Blason

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Le lys est la fleur
Des plaines de France,
Des gloires immenses
Et des rois rêveurs.

Fleur d’un regard grave
Qui scrute le ciel,
Fleur d’un coeur sans fiel,
Doux, paisible et brave.

Un coeur éclatant
Qui, en saison triste,
Peut se faire artiste,
Bouffon du printemps.

Lys de nos conquêtes,
Lys de nos draps blancs,
Fleur des faux-semblants
Dont vivent nos fêtes.

Lys des dons des rois
Aux belles maîtresses ;
Lys des voix traîtresses
D’un monde sans lois.

Que vienne l’automne :
Je vois défleurir
Le lys, et mourir
Sans que ça m’étonne.

Cochonfucius

Planète Trou Noir

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image de l’auteur

Sur la planète-trou sont des gens mensongers
Qui pratiquent entre eux des ruses immuables.
Quelques-uns aux photons se disent comparables,
Cet air de ressemblance, il n’est que passager.

D’autres sont, me dit-on, des neutrinos légers,
Imperceptibles corps, particules instables,
Et les derniers seraient à des protons semblables,
Dont quelquefois les quarks pourraient bien émerger.

La course de cet astre est fort mal assurée :
N’ayant pas de sortie, mais juste des entrées,
Son champ de gravité varie soudainement.

Un démon de Maxwell, par une issue secrète,
Sort pour impressionner la foule stupéfaite :
Mais nous pouvons lutter, grâce à nos sacrements.

Cochonfucius

Berger de l’être

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image de l’auteur

Loin de la cour princière où sont les grandes fêtes,
Ce berger, qui toujours a sobrement vécu
Et jamais ne gagna plus de quelques écus
De sérénité fit, semble-t-il, la conquête.

Il erre par les bois, laissant libres ses bêtes,
Oubliant le désir qui par lui fut vaincu ;
Rien ne le contrarie, rien ne le pousse au cul,
Il flâne tout le jour, il n’en fait qu’à sa tête.

Or, cette liberté demande des efforts,
Car le désir surgit quand on le croyait mort,
Dont plusieurs noirs démons s’improvisent apôtres.

Mais un peu de tourment, ça vaut mieux que l’ennui,
C’est ainsi qu’autrefois nous a parlé celui
Qui instruisit Matthieu, Marc, Luc, Jean, parmi d’autres.

Cochonfucius

Taureau extraverti

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image de l’auteur

Ce taureau vigoureux vaque à ses amourettes ;
Je le vois visitant les pâturages verts,
Lançant de fiers regards et disant quelques vers :
Son coeur est enflammé par les vaches coquettes.

Muse, que feras-tu pour ce taureau poète ?
Pourras-tu l’inspirer sur des sujets divers,
Porteras-tu remède à ses quelques travers ?
L’écriture, en effet, n’est pas une amusette.

Au galant séducteur nous le voyons jouer,
Chantant des madrigaux jusqu’à s’en enrouer ;
À son emploi du temps, seul Cupidon préside.

Il a cueilli des fleurs pour en faire un présent,
Ça ne coûte pas cher, et c’est toujours plaisant,
Car le meilleur amour en ces bouquets réside.

Cochonfucius

Cochon, Piaf-Tonnerre et Neigeux

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Assemblage de Cochonfucius

Neigeux et Piaf-Tonnerre, allant à la brocante,
Comparent les recueils de plusieurs écrivains.
Survient Maître Cochon, lourd comme un échevin,
Qui dit « Sur ces questions, ma démarche est prudente ;

Celui qui de juger l’écriture se vante,
Sa parole et sa plume il mobilise en vain.
Lire un texte, c’est comme absorber du bon vin,
Une ingurgitation qui n’est jamais trop lente. »

Neigeux dit « J’ai toujours envie de corriger… » ;
Piaf-Tonnerre « Ou plutôt, il faut s’interroger… ».
Le maître dit « C’est bon, messieurs, je vous écoute ;

Corriger, questionner, que de bons sentiments…
Mais cette stratégie ne va pas loin, vraiment.
Produire un vers par jour, ça tient bien mieux la route. »

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Cochonfucius

Quatre têtes couronnées

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image de l’auteur

Sous quatre rois, la récolte fut belle,
Merci à vous, monarques vertueux.
L’exécutif n’est pas défectueux :
Nos dirigeants nous sont vraiment fidèles.

