Dame de l’Ambre

ukew

image de l’auteur

Dans l’ambre on peut trouver un insecte, un poisson,
Cette dame écoutant qui leur parle à voix basse ;
C’est d’un éclat divin que rayonne sa face,
Mais je sais que son coeur est plus froid qu’un glaçon.

Or, la dame, parfois, ne profère aucun son,
Mais peut communiquer, d’un geste plein de grâce,
Avec les animaux que sa grande âme embrasse ;
Ils en seront charmés comme d’une chanson.

Être piégé dans l’ambre est un titre de gloire,
Car les âges futurs auront de vous mémoire,
Et vous ne serez point en poussière réduits.

Cette dame seulette, attend-elle son prince ?
Il surgira peut-être, un beau jour, une nuit,
Apportant des trésors d’ambre de sa province.

Cochonfucius

Manoir de la mouette

ukhx.png

image de l’auteur

Vers le Septentrion, que l’aquilon ravage,
Il est un vieux manoir qu’emplissent des trésors ;
Son architecte fut un vénérable porc,
Et la Dame des lieux, c’est la mouette sauvage.

Cette vaste contrée où nul n’est en servage,
Si tu voulais t’y rendre, il faudrait un effort,
Sauf si tu sais voler, si tu prends ton essor,
Ou bien si tu gravis les rochers du rivage.

Cet oiseau peut narguer la tempête démente
Et peut même planer au coeur de la tourmente ;
Son âme sans défaut n’en sera pas meurtrie.

Or, son esprit voyage au cours de son sommeil,
En rêve parcourant sa nouvelle patrie :
Un paisible jardin que baigne le soleil.

Cochonfucius

cochon-qui-danse.jpg

 

Sainte Florence

ukh-1.png

image de l’auteur

Dieu se souvient de toi, Florence au teint de rose,
Toi qui si fréquemment as surmonté le mal ;
Il peut voir que ton âme est une fleur éclose
Malgré le ciel obscur et le froid hivernal.

Tu connais l’Écriture et les savantes gloses,
Celles que mit en oeuvre un esprit monacal ;
Tu connais l’Adversaire et ses métamorphoses
Et les moindres recoins du domaine infernal.

Tu n’as jamais commis le péché de luxure,
Ni laissé triompher le diable tentateur ;
Nous reconnaissons là ta vaillante nature.

Lorsque redescendra le Fils consolateur,
Il t’accompagnera, sans te laisser seulette,
Vers un jardin magique où les anges volettent.

Cochonfucius

Reflets d’inframonde

uku

image de l’auteur

Plus d’un démon fut ange, en sa prime jeunesse ;
Et ce fut une vie d’espérance et d’amour ;
Que leur en reste-t-il ? trop lointains sont ces jours,
Ils n’en savent plus rien, ces maîtres de tristesse.

Les enfers sont peuplés de ces corps en détresse
Qui pensent que le mal dominera toujours ;
Leur âme se morfond et leur coeur reste sourd,
Ne leur en parle point, la vérité les blesse.

L’antichapelle est là, dans la fosse profonde,
Où l’on entend chanter les prêtres d’inframonde,
De leur Pater Noster se souvenant parfois.

Or, ces anges perdus n’ont jamais eu de mère :
Un Salve Regina ne serait pas sincère
Si l’un d’entre eux voulait le dire à pleine voix.

Cochonfucius

La Reine Avette

uktu

image de l’auteur

Une ruche va bourdonnant
Sans craindre le froid de l’automne,
Le miel du trèfle provenant
Nourrira quelques faims gloutonnes.

La reine songe maintenant,
Parmi ses filles qui chantonnent,
Aux jours sans rien de surprenant
Que suivent des nuits monotones.

Car son envol, c’est du passé
Dont fut son amant fracassé ;
En l’évoquant, son coeur se serre.

Plus question d’aller dans le ciel,
Car nous sommes, sur cette terre,
Le troupeau d’un marchand de miel.

Cochonfucius

Flamme d’inframonde

ukzw.png

image de l’auteur

Bien trop chaude est pour moi cette flamme qui danse,
Même Dieu ne pourra l’éteindre désormais ;
Il vaudrait certes mieux n’en approcher jamais,
Je ne commettrai point cette grande imprudence.

Pour combustible elle eut un bois de transcendance,
Un démon pour gardien qui sur elle soufflait ;
Ne la regarde point, ni même son reflet,
Car tu serais sa proie, et c’est une évidence.

Au long des jours d’enfer la flamme brûlera,
Au long des jours terriens le Diable en parlera ;
Feu de l’éternité, grand bûcher du mystère.

