Ambipoisson qui doute

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L’ambipoisson martien sait-il qu’il est heureux ?
Il n’a pas d’égérie, démone ni déesse,
Car à nulle poissonne il n’a fait des promesses ;
Et toujours en secret son coeur fut amoureux.

Or, tu pourrais trouver ce destin rigoureux,
Mais non pas accuser son porteur de rudesse :
La sirène des flots, sans être sa maîtresse,
Lui adresse souvent des regards langoureux.

De lui, nul empereur ne voulut faire un prince,
On ne le vit jamais gouverner des provinces,
Ce sont là des honneurs qu’il ne recherche pas.

L’ambipoisson martien ne se met pas en peine,
Bien loin de cultiver une espérance vaine ;
C’est chose vers laquelle il ne fait aucun pas.

Cochonfucius

Chevalier sans armes

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Son âme est vigoureuse, et son visage est beau ;
C’est un fol chevalier, neveu de la tempête,
Qu’importe si, bientôt, c’est sa mort qui s’apprête,
Il saura se tenir très bien dans un tombeau.

Son orgueil d’autrefois est parti en lambeaux,
Et son goût de la drague, et son sens de la fête,
Car il a bien fini de se prendre la tête ;
À d’autres paladins il laisse le flambeau.

On le trouve affaibli, mais qu’à cela ne tienne,
Il poursuit son chemin sans rien qui le retienne,
Il ne cultive plus les exploits décoiffants.

Dans la sérénité sur l’herbage il se pose
Près des fleurs qu’il aimait quand il était enfant,
Pour leur parler toujours du prince et de la rose.

Cochonfucius

 

Jours de lecture

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Toile de Friedrich Ritter Van Amerling

16 8 12 à C S

Tout le monde nageait. Tu lisais sur la plage.
Aucun nuage noir ne traversait les cieux.
Un mot de Du Bellay te fit lever les yeux
Et doucement sourire en me montrant la page.

Ce regard, ce sourire, au seuil de mon grand âge;
Ce n’est pas triste, en soi, de devenir trop vieux,
Ni de se souvenir d’autres temps, d’autres lieux,
Car les prés, en hiver, ne regrettent l’herbage.

Poètes du passé, ma plume est malhabile
Pour suivre les sentiers qui vous furent faciles,
Mon arc ne lance pas de vos fabuleux traits.

J’aime qu’un jeune coeur à vous lire s’amuse,
Et je veux emprunter son sourire à ta muse,
Du Bellay, même quand tu écris de Regrets.

Cochonfucius

Itinéraire francilien

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Frépillon | Goussainville | Issy-les-Moulineaux
Chatou | Gournay-sur-Marne | Arcueil | Vigneux-sur-Seine
Clamart | Clichy-sous-Bois | Rocquencourt | Bourg-la-Reine
Garches | Gennevilliers | Guermantes | Longjumeau

Malakoff | Marcoussis | Stains | Magny-les-Hameaux
Massy | Forges-les-Bains | Buc | Brou-sur-Chantereine
Montesson | Montgeron | Ville d’Avray | Suresnes
Draveil | Meudon | Janvry | Le Mesnil-Amelot

Alfortville | Andrésy | le Vésinet | le Pecq
Nozay | Neuilly-sur-Seine | Orly | Noisy-le-Sec
Saint-Denis | Saint-Mandé | Saint-Ouen | Villetaneuse

Châtillon | Gentilly | le Raincy | Antony
Vauhallan | Carnetin | Viroflay | Taverny
Palaiseau | Villebon | Saint-Rémy-lès-Chevreuse

 

Cochonfucius

ile-de-france

Composition de l’auteur

Marcel en Île de France

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Composition de l’auteur

Sage est le député d’Issy-les-Moulineaux ;
Ils aiment naviguer, ceux de Vigneux-sur-Seine.
L’air est pur et limpide autour de Bourg-la-Reine,
Et c’est un beau chemin qui mène à Longjumeau.

Quel plaisir de flâner dans Magny-les-Hameaux
Ou d’aller prendre un verre à Brou-sur-Chantereine
Quand on a visité les abords de Suresnes
Et pris quelques photos du Mesnil-Amelot !

Ah ! partir pour l’étrange endroit nommé le Pecq,
Voir avant de mourir le vieux Noisy-le-Sec
Ou flâner au matin près de Villetaneuse !

