Aquaria

image de l’auteur

Dame de la source sacrée,
Tu fais ton oeuvre sans bouger ;
J’entends battre ton coeur léger
Sous ta belle robe échancrée.

L’eau n’est ni salée, ni sucrée,
Le mouton l’aime, et le berger ;
Suivant un parcours inchangé,
Elle reflète une aube ocrée.

La Dame n’est pas affamée
Ni par nul désir enflammée ;
Cet endroit, c’est son lieu natal.

Quand, dans cette vallée de larmes,
Viendra le jugement fatal,
Elle ignorera les alarmes.

Cochonfucius

L’oie d’argent

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Majestueuse est ma stature,
Je dis cela sans me vanter ;
Je sais danser, je sais chanter,
Je suis une oiselle immature.

J’aime marcher à l’aventure,
L’univers m’offre sa beauté ;
Mon coeur en reçoit la clarté,
Le fier Pégase est ma monture.

Un pluvian me sert d’écuyer,
Sur la route il sait m’aiguiller ;
Rieur est son tempérament.

Mes valises ne sont pas lourdes,
Que mes valets portent gaîment ;
Ils ont du bon vin dans leur gourde.

Cochonfucius

La tour s’incline

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Les murs ne se tiennent pas droits,
Ils donnent au vent trop de prise ;
Être à la merci de la brise,
Ça déstabilise le toit.

La charpente est de mauvais bois
Qui peut se rompre, par surprise ;
Avec lui notre espoir se brise,
Cela nous met en désarroi.

Par les vallons, par les collines
Marche une armée picrocholine ;
Les nôtres partent en courant.

Cette tour à choir se dispose ;
Innombrables en sont les causes,
Croyez-moi, ce n’est pas marrant.

Cochonfucius

Hoc est Porcus

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Ce porc de plume et d’encrier
Vit une vie assez sereine ;
Les mots futiles qu’il égrène,
Il ne sait comment les trier.

Jamais il n’a vu de sirène,
Jamais de licorne-bélier ;
Mais il a, sur eux, publié
Des vers que sa muse parraine.

C’est un rêveur, pas un rebelle ;
Il sourit quand sa vie est belle,
Comme le ferait un humain.

Pour le peu qu’il lui reste à vivre,
Il s’abritera dans ses livres ;
La poésie est son chemin.

Cochonfucius

Visage souriant

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Un petit dieu, dans le silence,
Regarde décliner le jour ;
Un blanc nuage est son séjour,
Il y vautre son indolence.

Son domaine n’est pas immense,
Il en a vite fait le tour ;
Forts calmes sont les alentours,
Les vents y sont pleins de clémence.

Souvent, il sourit sans raison,
À toute heure, en toute saison ;
Car c’est un être bien frivole.

Un petit sylphe déluré
Lui a du bon vin procuré ;
Il trinque avec ce bénévole.

Cochonfucius

Planète Elatandra

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Sur cet astre on n’ose nommer
D’aucun nom les amours nouvelles ;
Les sentiments que l’on révèle,
On craint de les voir consumés.

Aimer, c’est être désarmé,
Surtout si l’on reste fidèle ;
Abélard en est le modèle,
Qui fut en moine transformé.

En ce Pays de Poésie,
Nous cultivons nos fantaisies
Pour délirer seuls, ou par deux.

L’amour dont nous avons mémoire
Ne provient pas d’un vieux grimoire,
Mais de notre sort hasardeux.

Cochonfucius

Reptile volant

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C’est un prédateur plein de charme,
Mais son langage est hasardeux ;
Il passe pour un galvaudeux
Auprès de ses compagnons d’armes.

Son maître à penser fut un Carme
Qui lui apprit à servir Dieu ;
Pour trouver le chemin des cieux,
Il souffrit, retenant ses larmes.

Il se complaît dans la torpeur,
Il lit des livres obsolètes ;
Trop de travail, ça lui fait peur.

Comme un coq avec ses poulettes,
Il goûte d’Éros les parfums ;
Il leur trouve un goût de nerprun.

Cochonfucius

Vie d’un volatile

image de l’auteur

C’est un oeuf à coquille rose
Dans son nid parmi les roseaux ;
Il en sort un drôle d’oiseau
Qui sur une pierre se pose.

Puis il déclame de la prose,
Mais il déforme tous les mots ;
Ça fait rire les animaux,
Ce piaf qui bizarrement cause.

Nul n’est venu le pourchasser,
Nul ne le viendra tracasser ;
Il se vautre dans sa paresse.

Les poissons, pour lui, sont sacrés,
Il ne veut pas les massacrer ;
Ils sont l’objet de sa tendresse.

Cochonfucius

Trois feuilles magiques

image de l’auteur

Filles d’un arbuste enchanté,
Nous avons mille remembrances ;
Nous transcendons les apparences,
Le monde est par nous décanté.

Nous savons l’art de méditer,
Cela nous plonge dans la transe ;
Nous sommes vives, sans outrance,
Ignorant la cupidité.

Nous vivons sans biens temporels,
Sans petits ennuis corporels ;
Cela n’a rien de méritoire.

Sur les monts chante le chocard
Qui toujours se tient à l’écart,
Lui qui jamais n’eut d’auditoire.

Cochonfucicus

Sanctuaire insolite

image de l’auteur

C’est dans ce temple peu commun
Que sont les démons redoutables ;
Devant ces monstres véritables
Ne nous montrons pas importuns.

Ils distillent d’affreux parfums,
C’est effrayant, c’est lamentable ;
Ils ont des boissons non potables,
Toxiques pour tout un chacun.

Ordurières sont leurs paroles,
Et de plus, lourdes d’hyperboles ;
Ce sont des êtres médisants.

S’affrontant à coup d’immondices,
Ils s’infligent des préjudices ;
Leur regard devient méprisant.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

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Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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