Lumière ancienne

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Toile de Hikaru Hirata Miyakawa

Adam parle aux oiseaux et se confie aux plantes ;
Ses interlocuteurs n’écoutent pas toujours.
La vie dans le jardin n’est pas trop exigeante,
Il faut dormir la nuit, veiller pendant le jour.

Adam voudrait avoir une correspondante
Qui serait son salut, son bonheur, son recours.
La chose, cependant, est loin d’être évidente.
Adam berce son rêve et la vie suit son cours.

Puis il trace des mots, quand survient la pénombre,
Des mots ni lumineux, ni totalement sombres,
Et fugitifs, ainsi que les reflets du soir.

Il ne sait pas comment décrire une espérance,
Mais il peut évoquer de tendres souvenances
S’accrochant à son coeur qui semble un vieux miroir.

Cochonfucius

Mon père est un orang-outan

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Illustration Disney

Mon père est un orang-outan,
Et moi je suis un canard blanc ;
Tous deux nous avons peur du vent
Du joli vent qui va soufflant.

Le vent vient de Clermont-Ferrand,
Le vent s’en vient de Perpignan ;
Le vent s’en va vers le Soudan,
Le vent va vers le Kurdistan.

J’aimerais être un pélican,
Et mon père un grand cormoran,
Ou l’un et l’autre un fier milan ;

On nous verrait alors planant
Même parmi les ouragans,
Avec nos ailes de Titans !

Mon père est un orang-outan,
Et moi je suis un canard blanc ;
Tous deux nous avons peur du vent
Du joli vent qui va soufflant.

Cochonfucius

Goupil de proie

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image de l’auteur

Le goupil part en chasse au travers des vallons,
Dévorant des poussins et des perdrix sans nombre ;
Il est craint des oiseaux, ce prédateur de l’ombre,
Et n’a jamais séduit de petit prince blond.

Une vipère, en vain, veut mordre son talon;
Le chanceux carnassier s’en tire sans encombre,
Et parcourt à nouveau, dans la nuit chaude et sombre,
L’interminable plaine, aimée des étalons.

Par l’âge sa vigueur n’est pas diminuée,
Son fier esprit n’est pas perdu dans les nuées,
Mais toujours il poursuit la poule éperdument.

Le coq, en le voyant, son bel honneur ravale ;
Affronter l’adversaire, il n’y tient nullement,
Il n’est pas le plus fort, alors il se cavale.

Cochonfucius

 

Enchanteur de sable

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image de l’auteur

Un moine de conte de fée
Sermonne pauvres et bourgeois
En Bavière, dans une allée ;
Il dit la Lumière et la Loi.

Il prêche en toutes les saisons,
Sous le soleil et sous la pluie ;
Ce qu’il dit n’est pas déraison,
À l’écouter, nul ne s’ennuie.

Or, c’est un enchanteur de sable,
Et ses paroles sont du vent ;
Son éloquence est périssable,
Sa vérité ne vit qu’un temps.

Ce n’est pas, non plus, un menteur ;
Mais, enivré de vin de messe,
Il parle comme l’inventeur
D’un univers tout en promesses.

Cochonfucius

Jeux de code

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C’est vrai, tout algorithme a son aspect ludique ;
Ça fait que l’addiction, ainsi qu’en un tripot,
Prend les pauvres joueurs, s’introduit sous leur peau…
Ce ne sont point, pourtant, des choses qu’on explique.

Mais vivons-en pourtant la saveur authentique,
Nous ne craindrons jamais de brandir ce drapeau
Ni d’arborer ici ces nobles oripeaux :
Car une telle foi, vraiment, se revendique.

Encoder le réel, la démarche est charmante,
Il ne faudrait donc pas que cela nous tourmente,
Nous détenons les clés d’un obscur univers ;

N’ayons pas peur des mots, tout est spéculatoire,
Mais ce n’est pas pour ça qu’on en fait une histoire,
Le codage est farceur, mais il n’est pas pervers.

Cochonfucius

Dieu des fourneaux

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image de l’auteur

Un petit dieu apprend comment l’on cuit
Une entrecôte au-dessus de la braise,
Comment l’on fait de la sauce hollandaise,
Comment servir un souper de minuit.

Le contenu d’un saladier de buis
Vient s’accorder aux algues japonaises ;
Un peu plus loin, ça sent la crème anglaise,
Et cette liste encore se poursuit.

Le petit dieu est gourmand, seulement,
Il se mélange avec les éléments ;
Bien des erreurs sont à son ordinaire.

C’est déroutant, mais quelquefois, c’est bon ;
Quand c’est mauvais, nous prenons du jambon ;
Nul n’est parfait, sur le plan culinaire.

Cochonfucius

Seigneur Castor de sinople

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image de l’auteur

Ce castor entretient un rêve de puissance ;
Et c’est un sceptre d’or qu’il veut tenir en main.
Il a déjà séduit tous les rongeurs de France,
Sur la planète il veut régner par droit divin.

Mais cet humble animal, de modeste naissance,
Pour être notre roi s’agite-t-il en vain ?
Lui qui croit à son peuple et à la Providence,
De son triomphe a-t-il aperçu le chemin?

Il dit qu’il est honnête et songe à la patrie,
Qu’il sera notre épée et notre bouclier ;
Qu’il combattra le mal, ainsi qu’un Templier ;

Castor, mon compagnon, vis donc plutôt ta vie,
Profite du poisson, profite du beau temps ;
Surtout, retrouve un peu de ton âme d’enfant.

Cochonfucius

Richepin

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Tu chantais à Montmartre et au Quartier Latin,
Jean Richepin, rimeur et flâneur aux mains vides ;
Tu chantais et buvais du soir jusqu’au matin.

Tu n’étais pas gourmand, tu n’étais pas avide ;
Tu te sentais chez toi dans ce bel univers
Qu’ont bien décrit les mots de Lucrèce et d’Ovide.

Sur un site bien fait, nous t’avons découvert,
Qui est le Paradis des Albatros de France ;
Et nous restons souvent devant ce livre ouvert

Sur dix mille trésors, sur mille fulgurances !

Cochonfucius

 

Le seigneur Caracal

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image de l’auteur

Du seigneur Caracal, l’esprit fut agité
D’un nombre indéfini de questions éternelles ;
Tout en étant d’accord que sa vie était belle,
Il se plongeait aussi dans des perplexités.

Il a vu Cupidon partir à tire-d’aile,
L’ondine disparaître avec agilité,
Le corbeau s’esquiver avec rapidité,
La cigogne s’enfuir, ainsi que l’hirondelle.

Il avance en rêvant dans l’atmosphère pure,
Car, dans son vieux domaine, il n’est point de souillures,
Un reflet de l’Eden se présente à ses yeux.

Dans le nocturne ciel naviguent d’autres sphères ;
Les planètes aussi ne sont que passagères,
Et ce nuage noir traversant le ciel bleu.

Cochonfucius

Chaudron miraculeux

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image de l’auteur

Le rouge chaudron invisible
N’est vu que par quelques oiseaux
Qui ne le trouvent pas nouveau ;
Car ces oiseaux sont insensibles.

En écoutant leur chant terrible,
Ce chaudron perd toute son eau ;
Il voudrait devenir vaisseau
Pour voguer vers des lieux paisibles.

Chaudron de vie, chaudron de mort,
Jamais on n’y cuira du porc,
Ni le produit d’aucune chasse.

Forgé par un druide inconstant,
Il rouille d’instant en instant :
Dur est pour lui le temps qui passe.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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