Sagesse mégalithique

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« Sobre est du dolmen la nature,
C’est bien pour cela qu’il est beau » ;
Ainsi parlait un vieux corbeau
En admirant cette structure.

Témoin d’une antique culture,
Aux légendes il fait écho ;
De très vieux textes cléricaux
Racontent cette architecture.

Plusieurs poètes éminents,
Qui vont leur rimes combinant,
Chantent ce monument étrange.

Cependant, rien n’est éternel
De minéral ou de charnel,
Pas plus les dolmens que les anges.

Cochonfucius

Arbre sans allégeance

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Ma loi, c’est la pensée sauvage,
Car je suis libre comme l’air ;
J’ai l’âme sobre et l’esprit clair,
Que nul désespoir ne ravage.

Je vis heureux, car je suis sage,
Je n’ai point de regrets amers ;
Je ne suis jamais sur les nerfs,
Jamais je ne me mets en rage.

Nul faune de moi n’est épris,
Que personne n’en soit surpris ;
Mais j’aime une dryade douce.

Je n’ai de foi dans aucun dieu,
Qu’il soit d’inframonde ou des cieux ;
Je respecte tout ce qui pousse.

Cochonfuccius

Une tour, deux mille langues

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Ce que l’un sait, l’autre l’ignore,
Chacun n’a qu’un savoir réduit ;
La rime en erreur nous induit,
Trompeur est son attrait sonore.

De lourds lexiques s’élaborent,
Qui s’agrandissent jour et nuit ;
Des érudits, le talent luit
Surtout dans l’art des métaphores.

Quand leurs arguments sont obscurs,
Quand ils débouchent sur un mur,
Il leur reste la poésie.

C’est elle qui sait le chemin
Où l’éternel effort humain
Trouve rigueur et fantaisie.

Cochonfucius

Licorne d’octobre

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Que sont devenus mes plaisirs,
Pourquoi mon corps se croit-il sage ?
Comment retrouver le désir
Qui m’enflammait sur son passage ?

Je n’ai maintenant pour loisirs
Que de futiles bricolages ;
Certes, j’ai dû, pour les choisir,
Abandonner tout mon courage.

À la paresse abandonné,
Je ne sais à quoi m’adonner ;
Que le Seigneur veuille m’absoudre !

La mort dissoudra mes soucis,
Quand mon corps sera cendre et poudre ;
Car Dieu veut qu’il en soit ainsi.

Cochonfucius

Ange-oiseau

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Cet ange n’a point forme humaine,
Car c’est un petit oiseau blanc ;
Son vol est assez nonchalant,
Non loin du sol il se promène.

Pour lui, pas d’errances lointaines,
Jamais de messages urgents ;
Il parle rarement aux gens,
Il ne court point la prétentaine.

En tant que serviteur de Dieu,
Il accède au plus haut des cieux ;
Son âme n’en est point blasée.

Il se nourrit d’air et d’azur ;
Ce sont des aliments très purs,
Ainsi que la fraîche rosée.

Cochonfucius

Bannière ducale

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C’est un étendard dans le vent,
Cet emblème est sacré pour nous ;
Sur le sol posant un genou,
Le Duc le salue noblement.

Derrière lui, trois régiments
Qui se tiennent au garde-à-vous ;
Même un vieux rhapsode est debout,
Plongé dans le recueillement.

Plus tard surviendront des penseurs,
Des plaisantins et des danseurs,
Plus un vieux moine, frère Luc.

Puis les seigneurs boiront parmi
Leurs serviteurs et leurs amis,
Trinquant à la santé du Duc.

Cochonfucius

Particule étrange

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Inexplicable est ma structure,
Je suis un objet hasardeux ;
Je suis unique, je suis deux,
Insaisissable est ma nature.

Je ne sais depuis quand je dure,
Rien n’est pour moi très lumineux ;
L’univers est un sac de noeuds,
C’est un désordre de soudures.

Ça ne saurait me tourmenter ;
Qu’importe mon identité ?
Je savoure le temps qui passe.

Toi aussi, laisse-toi flotter,
Installe ton corps dans l’espace
Et le temps, qui te vont porter.

Cochonfucius

Tortue qui chante

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Je divertis le tavernier
Avec quelques couplets débiles ;
La belle tavernière Odile
Les a transcrits sur le papier.

Les buveurs me sont familiers,
Dont les âmes sont peu subtiles ;
Le plus fidèle, c’est Achille
Qui du comptoir est le pilier.

Ils ignorent le goût de l’eau
Mais savent celui de la bière ;
Odile leur en verse à flots.

Pas de télé, pas de rugby,
Quelques chansons dans la lumière ;
Que du banal, rien de zarbi.

Cochonfucius

Tour précaire

image de l’auteur

Une fragile tour s’élève
Dans la grise lueur du jour ;
C’est un bien modeste séjour,
Ce n’est pas un palais de rêve.

Sur la pierre le lierre court,
Qui jamais n’est à court de sève ;
Tu le verras verdir sans trêve
Comme si c’était pour toujours.

Ici fut jadis un empire
Régi par de très nobles sires ;
Les diables savent où ils sont.

L’Histoire est faite de ratages,
C’est un poème en mille pages
Qui finit en queue de poisson.

Cochonfucius

Ancre blanche

image de l’auteur

La nef rarement voit un port,
Elle est souvent loin des rivages ;
Fuyant la guerre et ses ravages,
Elle avance en tirant des bords.

Les marins sont des hommes forts,
Tu peux compter sur leur courage ;
Ils ont vécu plusieurs naufrages
Et presque tutoyé la mort.

Ils ont croisé des blocs de glace,
Aimé des sirènes salaces
Et bu avec des ondins fous.

Les vents jamais ne se reposent ;
C’est ainsi, c’est le cours des choses
Et nous le suivrons jusqu’au bout.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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