Bannière ducale

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C’est un étendard dans le vent,
Cet emblème est sacré pour nous ;
Sur le sol posant un genou,
Le Duc le salue noblement.

Derrière lui, trois régiments
Qui se tiennent au garde-à-vous ;
Même un vieux rhapsode est debout,
Plongé dans le recueillement.

Plus tard surviendront des penseurs,
Des plaisantins et des danseurs,
Plus un vieux moine, frère Luc.

Puis les seigneurs boiront parmi
Leurs serviteurs et leurs amis,
Trinquant à la santé du Duc.

Cochonfucius

Particule étrange

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Inexplicable est ma structure,
Je suis un objet hasardeux ;
Je suis unique, je suis deux,
Insaisissable est ma nature.

Je ne sais depuis quand je dure,
Rien n’est pour moi très lumineux ;
L’univers est un sac de noeuds,
C’est un désordre de soudures.

Ça ne saurait me tourmenter ;
Qu’importe mon identité ?
Je savoure le temps qui passe.

Toi aussi, laisse-toi flotter,
Installe ton corps dans l’espace
Et le temps, qui te vont porter.

Cochonfucius

Tortue qui chante

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Je divertis le tavernier
Avec quelques couplets débiles ;
La belle tavernière Odile
Les a transcrits sur le papier.

Les buveurs me sont familiers,
Dont les âmes sont peu subtiles ;
Le plus fidèle, c’est Achille
Qui du comptoir est le pilier.

Ils ignorent le goût de l’eau
Mais savent celui de la bière ;
Odile leur en verse à flots.

Pas de télé, pas de rugby,
Quelques chansons dans la lumière ;
Que du banal, rien de zarbi.

Cochonfucius

Tour précaire

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Une fragile tour s’élève
Dans la grise lueur du jour ;
C’est un bien modeste séjour,
Ce n’est pas un palais de rêve.

Sur la pierre le lierre court,
Qui jamais n’est à court de sève ;
Tu le verras verdir sans trêve
Comme si c’était pour toujours.

Ici fut jadis un empire
Régi par de très nobles sires ;
Les diables savent où ils sont.

L’Histoire est faite de ratages,
C’est un poème en mille pages
Qui finit en queue de poisson.

Cochonfucius

Ancre blanche

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La nef rarement voit un port,
Elle est souvent loin des rivages ;
Fuyant la guerre et ses ravages,
Elle avance en tirant des bords.

Les marins sont des hommes forts,
Tu peux compter sur leur courage ;
Ils ont vécu plusieurs naufrages
Et presque tutoyé la mort.

Ils ont croisé des blocs de glace,
Aimé des sirènes salaces
Et bu avec des ondins fous.

Les vents jamais ne se reposent ;
C’est ainsi, c’est le cours des choses
Et nous le suivrons jusqu’au bout.

Cochonfucius

Grandeur du néant

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À nos regards il est caché,
Cet étrange cousin de l’Être ;
Tout ce qui vient à disparaître
Ira chez lui se retrancher.

Personne ne le peut toucher,
Personne ne sera son maître ;
Lui, qui dans tous les lieux peut naître,
À nul d’entre eux n’est attaché.

C’est une imposante muraille,
Ce sont d’augustes funérailles
Et c’est un abîme béant.

De n’être rien, c’est sa nature,
Il surpasse ainsi les géants
Et nourrit la littérature.

Cochonfucius

Blé d’argent

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Récolte que nul ne méprise,
Trésor déployé sous les cieux ;
Son fruit se consomme aux Saints Lieux,
Dans la chapelle, dans l’église.

Les épis dansent sous la brise,
Un pavot brille en leur milieu ;
Le doux bleuet ravit mes yeux,
De cette harmonie je me grise.

Dans peu de temps viendra la nuit
Et notre vie aussi s’enfuit ;
Nous boirons la lie du calice.

Nous quitterons joies et soucis ;
Il faut s’en aller, c’est ainsi,
Ne plus voir les blés qui mûrissent.

Cochonfucius

Planète des tourteaux

image de l’auteur

Ici, quelques seigneurs étranges
Sous leur belle armure sont nus ;
Ne les prends pas pour des archanges
Oeuvrant pour des dieux inconnus.

Les politesses qu’ils échangent
Sont dans un jargon saugrenu ;
Leurs jardins sont des lacs de fange,
Nul arbre n’y est bienvenu.

Jamais ils ne m’ont fait envie,
Je ne saurais vivre leur vie :
Je ne suis pas assez subtil.

Leurs courtisans sont des éponges
Qui dans cette vase se plongent,
Goûtant ses relents volatils.

Cochonfucius

Calice au pays des merveilles

image de l’auteur

Le lapin blanc n’est pas un saint,
Que jadis poursuivit Alice ;
Mais il n’a pas trop de malice,
Pas plus qu’un très jeune poussin.

Je vois de Lewis les dessins
Qui sont marrants, c’est un délice ;
De cet univers, les coulisses
N’abritent rien de trop malsain.

Quel plaisir de perdre la boule
Avec les cartes en émoi !
Car ici, chacun se défoule.

Le calice a dit « Buvez-moi » ;
Humpty Dumpty parle à des poules,
La Reine se moque du Roi.

Cochonfucius

Trinité nébuleuse

image de l’auteur

Ces trois hypostases vieillottes
Ne font plus rien que paresser ;
Presque heureuses de régresser,
Assez loin du monde elles flottent.

Ces trois cervelles de linotte
Ont bien désappris à penser ;
L’Univers leur semble insensé,
Une harmonie de fausses notes.

Au matin chantent trois oiseaux
Pour elles, parmi les roseaux ;
Cela ne touche pas leur âme.

Leur voix qui ne parle jamais
Nous est inconnu, désormais ;
Prenons refuge en Notre Dame.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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