Au couchant qui rougit les hauts murs d’Antony,
À la lune qui luit au bois de Taverny,
Préférons tes jardins, Saint-Rémy-lès-Chevreuse !

Cochonfucius

Souvenirs de classe prépa

 

masquesla-spe

 

Compositions de L’auteur

Pantalon de sinople et chandail d’azur sombre,
Un étudiant rêveur dialogue avec son ombre ;
Il se tient tout le jour immobile et songeur,
Un fier bouffon d’argent épinglé sur son coeur.

Un maître lui apprend à dominer les nombres :
Souvent, quand vient le soir, son esprit s’en encombre,
Calculs sans solution, bataille sans vainqueur,
Car cet art numérique a des traits ravageurs.

Il insiste pourtant, puis au prof rend la feuille.
Le maître, en la lisant, quelque peu se recueille,
Et dit : — Ce que je vois est un peu décevant.

Or, pour donner congé à ces équations vaines,
Il part se promener sur les bords de la Seine,
Comme fit autrefois Cosinus, le savant.

Cochonfucius

 

L’ouroboros de Piaf-Tonnerre

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Piaf-Tonnerre, au moment de franchir le désert,
Choisit pour compagnon le chercheur de lumière,
Celui qui ne craint pas les froides fondrières,
L’ouroboros, connu pour ses talents divers.

Il en existe peu dans ce vaste univers,
Car ils ont disparu depuis l’Âge de Pierre ;
Ils n’ont pas su garder leur âme prisonnière
Dans un corps asservi à ce monde pervers.

Les mots que Piaf-Tonnerre écrit de son calame
Ont paru convaincants à cet être de flammes
Qui le suit comme un chien, la nuit comme le jour.

Le serpent, regrettant la vestale dorée
Qui au premier jardin par lui fut adorée,
S’accoutume pourtant à cet autre séjour.

Cochonfucius

Nef des coquillards

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La nef des coquillards, étrangement bâtie,
Navigue pour trouver le bénéfique lieu
Ou le petit caillou fut lancé par un dieu
Auquel leur confrérie s’est toute convertie.

Depuis longtemps déjà, cette nef est partie,
Et même quand la nuit la dérobe à nos yeux,
Nous savons qu’elle avance et vogue sous les cieux ;
Plus d’une mouette, au large, en est fort divertie.

Allez-y, coquillards, nul forban ne vous suit,
Gouvernez le vaisseau qui marche jour et nuit,
Que la lune blanchit, que le soleil enflamme.

Trouverez-vous bientôt, dans votre éloignement,
Le caillou transcendant qui plairait à votre âme ?
Si quelqu’un l’avait pris, quel terrible tourment !

Cochonfucius

Un oiseau lacanien

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Le faucon lacanien est un buveur de sève,
Il en fait du nectar, il la transforme en sang,
Il est Horus, le dieu dont le monde est le rêve,
Il parcourt le cosmos de son vol incessant,

Il franchit la montagne et plane sur la grève
Où voudraient l’affronter mille démons pensants ;
Il tourne autour d’une île, il plonge et puis s’élève,
C’est Horus le vainqueur, c’est Horus le puissant;

Nul tigre ne surgit pour le mordre à la gorge,
Il ne craint aucune arme issue d’humaine forge,
Il est maître du temps comme des éléments.

Le peuple contre lui jamais ne se soulève,
Son prêtre dit pour lui des oraisons, sans trêve :
Hathor, la Sainte Vache, en fera son amant.

Cochonfucius

Faucon visionnaire

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Il apprécie le monde, il en goûte la sève,
Lui qui peut sans effroi verser son noble sang.
C’est un grand voyageur, c’est un oiseau qui rêve,
Son regard est précis, son envol est puissant.

Il salue en passant la mouette sur la grève
Où je les vois tous deux, s’amusant et dansant
Sous la bénédiction du soleil qui s’élève ;
On entend de la mer le murmure incessant.

La licorne survient et chante à pleine gorge,
Reprenant quelques vers qu’un vieux poète forge,
Qui aux textes anciens prennent leurs éléments.

Le faucon, ce penseur, nous dit des choses brèves
Que d’autres animaux vont répétant sans trêve,
Dont je crois me trouver plus sage, assurément.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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