
N’avait trouvé pour lui le moindre logement.
Une servante, alors, l’avait obligeamment
Abrité dans son lit, étant célibataire.

Le supérieur a dit : « Est-ce réglementaire ? »
Le moine a répondu : « Toujours, soigneusement,
Nous installons le chien entre nous deux dormant. »
«En cas de tentation, le rempart est précaire ! »

«Contre la tentation, voici notre parade.
Si le désir me prend, je pars en promenade ;
Et si c’est elle que Satan vient malmener,

Celle qui se promène est alors la servante. »
«Oui, mais si le désir tous les deux vous tourmente ? »
«Dans ce cas, c’est le chien qui va se promener. »

Cochonfucius

Vendangeur à cornes

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Voici le démon sans histoires,
Il ne doit pas t’effaroucher;
Ta vigne, il aime la toucher,
Il croit que c’est son territoire.

Sa vendange est aléatoire,
Grappiller n’est pas un péché ;
C’est vrai qu’il aime bien tricher,
Ce sont de modestes victoires.

La grive ou le merle joyeux
Chantent pour ce grand bouc soyeux
Qui parmi les pampres s’ébroue ;

Plus loin, des insectes épars
Ont découpé une oeuvre d’art
Dans les vertes feuilles qu’ils trouent.

Maison capétienne

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Les comtes de Paris se trouvent à sa tête ;
La noblesse française un maître se cherchait,
Il leur en fallait un qui ne fût point trop bête,
Un oracle annonça que Capet les aimait.

Le royaume s’accrut au milieu des tempêtes,
Le roi de son pouvoir fort sagement usait ;
On y vit des soldats, des prêtres, des poètes,
Un modeste bouffon qui la Cour amusait.

Je connais des bouffons qui sont plus ou moins drôles,
Il en est assez peu qui sont faits pour ce rôle.
Plaisanter, ce n’est rien, il faut trouver de quoi.

Cette maison sacrée, qui vit de poésie,
Sut accorder l’Histoire avec la fantaisie ;
Nous sommes héritiers du rire de ses rois.

Cochonfucius

Soleil des lyres

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Robert brandit sa lyre en toutes les saisons,
Que ce soit jour de deuil, que ce soit jour de fête ;
Semaine de vendange ou bien de fenaison,
Robert est un démon qui n’en fait qu’à sa tête.

Disciple que je suis, je dis qu’il a raison ;
Naviguons, dans le calme ou bien dans la tempête,
Cultivons nos jardins, décorons nos maisons,
Ainsi est fait l’humain, cette drôle de bête.

Or, que la poésie soit notre mot de passe :
Ainsi que le soleil d’éclairer ne se lasse,
Nous ne nous lassons point de créer nos décors.

Or, que le rêve apporte un plaisir véritable,
Livres sur l’étagère et bon vin sur la table :
Et le malheur, jamais, ne sera le plus fort.

Cochonfucius

Vision de janvier

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Dessin de Victor Hugo

Un ondin, passant sous les saules argentés,
Suit, sans faire aucun bruit, les sentiers enchantés.
La lune est toute ronde et ne porte aucun voile ;
Son éclat fantastique efface les étoiles.

L’ondin se fait léger, il faufile son corps
Entre les arbres noirs, dans les creux du décor.
Une branche parfois le frôle ou le caresse,
Un crapaud, du chemin, s’écarte avec paresse.

D’un hibou, par endroits, les vastes yeux dorés
Ont les mêmes reflets que les vases sacrés
Que recèle le temple aux murs de pierres sèches,
Temple où nul desservant, depuis longtemps, ne prêche.

L’ondin parcourt la nuit, qui sait dans quel dessein,
Peut-être simplement pour écouter l’essaim
Des chants dont son esprit en tout temps se colore ;
Des chants silencieux, du couchant à l’aurore.

Cochonfucius

Cloches de jadis et de naguère

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Sonnez pour moi, cloches de mon enfance ;
Car votre son, comme dans le passé,
Peut rétablir les liens qui sont cassés…
Vous l’avez fait, dans plusieurs coins de France.

Sonnez pour moi, cloches de mon errance,
De mes écrits, des livres entassés ;
Un jour d’école, il n’est pas effacé,
De nos leçons nous avons souvenance.

J’entends sonner une cloche bretonne,
C’est élégant, c’est un son qui m’étonne,
J’entends sonner la cloche de l’oubli.

En traversant la place des Quinconces,
Je me souviens des chemins pleins de ronces
Qui, pour toujours, de douceur sont emplis.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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