Tiède ouverture

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Vers le Pays de Fantaisie
S’ouvre un passage inusité ;
Vers cette terre de beauté,
C’est la porte que j’ai choisie.

Mon vaisseau, c’est la poésie ;
Aux vents de la diversité
Je vogue avec ténacité,
De rimes je me rassasie.

Je me récite du latin
Sous le clair soleil du matin,
Ce Virgile est plein de sagesse.

Vais-je naviguer bien longtemps ?
Le savoir n’est pas important,
Bien d’autres choses m’intéressent.

Cochonfucius

Fruit d’automne

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Mon écorce et ma chair sont blanches,
Mon goût peut plaire à ton gosier ;
Tu n’auras rien du cerisier,
Lui qui a dénudé ses branches.

Si tu aimes les saveurs franches,
Remplis de fruits ton grand panier ;
Assieds-toi sous le marronnier,
Le troisième, celui qui penche.

La dryade dira tout bas
Deux mots pour bénir ton repas ;
Mais ils seront en langue verte.

Et plus tard, reviens-moi souvent,
Qu’il pleuve ou qu’il fasse du vent ;
Ces délices te sont offertes.

Cochonfucius

Maison qui subsiste

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C’est un modeste bâtiment
Dans une paisible ruelle ;
Jadis, peut-être, elle fut belle,
Mais nul ne s’en souvient, vraiment.

Nul n’y demeure, en ce moment,
Peu de gens se souviennent d’elle ;
La poussière s’y amoncelle,
La ruine survient, lentement.

Ses horloges sont engourdies,
Ses chambres se sont refroidies ;
C’est un tas de pierres qui dort.

Des habitants, rien ne subsiste,
La terre a recueilli leurs corps ;
Ils nous manquent, c’est un peu triste.

Cochonfucius

Saint Quadrupède

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Ce saint, que l’Écriture inspire,
Est le plus doux des animaux ;
Dans son genre il n’a point d’égaux,
Les démons contre lui conspirent.

Pour le meilleur et pour le pire,
Il soigne de chacun les maux ;
Quand il parle, il pèse ses mots,
À plus de sagesse il aspire.

Il aime la Bête à Bon Dieu ;
Il la voit monter vers les cieux,
Ce dont il a l’âme ravie.

Je l’entends prier en tout lieu,
Il suit en cela ses envies ;
Il convertit jeunes et vieux.

Cochonfucius

Fleur de vertu

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L’Amour m’abreuve de ses larmes,
Ses beaux jours se sont en allés ;
Alors, je le laisse parler,
Ma gentillesse le désarme.

« Même la tristesse a son charme »,
Lui dis-je pour le consoler ;
Son chagrin semble s’envoler,
Je vois la fin de ses alarmes.

Moi, qui sais offrir le bonheur,
Je sais que c’est à mon honneur ;
Et cela fait ma renommée.

Moi, qui parle sans me vanter,
Je vis dans un monde enchanté ;
Je suis la fleur la plus aimée.

Cochonfucius

Les ducs de Blanquefort

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Ces grands seigneurs, dans leur donjon,
Vident leurs verres en famille ;
Dans le champagne qui pétille
Ils découvrent des horizons.

« Blanquefort » est le noble nom
Dont leur identité s’habille ;
Plus fiers que des grands de Castille,
Ils portent un vaillant blason.

Aux alentours sont des cultures,
Des églises, des sépultures ;
Un charmant pays, sans mentir.

Les ducs vont parfois à la chasse
À la biche ou à la bécasse,
Mais ils ratent souvent leur tir.

Cochonfucius

Sapin lointain

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Ici vécurent mes ancêtres,
Qui leur sagesse m’ont légué ;
D’eux-mêmes toujours étant maîtres,
Ils savaient l’art de dialoguer.

Dans la forêt qui me vit naître
Vivent des hôtes distingués :
La noble dryade du hêtre
Et le vieux faune aimant draguer.

L’écureuil danse en haut du chêne,
Les oiseaux bavards se déchaînent ;
Ils disent que ce monde est beau.

Mes frères, qu’un bûcheron blesse,
Conservent toute leur noblesse,
Comme les gisants des tombeaux.

Cochonfucius

Arbre résilient

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Les gens disent que je suis frêle,
Mais mon moral est excellent ;
Ma sève a de nobles élans
Et ma dryade est la plus belle.

Au printemps, je me renouvelle,
Je redeviens un vert galant ;
Je suis solide et nonchalant,
Mon âme se croit éternelle.

J’écoute chanter les crapauds ;
Ils savent bercer mon repos,
Plusieurs animaux les envient.

Je regarde courir le daim ;
C’est un quadrupède badin
Qui sait profiter de la vie.

Cochonfucius

Bélier de Jeanne d’Arc

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Ma bergère affronta les flammes,
Et s’en attristèrent les cieux ;
En pleurèrent jeunes et vieux,
Dont elle avait séduit les âmes.

Quand on m’a raconté ce drame,
Je me mis à douter de Dieu,
Il aurait pu la garder mieux ;
Nous regretterons cette dame.

Et notre monarque en sa cour ?
Au lieu d’aller à son secours,
Il drague une marquise blonde.

Ils l’ont mise au rang des martyrs,
Mais ils devront s’en repentir,
Ils brûleront en inframonde.

Cochonfucius

La reine Aragne

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Ce beau jardin, c’est mon empire,
J’y tisse d’élégants réseaux ;
Le vent fait danser les roseaux,
Je me balance et je respire.

Ici personne ne m’admire,
Qu’importe, ce n’est pas nouveau ;
Je n’ai pas besoin de dévots,
Car ceux-là sont de tristes sires.

Des insectes sans foi ni loi
Font, en ce lieu, je ne sais quoi ;
Un papillon se croit monarque.

Presque tous achèvent leurs jours
Dans mes pièges, je suis leur Parque :
Ainsi finissent leurs amours.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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