Sage vigneron

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Ce viticulteur plein d’adresse
Sauve sa vigne des dangers ;
Il l’aime mieux qu’un potager,
Car le vin procure l’ivresse.

Sa terre est sa seule maîtresse,
À d’autres il ne peut songer ;
Tous les labeurs lui sont légers,
Chaque jour est plein d’allégresse.

Il aime toutes les saisons ;
L’hiver, il chauffe sa maison
Et reste en ce lieu confortable.

Il ne se plaint pas de son sort,
Ni de la vie, ni de la mort :
Il a du bon vin sur sa table.

Cochonfucius

Sirène carnivore

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Ce monstre n’a point forme humaine,
Faut-il avoir pitié de lui ?
Peut-être pas, car il nous nuit,
Il mange plus qu’une baleine.

Sa mère était une sirène,
Un adultère l’a produit ;
De cet accouplement fortuit
Provient cette figure obscène.

Bien peu capable de tendresse,
Lui qui fut sevré de caresses,
Il vit sans amour et sans coeur.

Jamais il ne deviendra père ;
En le trépas son âme espère,
Qui de ses maux sera vainqueur.

Cochonfucius

Danse avec les arthropodes

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Ce n’est ni valse ni tango,
C’est une marche singulière ;
Ce sont des sursauts de sorcières
Et ce sont des pas inégaux.

Ces animaux, tels des nigauds,
En tous sens bougent leur derrière ;
Eux qui évitent la lumière,
Ils marmonnent en leur argot.

Tu ne les verras pas bondir,
Ni d’enthousiasme resplendir ;
Mais ils dérapent, mais ils glissent.

Nous laisserons donc ces vauriens,
Ces abrutis, ces galériens,
Ces ordures, ces immondices.

Cochonfucius

Lampe en veilleuse

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La nuit vient, je reste allumée,
Tu me vois briller faiblement ;
Je t’aide en tes déplacements,
C’est ma servitude assumée.

Les chandelles sont consumées,
Qui ne durèrent qu’un moment ;
La maison dort profondément,
Même la cuisine enfumée.

L’horloge et moi, nous écoutons
Un gars qui compte des moutons
Pour s’endormir, c’est sa coutume.

Il recompte, il n’en manque aucun ;
Il remâche son amertume,
Il re-recompte, il en manque un.

Cochonfucius

Corbeau d’argent

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Moi qui suis porteur de messages,
Je ne m’envole pas en vain ;
Je m’annonce, on m’offre du vin,
Les gens attendent mon passage.

J’appris à lire avec un mage,
J’ai quelques sonnets de sa main ;
Je range ces beaux parchemins
Avec ma collection d’images.

Je ne suis pas vêtu en deuil,
Mon plumage est plaisant à l’oeil ;
Point ne suis porteur de ténèbres.

J’habite en un lieu consacré ;
Je plaisante avec le curé,
Même quand la messe il célèbre.

Cochonfucius

Tiède ouverture

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Vers le Pays de Fantaisie
S’ouvre un passage inusité ;
Vers cette terre de beauté,
C’est la porte que j’ai choisie.

Mon vaisseau, c’est la poésie ;
Aux vents de la diversité
Je vogue avec ténacité,
De rimes je me rassasie.

Je me récite du latin
Sous le clair soleil du matin,
Ce Virgile est plein de sagesse.

Vais-je naviguer bien longtemps ?
Le savoir n’est pas important,
Bien d’autres choses m’intéressent.

Cochonfucius

Fruit d’automne

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Mon écorce et ma chair sont blanches,
Mon goût peut plaire à ton gosier ;
Tu n’auras rien du cerisier,
Lui qui a dénudé ses branches.

Si tu aimes les saveurs franches,
Remplis de fruits ton grand panier ;
Assieds-toi sous le marronnier,
Le troisième, celui qui penche.

La dryade dira tout bas
Deux mots pour bénir ton repas ;
Mais ils seront en langue verte.

Et plus tard, reviens-moi souvent,
Qu’il pleuve ou qu’il fasse du vent ;
Ces délices te sont offertes.

Cochonfucius

Maison qui subsiste

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C’est un modeste bâtiment
Dans une paisible ruelle ;
Jadis, peut-être, elle fut belle,
Mais nul ne s’en souvient, vraiment.

Nul n’y demeure, en ce moment,
Peu de gens se souviennent d’elle ;
La poussière s’y amoncelle,
La ruine survient, lentement.

Ses horloges sont engourdies,
Ses chambres se sont refroidies ;
C’est un tas de pierres qui dort.

Des habitants, rien ne subsiste,
La terre a recueilli leurs corps ;
Ils nous manquent, c’est un peu triste.

Cochonfucius

Saint Quadrupède

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Ce saint, que l’Écriture inspire,
Est le plus doux des animaux ;
Dans son genre il n’a point d’égaux,
Les démons contre lui conspirent.

Pour le meilleur et pour le pire,
Il soigne de chacun les maux ;
Quand il parle, il pèse ses mots,
À plus de sagesse il aspire.

Il aime la Bête à Bon Dieu ;
Il la voit monter vers les cieux,
Ce dont il a l’âme ravie.

Je l’entends prier en tout lieu,
Il suit en cela ses envies ;
Il convertit jeunes et vieux.

Cochonfucius

Fleur de vertu

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L’Amour m’abreuve de ses larmes,
Ses beaux jours se sont en allés ;
Alors, je le laisse parler,
Ma gentillesse le désarme.

« Même la tristesse a son charme »,
Lui dis-je pour le consoler ;
Son chagrin semble s’envoler,
Je vois la fin de ses alarmes.

Moi, qui sais offrir le bonheur,
Je sais que c’est à mon honneur ;
Et cela fait ma renommée.

Moi, qui parle sans me vanter,
Je vis dans un monde enchanté ;
Je suis la fleur la plus aimée.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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