Particule qui danse

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C’est un corpuscule vibrant
Sous l’effet d’une force obscure ;
La pesanteur, il n’en a cure,
L’espace est, pour lui, transparent.

Il n’a pas de nom, c’est marrant ;
Absent de la nomenclature
Il se déplace à l’aventure,
Car c’est, pour toujours, un errant.

Ni le passé, ni l’avenir,
Il ne saurait les définir ;
Ne croyez pas qu’il s’en alarme.

Les physiciens cherchent en vain
À capter son étrange charme ;
Mais jusqu’ici, nul n’y parvint.

Cochonfucius

Hibou silencieux

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Au mutisme je suis enclin,
Rêveur dans la nuit étoilée ;
Je pense aux âmes en allées,
Ainsi qu’à mon propre déclin.

Par mon maître, un vieux pangolin,
Me fut la clarté dévoilée ;
À d’autres je l’ai révélée,
Même au grand âne du moulin.

Nous sommes des bêtes pensantes,
Ce que bien des humains pressentent ;
Ça ne date pas d’aujourd’hui.

Mon silence point ne se brise,
Qui dure tout au long de la nuit ;
Du crépuscule à l’aube grise.

Cochonfucius

Cygne allemand

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Cet oiseau disserte sur l’Être,
C’est un penseur de bon aloi ;
Du cosmos il apprend les lois,
Finissant par bien les connaître.

Il se souvient de ses vieux maîtres,
Il les évoque maintes fois ;
C’étaient des gens dignes de foi,
Sur ce monde ouvrant des fenêtres.

Il sait des contes populaires,
Mais aussi des blagues vulgaires ;
Il les raconte en allemand.

Il a de bons copains en France,
De joyeux compagnons d’errance ;
Tout lui plaît bien, finalement.

Cochonfucius

Dragon du vin de messe

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Buvant à tire larigot,
Ce fringant dragon se déprave ;
En notre église Saint-Gustave,
Il nargue tous les buveurs d’eau.

Au bon prêtre il tourne le dos,
Dont il dévalise la cave ;
Les anges du ciel, il les brave,
Les brocardant en son argot.

Il nous sourit quand il a bu ;
De lui-même il est fort imbu,
Alors qu’il n’est qu’une fripouille.

Que faire de ce malappris ?
Nous le traitons par le mépris ;
De peu de chose il nous dépouille.

Cochonfucius

Barque amnésique

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Cette nef perdit la mémoire,
Ça ne la gêne pas beaucoup ;
Elle confond Garonne et Loire,
Ses quelques souvenirs sont flous.

Elle ignore sa propre histoire,
Ne la sachant ni peu ni prou ;
Elle décline, c’est notoire,
Elle a de l’eau perdu le goût.

Le monde lui semble un grand vide ;
L’atmosphère n’est plus limpide,
Elle porte mille dangers.

Les oiseaux lui parlent encore ;
C’est pour elle un non-sens sonore,
Un afflux de mots étrangers.

Cochonfucius

Sagesse mégalithique

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« Sobre est du dolmen la nature,
C’est bien pour cela qu’il est beau » ;
Ainsi parlait un vieux corbeau
En admirant cette structure.

Témoin d’une antique culture,
Aux légendes il fait écho ;
De très vieux textes cléricaux
Racontent cette architecture.

Plusieurs poètes éminents,
Qui vont leur rimes combinant,
Chantent ce monument étrange.

Cependant, rien n’est éternel
De minéral ou de charnel,
Pas plus les dolmens que les anges.

Cochonfucius

Arbre sans allégeance

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Ma loi, c’est la pensée sauvage,
Car je suis libre comme l’air ;
J’ai l’âme sobre et l’esprit clair,
Que nul désespoir ne ravage.

Je vis heureux, car je suis sage,
Je n’ai point de regrets amers ;
Je ne suis jamais sur les nerfs,
Jamais je ne me mets en rage.

Nul faune de moi n’est épris,
Que personne n’en soit surpris ;
Mais j’aime une dryade douce.

Je n’ai de foi dans aucun dieu,
Qu’il soit d’inframonde ou des cieux ;
Je respecte tout ce qui pousse.

Cochonfuccius

Une tour, deux mille langues

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Ce que l’un sait, l’autre l’ignore,
Chacun n’a qu’un savoir réduit ;
La rime en erreur nous induit,
Trompeur est son attrait sonore.

De lourds lexiques s’élaborent,
Qui s’agrandissent jour et nuit ;
Des érudits, le talent luit
Surtout dans l’art des métaphores.

Quand leurs arguments sont obscurs,
Quand ils débouchent sur un mur,
Il leur reste la poésie.

C’est elle qui sait le chemin
Où l’éternel effort humain
Trouve rigueur et fantaisie.

Cochonfucius

Licorne d’octobre

image de l’auteur

Que sont devenus mes plaisirs,
Pourquoi mon corps se croit-il sage ?
Comment retrouver le désir
Qui m’enflammait sur son passage ?

Je n’ai maintenant pour loisirs
Que de futiles bricolages ;
Certes, j’ai dû, pour les choisir,
Abandonner tout mon courage.

À la paresse abandonné,
Je ne sais à quoi m’adonner ;
Que le Seigneur veuille m’absoudre !

La mort dissoudra mes soucis,
Quand mon corps sera cendre et poudre ;
Car Dieu veut qu’il en soit ainsi.

Cochonfucius

Ange-oiseau

image de l’auteur

Cet ange n’a point forme humaine,
Car c’est un petit oiseau blanc ;
Son vol est assez nonchalant,
Non loin du sol il se promène.

Pour lui, pas d’errances lointaines,
Jamais de messages urgents ;
Il parle rarement aux gens,
Il ne court point la prétentaine.

En tant que serviteur de Dieu,
Il accède au plus haut des cieux ;
Son âme n’en est point blasée.

Il se nourrit d’air et d’azur ;
Ce sont des aliments très purs,
Ainsi que la fraîche rosée.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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