Restons près du jardin, à l’ombre de la Croix ;
En cette fin d’hiver, le temps est un peu froid,
Elle nous chaufferait, mais nous n’en voulons guère.

Cochonfucius

Planète Arc-en-ciel

ohe-1.png

image de l’auteur

Sur cet astre, toujours, il règne un temps d’automne,
Ses habitants sont lents, ils sont graves et doux ;
Sur leurs continents règne un maître aux cheveux roux,
Roi sans nul courtisan, monarque sans couronne.

Ils prisent les bienfaits de Flore et de Pomone,
Ainsi que de Bacchus, étant hommes de goût ;
La nuit, dans la forêt où chantent les hiboux,
Les meilleurs sont instruits par des muses friponnes.

Ils ne sont pas à plaindre, il ne leur manque rien,
Jamais ils ne voudraient devenir des Terriens ;
Ayant de meilleurs fruits, de meilleures bouteilles,

Aimant leur Créateur et son cousin Logos,
Étant même parfois favorisés d’Éros,
Ils s’endorment sans crainte, et sur leurs deux oreilles.

Cochonfucius

Roseau méditant

ohgs.png

image de l’auteur

Ce roseau pousse auprès d’une mare ignorée,
Il aimerait s’instruire et ne sait pas comment ;
Un Bouddha pourra-t-il l’éclairer brusquement ?
Verra-t-on sur ces bords une muse inspirée ?

Roseau, la connaissance est source de tourments,
La mémoire faiblit quand elle est encombrée :
Écoute simplement ta grenouille adorée
Dans l’éclat du soleil qui baisse lentement,

Puis, vois cette clarté par la brume effacée,
Reste, autant que possible, un roseau sans pensée,
Tu n’as pas à chercher la clé de l’Univers.

La soif d’érudition brûle comme une une fièvre,
Évite de porter cette coupe à tes lèvres :
Le savoir donne froid, c’est comme un vent d’hiver.

Cochonfucius

Lion d’azur insouciant

ohya

image de l’auteur

Il ne croit pas au Dieu de l’Ancien Testament,
N’en pense même rien, mais honore quand même
Le fils du charpentier, on peut dire qu’il l’aime,
Lui dont le petit livre est plus beau qu’un roman.

C’est un fauve sans haine et sans rugissements,
Amateur de boisson, savourant des poèmes
Sous le soleil ardent et sous la lune blême ;
Le désert est pour lui un parfait logement.

Il n’a jamais souffert d’une ardeur militante,
Ni jamais prononcé de phrases éclatantes,
Ni jamais massacré la gazelle aux beaux yeux ;

Il aime se baigner dans une eau rafraîchie ;
Il aime aussi peigner sa crinière blanchie
Et rire de sa vie à la face des cieux.

Cochonfucius

Grandeur de Victor et des moineaux

victor_hugo_chifflart.jpg

Toile de François Chifflard

Victor Hugo ressemble aux Pères du désert :
Son crâne où la pensée forme un vaste concert
Abrite aussi des mots qui de très haut lui tombent,
Ou qu’il vient d’exhumer d’une archaïque tombe.

Son trait peut aussi bien développer l’instant
Infinitésimal, ou s’en aller, sautant
De siècle en siècle, ainsi que le font les comètes
Allant, de loin en loin, prévenir les prophètes.

Grand comme il est, Hugo respecte les moineaux,
Même celui qui l’a traité de vieux fourneau :
Poètes, nous savons que nos frères à plume
Tout le jour, comme nous, ont leurs mots sur l’enclume.

*****

moine-de-sinople

Hugo la pagaille

______

Mon père, ce vieux moine aux manières de fou
Suivi d’un glabougnot qui buvait comme un trou
Et qu’on voyait toujours muni d’une futaille
Priait en traversant la plaine sans entrailles
Que le Bouddha tirait de son coeur assoupi ;

Soudain, les dimensions permutèrent leurs plis
À cause d’un trou noir qui les mit en déroute
Et qu’Aurélien Barrau avait décrit, sans doute.
Alors il s’embarqua dans la nef de papier
Car c’était une mare où l’on n’avait pas pied.

La sirène promit de lui rester fidèle
S’il voulait réparer sa paire de bretelles,
Il la portait en lui comme un oiseau blessé,
Mangeant, sans le savoir, quelques marrons glacés.
Le trou noir lui semblait un présage de mort
Sur lequel il voulait rédiger un rapport.

Il plongea son stylo dans le point Oméga,
Lequel devint Alpha au prix de grands dégâts ;
Car la sirène était une enfant de sorcière,
Mais ne refusa point de boire de la bière.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.