L’habileté, pour vous, est naturelle,
C’est un talent que vous donnent les cieux,
Sincèrement, je ne ferais pas mieux ;
Admirons donc ces souverains modèles,

En premier lieu, pour leur honnêteté,
Puis pour leur sens de la fraternité ;
Ces quatre-là se gardent d’infamie.

Ce grand royaume, on ne peut l’ébranler,
Des citoyens les reines sont amies,
Que bonnes fées nous pouvons appeler.

Cochonfucius

Loin de Poséidon

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image de l’auteur

Ce moine solitaire, un enfant de Neptune,
Aurait pu occuper les plus dignes emplois ;
Il préfère accepter le fardeau de la Loi,
Ayant abandonné son goût pour la fortune.

Il a su vaincre aussi les pensées importunes,
Lui qui ne fut jamais un esclave des rois :
Il fredonne son psaume, il contemple la croix,
Puis il boit du vin frais aux heures opportunes.

Il ne rencontre pas d’agresseurs démentiels
Ni de monstres issus d’un monde artificiel ;
Il lit des oraisons, dans la paix de son âme.

Comme chacun de nous, ce moine doit mourir.
Le fils du charpentier viendra le secourir,
Il le préservera de l’infernale flamme.

Cochonfucius

 

Le Seigneur d’Alpha de Cassiopée

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image de l’auteur

Notre Soleil lui semble une faible chandelle,
Un fanal de misère, un lumignon filant ;
Mais il lit nos auteurs, et les trouve excellents,
Aucun des siens n’ayant d’inspiration si belle.

Tous les jours il apprend une chanson nouvelle,
Un sonnet de Ronsard, ou son équivalent,
Et sa plume en reçoit d’ailleurs un peu d’élan,
Comme s’il entendait une muse éternelle.

Puis il va dans son parc écouter les crapauds
Dont la douce chanson l’encourage au repos ;
Son coeur en est heureux, son âme en est ravie.

Envers ces batraciens ne montrant nul dédain,
Il échange avec eux quelques propos badins
Sur le pouvoir d’achat, sur le sens de la vie.

Cochonfucius

 

Aigle garde-chasse

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image de l’auteur

C’est l’aigle garde-chasse, un valet redoutable,
Traquant le carnivore et bannissant le loup ;
Même un rusé rongeur, minuscule filou,
Par lui sera saisi, car c’est inévitable

Mais il n’en mange point, ce n’est pas à son goût,
Pas plus qu’il ne mordrait le veau dans son étable ;
Il préfère avaler les reliefs de la table,
Un morceau de fromage, un reste de ragoût.

Il aime s’élever de quatre cents coudées
Pour, s’approchant du ciel, y trouver des idées
Ou pour suivre d’en haut les coursiers au galop ;

Il semble être porteur d’un poème ou d’un drame,
Car son coeur est jaloux, tel celui d’Othello ;
Léda m’en a donné sa parole de femme.

Cochonfucius

Herbe à vraie potion

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image de l’auteur

Voici l’herbe enchantée du druide charitable ;
Elle guérit les maux qui peuvent t’affliger,
Te rend ton ventre plat quand tu as trop mangé,
Bref, c’est un végétal en tous points profitable.

Mais son mode d’emploi est vraiment redoutable :
Les erreurs de dosage, il les faut corriger,
Et savoir que du druide on reste l’obligé,
Qui, fort heureusement, est assez équitable.

Pour remettre à ton crâne un ornement pileux,
Il veut un peu d’argent, ce n’est pas scandaleux,
Surtout qu’en la matière il n’a nul monopole.

Moi, je lui veux offrir ce poème votif,
Sans avoir pour cela ni raison, ni motif,
C’est un texte gratuit, comme une parabole.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

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... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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