Péril nébuleux

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Un spectre chante sa tristesse
Mais n’exhale aucune rancoeur ;
Les craintes qui hantaient son coeur
Maintenant s’endorment et cessent.

D’autres tourments, pourtant, le blessent,
Dont il ne peut être vainqueur ;
C’est comme une amère liqueur,
C’est une angoisse qui l’agresse.

Alors, dans l’espace il s’étale,
Il se plonge dans la torpeur ;
Il tourne en rond, puis il détale.

Il sait seulement qu’il a peur ;
En vain, dans sa mémoire il creuse,
La menace est trop nébuleuse.

Cochonfucius

Si je ne me trompe

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L’amour, pour moi, c’est un mystère,
Qu’il soit heureux, qu’il soit déçu ;
Sur ce sujet je veux me taire,
Moi qui n’en ai jamais rien su.

D’où sont nos sentiments issus ?
D’une étrange et lointaine terre ?
D’un plan par Cupidon conçu ?
De la sagesse trinitaire ?

Mon esprit veut se montrer tendre,
Mais sans jamais bien s’y entendre ;
Mon coeur très souvent se trompa.

Que signifie « être fidèle » ?
L’âme, n’étant pas sûre d’elle,
S’interroge, et ne répond pas.

Cochonfucius

L’arbre qui fait pleuvoir

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J’appelle l’averse et l’ondée,
Car tout le monde en a besoin ;
Un nuage venu de loin
Nous accorde l’eau demandée.

Phrases par les gouttes scandées,
Je les interprète avec soin ;
Je les comprendrai plus ou moins,
Quand je les aurai bien sondées.

Cela fait plaisir aux limaces,
Elles font leur sortie en masse,
Demandant encore plus d’eau.

Homme, ne marche point sur elles ;
Respecte leur structure frêle,
Préserve-les, gentil badaud.

Cochonfucius

Cornes de buffle

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J’ai deux cornes que l’on m’envie,
Qu’on admire de toute part ;
Munie de ce noble rempart,
Mon âme n’est point asservie.

Mes bufflonnes en sont ravies,
Ayant pour elles des égards ;
Je vois resplendir leur regard,
Montrant leur âme inassouvie.

Ne m’affronte pas, étranger,
Car tu te mettrais en danger ;
Fort belliqueuse est ma nature.

Ne va pas non plus t’affoler,
Avec toi je peux rigoler ;
Je ne manque pas d’ouverture.

Cochonfucius

Barques

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Les modestes canots d’Armor
Quittent les ports dans l’aube claire ;
Ils sont moins lourds que des galères,
Plus lestes pour tirer des bords.

Nous ne trouverons nul trésor,
Mais des poissons bien ordinaires ;
Pas de sirène débonnaire,
Mais quelques vieux crabes retors.

Large voile et longs avirons,
Nos nefs longtemps navigueront
Et toujours garderont leur charme.

Dans les ports les moins fréquentés,
Nul ne nous viendra tourmenter,
Pas même un vétilleux gendarme.

Cochonfucius

Sage vigneron

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Ce viticulteur plein d’adresse
Sauve sa vigne des dangers ;
Il l’aime mieux qu’un potager,
Car le vin procure l’ivresse.

Sa terre est sa seule maîtresse,
À d’autres il ne peut songer ;
Tous les labeurs lui sont légers,
Chaque jour est plein d’allégresse.

Il aime toutes les saisons ;
L’hiver, il chauffe sa maison
Et reste en ce lieu confortable.

Il ne se plaint pas de son sort,
Ni de la vie, ni de la mort :
Il a du bon vin sur sa table.

Cochonfucius

Sirène carnivore

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Ce monstre n’a point forme humaine,
Faut-il avoir pitié de lui ?
Peut-être pas, car il nous nuit,
Il mange plus qu’une baleine.

Sa mère était une sirène,
Un adultère l’a produit ;
De cet accouplement fortuit
Provient cette figure obscène.

Bien peu capable de tendresse,
Lui qui fut sevré de caresses,
Il vit sans amour et sans coeur.

Jamais il ne deviendra père ;
En le trépas son âme espère,
Qui de ses maux sera vainqueur.

Cochonfucius

Danse avec les arthropodes

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Ce n’est ni valse ni tango,
C’est une marche singulière ;
Ce sont des sursauts de sorcières
Et ce sont des pas inégaux.

Ces animaux, tels des nigauds,
En tous sens bougent leur derrière ;
Eux qui évitent la lumière,
Ils marmonnent en leur argot.

Tu ne les verras pas bondir,
Ni d’enthousiasme resplendir ;
Mais ils dérapent, mais ils glissent.

Nous laisserons donc ces vauriens,
Ces abrutis, ces galériens,
Ces ordures, ces immondices.

Cochonfucius

Lampe en veilleuse

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La nuit vient, je reste allumée,
Tu me vois briller faiblement ;
Je t’aide en tes déplacements,
C’est ma servitude assumée.

Les chandelles sont consumées,
Qui ne durèrent qu’un moment ;
La maison dort profondément,
Même la cuisine enfumée.

L’horloge et moi, nous écoutons
Un gars qui compte des moutons
Pour s’endormir, c’est sa coutume.

Il recompte, il n’en manque aucun ;
Il remâche son amertume,
Il re-recompte, il en manque un.

Cochonfucius

Corbeau d’argent

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Moi qui suis porteur de messages,
Je ne m’envole pas en vain ;
Je m’annonce, on m’offre du vin,
Les gens attendent mon passage.

J’appris à lire avec un mage,
J’ai quelques sonnets de sa main ;
Je range ces beaux parchemins
Avec ma collection d’images.

Je ne suis pas vêtu en deuil,
Mon plumage est plaisant à l’oeil ;
Point ne suis porteur de ténèbres.

J’habite en un lieu consacré ;
Je plaisante avec le curé,
Même quand la messe il célèbre.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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