Particule qui rêve

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Mes songes me disent le vrai,
Eux qui m’enseignent la morale ;
C’est une règle générale,
Morphée divulgue des secrets.

Ils ne sont jamais indiscrets,
Je n’y vois pas de choses sales ;
Je découvre de vastes salles
Qu’animent d’aimables portraits.

Des astres luisent aux fenêtres ;
Leur éclat dans mon coeur pénètre,
Il s’illumine d’un seul coup.

« Nulle chose n’est interdite
Aux êtres qui rêvent beaucoup» ;
C’est la parole qu’ils m’ont dite.

Cochonfucius

Nord, Sud, Est, Ouest

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Les astres ne sont pas menteurs,
Ni au hasard ne se promènent ;
La nécessité les entraîne,
Jamais en panne de moteur.

Ils aident les navigateurs,
Y compris les grands capitaines ;
Ils compatissent à leurs peines,
Eux qui vivent dans les hauteurs.

N’est pas astre tout ce qui vole
Ni ce qui suit une hyperbole ;
Cela nous tromperait beaucoup.

N’est pas astre le photophore,
Il ne l’est que par métaphore ;
Se méprendre aurait un grand coût.

Cochonfucius

Ange hexapode

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J’ai l’air d’un insecte aux yeux d’or,
Mais, pour de vrai, je suis un ange ;
Jamais je ne bois ni ne mange
Et presque jamais je ne dors.

J’aide les vivants et les morts,
Personne n’y voit rien d’étrange ;
Attisant les bûchers du Gange,
Je vous aide à quitter vos corps.

Je plane et jamais je ne tombe,
Je n’irai pas dans une tombe ;
Je n’irai pas chez les démons.

Ceux-là disent qu’ils sont mes frères ;
Je ne dirai pas le contraire,
Mais ils déshonorent ce nom.

Cochonfucius

Bel oratoire

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Ici chantent des voix d’enfants,
Les anges du ciel les comprennent ;
Il se peut que ça te surprenne :
L’un d’eux sonne d’un olifant.

Leurs petits corps sont faits de vent,
Au monde rien ne les enchaîne ;
Leurs mots nous rappellent souvent
Que la fin du monde est prochaine.

Dans l’oratoire, aucune lampe ;
Parfois, d’étranges ombres rampent,
Ce sont celles des trépassés.

Les habitants de ce village
Ici ne sont jamais passés,
N’y point aller, ça les soulage.

Cochonfucius

Monstre pieux

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Par les archanges qui me gardent,
J’échappe à tous les guets-apens ;
Si j’ai péché, je me repens,
Jamais mes travers je ne farde.

Sans craindre les démons rampants,
Je chante comme un joyeux barde ;
Je ris au nez de la Camarde,
Je pose un pied sur le Serpent.

Mon âme jamais ne chinoise,
Car elle est loin d’être sournoise ;
Saint Pierre sait ce qu’elle vaut.

« La vertu n’est pas un supplice »
Dit le curé de Saint-Sulpice ;
Ce proverbe n’est pas nouveau.

Cochonfucius

Le roi d’Alpha Serpentis

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Je règne en un lieu chaotique,
Ravitaillé par les corbeaux ;
Notre soleil, pâle flambeau,
Émet des lueurs pathétiques.

Je voudrais être, en république,
Un paysan dans ses sabots ;
Mes ancêtres, dans leur tombeau,
Ont eu ce rêve bucolique.

Je suis un roi plein de candeur
Et je fais fi de ma grandeur ;
J’écoute les conseils des sages.

Qu’est-ce donc que la majesté ?
Cela n’a jamais rien été,
Je veux transmettre ce message.

Cochonfucius

Cousin de Janus

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Un ambiphant dans sa demeure
Regarde passer les saisons ;
Il se plaît en cette maison,
Il n’en connaît pas de meilleure.

Sans incidents coulent les heures
À composer quelques blasons ;
Nul temps perdu en oraisons,
Jamais de gloire il ne se leurre.

Ce monstre est content de son sort,
Ses plaisirs le rendent plus fort ;
Fort peu de devoirs lui incombent.

Lui qui avait jadis osé
Séduire une douce colombe,
Auprès d’elle il reste posé.

Cochonfucius

Fol esquif

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Mon équipage est malheureux,
Même notre ancre est affligée ;
Au gré d’une mer enragée,
Le chemin se fait douloureux.

Toi dont nous fûmes amoureux,
Ô mer, ton humeur est changée ;
Je crains la fatale plongée,
Je crains tes assauts vigoureux.

Calmez-vous, vagues homicides ;
Que revienne le temps placide,
Que cesse enfin notre détresse.

À chaque virement de bord
Nous voyons ricaner la Mort ;
C’est une mauvaise maîtresse.

Cochonfucius

Fantôme d’un feu

image de l’auteur

Ce brasier flambe froidement,
Tout entouré de froides pierres ;
Il éclaire un bosquet dormant
Où s’ouvre une sombre clairière.

Ce feu mourut, Dieu sait comment,
Peut-être en manque de matière ;
Nos n’en ferons pas un roman,
La chose n’est point singulière.

À minuit son spectre s’éveille
Et danse, fantôme sans chair,
Pour des spectateurs qui sommeillent.

Il est triste, mais pas amer,
Lui qui faisait tant de merveilles ;
Au loin croasse une corneille.

Cochonfucius

Hibou muet

image de l’auteur

Sur le plateau de Palaiseau,
Une ombre muette est passée ;
C’est un silencieux oiseau,
Sa voix s’est éteinte, lassée.

D’une Parque, par le fuseau,
Sa ligne de vie fut tracée ;
Serait-elle trop avancée ?
Il entend le bruit des ciseaux.

La ligne jamais ne s’emmêle ;
La loi sur ce point est formelle,
Le fil n’est pas illimité.

Les trois fileuses sataniques
Ont plaisir à nous maltraiter ;
Mais c’est normal, pas de panique.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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