Sagesse du lys

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Du lys la blanche âme s’élève,
Âme qui surmonte la peur.
Ce lys, dit-on, n’a pas de coeur,
Car il existe dans un rêve.

Il sait que sa vie sera brève,
N’a cure des reflets trompeurs ;
Car il sera le lys vainqueur
Défilant au long de la grève.

Or, ses fleurs tombent une à une
Sur le reflet du firmament,
Et tombent éternellement ;

Leur songe étant fils du soleil
Jamais ne trouve son éveil
Dans l’eau du rêve ou dans la lune.

Cochonfucius

Blé de sinople

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Un carré de sinople est une douce chose :
D’amateurs de blé mûr l’univers est peuplé,
Mais moi, c’est le blé vert que j’aime contempler,
J’ai toujours aimé ça, j’en ignore la cause.

J’aime la marguerite, et j’aime aussi la rose ;
Par-dessus tout, j’admire un champ de jeune blé ;
Quelques coquelicots, dans ce champ rassemblés,
En rehaussent le ton de leur splendeur éclose.

Le blé jeune, entouré d’un paisible horizon,
Ne craint pas du soleil la flamme ou le tison ;
Les oiseaux du bosquet l’éveillent à l’aurore.

J’aime ce qui est vert, ce n’est pas un hasard,
Même si cela tient à des lois que j’ignore :
Ce sinople éclatant semble un effet de l’art.

Cochonfucius

Manuscrit d’une vestale

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Sur le cahier de la vestale
Ne figure aucun ornement ;
Ni les astres du firmament,
Ni les tours de la capitale.

Pas de prose sentimentale,
Pas de discours pour les amants ;
Car elle y inscrit seulement
Des sentences fondamentales.

Or, son encre n’est pas de sable
Ni de sinople impérissable,
Mais de gueules, comme un fruit mûr.

Je vois courir sa plume vive :
Un vieux poème se ravive !
J’aime la vestale d’azur.

Cochonfucius

Château perdu

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Un escargot son château doit laisser,
Je ne sais pas si c’est ce qu’il désire ;
Il a prévu de parcourir l’Empire,
Ce sera long, mais il n’est pas pressé.

Il combattra ceux qui l’ont offensé,
C’est sa promesse, il ne peut s’en dédire :
Noir est l’exil, le déshonneur est pire.
Il dit adieu à tout son cher passé.

Cet escargot ne craint pas les épreuves,
De la potion des Gaulois il s’abreuve,
Donnant l’assaut et poussant des clameurs.

Un dieu vaillant conduit sa destinée ;
Nous admirons cette bête obstinée
Dont le courage au grand jamais ne meurt.

Cochonfucius

Amazone matinale

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L’amazone, ayant bu un grand bol de thé vert,
Nous chante une chanson par elle composée
Dont les paroles sont légèrement osées,
Mais sans inconvénient pour un esprit ouvert.

La mélodie en est tendre comme rosée ;
Le rythme, par instants, est vif comme l’éclair.
Amazone, ma soeur, que tes accents sont clairs
Et que ton ironie est savamment dosée !

Tu chantes pour les rois et pour les braves gens,
Pour ceux que divertit ton style dérangeant :
«Élégance», chez toi, rime avec «insolence».

Envers toi, je le crois, nul ne sera méchant,
Car nobles et valets ont besoin de ton chant :
Mais je les vois aussi écouter ton silence.

Cochonfucius

Sagesse du tournesol

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Le tournesol le sait, le soleil va partir
Et, pour toute une nuit, rejoindre une autre rive ;
Puis l’horizon de l’Est le verra revenir
Et caresser la fleur de sa lumière vive.

Moi-même, je ressemble à cette fleur pensive
Qui songe calmement à son proche avenir ;
Recevant avec joie le soleil qui arrive
Et ne craignant jamais le temps de s’endormir.

Du tournesol, la lune est une autre maîtresse,
Un astre bienveillant qui prouva sa noblesse
Par l’accueil qu’elle fit aux hommes désarmés.

De lune et de soleil tournesol est aimé,
Même s’il a perdu sa première jeunesse,
Et s’il sait qu’il devra bientôt se refermer.

Cochonfucius

Oiseau de Sarlat

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Il eut pour protégé l’évêque Saint Germain
Auquel il a donné plusieurs leçons bourrues ;
Son nom au grand jamais ne devint nom de rue,
Oiseau des temps lointains, oiseau sans lendemain.

L’évêque lui donna des sonnets de sa main,
Saintes compositions aujourd’hui disparues ;
Mais il les a montrés à la Baronne Grue,
Pleine d’admiration pour ces beaux parchemins.

Quant à ce que valait cette littérature,
Un tel questionnement n’est pas dans ma nature,
Je ne me place pas dans de tels embarras.

L’homme d’Église avait fine plume, sans doute,
Mais son texte est perdu, donc nul ne le saura ;
Il a guidé parfois cet oiseau sur sa route.

Cochonfucius

 

Saint Esthète

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Prenons-le par son bon côté,
Car il est gentil, Saint Esthète,
Il ne se prend jamais la tête,
Ce citoyen sans vanité.

Il parle avec les fleurs d’été,
Avec le Concombre-Poète,
Avec tous ceux qui sont en quête
De l’inexprimable Beauté.

Il trace des portraits de femmes
Dont le regard est une flamme ;
Il ne craint pas l’Ange du Mal.

Il goûte à la douceur des choses,
Comme fait un doux animal ;
Il prie en vers, il prie en prose.

Cochonfucius

Sagesse de l’alouette

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L’alouette entendit les matines sonner,
Rappelant leur devoir aux moines périssables.
Du tintement, elle eut un plaisir véritable
Auprès de ce clocher finement maçonné.

Car l’esprit d’un oiseau, lentement façonné
Jusqu’à connaître enfin des chants incomparables,
Apprend à respecter tout ce qui est durable,
Mais les herbes aussi, que l’on doit moissonner.

L’alouette a chanté, s’éloignant de la terre,
Maîtresse du ramage et de l’art de se taire ;
Choses que les oiseaux savent depuis toujours.

Or, j’entends aujourd’hui le chant de l’alouette :
C’est ce chant qui m’apprit mon métier de poète
Au temps où je goûtais la primeur de mes jours.

Cochonfucius

Vacanciers de jadis

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Image d’Herald Dick

La voie ferrée, entre deux toits de tuile,
Suit un parcours que je trouve charmant ;
Compartiments, vous fûtes mes asiles
Lorsque j’étais un bien timide amant.

Devers Bordeaux est la terre de vignes,
À Bègles sont les grands pommiers en fleurs ;

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Ce sont pays que mon coeur trouve dignes
D’être habités par de nobles buveurs.

Nous partirons aux vacances prochaines,
Mais le trajet ne sera pas bien grand ;
Juste de quoi détendre un peu nos chaînes,
Juste de quoi nous croire des errants.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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