Barque de septembre

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Je vais de l’une à l’autre rive,
Sans craindre les nuages noirs ;
Je vais du matin jusqu’au soir,
J’aime les errances tardives.

Quelques ondines fugitives
Discrètement se laissent voir ;
Elles sont porteuses d’espoir,
Ces ambassadrices furtives.

L’ondin dans son manoir s’endort,
Les feux s’allument dans le port ;
Je veux reposer ma carène.

Je ne vais donc rien ajouter,
Mieux vaudra la voix souveraine
Du silence, à n’en point douter.

Cochonfucius

Étoile de sable

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Je ne vois rien quand je la sonde,
Malgré mes calculs rigoureux :
Le ciel qui en lumière abonde
Ici paraît avoir un creux.

Pourrait-il s’agir d’un non-monde ?
D’un métacosmos fabuleux ?
Ah, mon ignorance est profonde,
Tout ça me semble nébuleux.

C’est comme un signal de détresse,
Ce soleil qui jamais ne luit
Mais les lois du monde transgresse.

Mes yeux fixent le ciel de nuit
Qui me semble un tableau funèbre ;
J’y cherche l’astre de ténèbres.

Cochonfucius

Grenouille démoniaque

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Je suis la diablesse Artémise,
Préparatrice de poisons ;
Je fais des trous dans les cloisons
Pour voir les nonnes sans chemise.

Douze hommes sont sous mon emprise
Et je ris de leur déraison ;
Ils en ont pour plusieurs saisons,
Chacun d’eux souffre et se méprise.

Je leur ferai perdre la foi
Ainsi que leur respect des lois ;
Ils vivront en disharmonie.

Je défie leurs prédicateurs,
Les experts et les amateurs ;
Car le Créateur je renie.

Cochonfucius

Dragon de sable

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Le dragon noir n’a pas de loi,
Il est dépourvu de repères ;
Avec des femmes adultères
Il se débauche, et puis il boit.

Lui, qui jamais n’eut le coeur droit,
Vécut d’entreprises précaires ;
Douteuses furent ses affaires,
Des arnaqueurs il fut le roi.

Ses regards sont pleins d’insolence ;
Fausses sont toutes ses balances,
Impertinents sont ses discours.

La Terre est par lui profanée
Au fil des jours et des années ;
Contre lui je cherche un recours.

Cochonfucius

Chèvre de sable

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Je marche le long d’un ravin,
Je suis une bête indocile ;
J’évite les parcours faciles,
Tu me les montres, c’est en vain.

Chevrier, va boire ton vin,
Prends tes aises dans ton asile ;
Moi, j’irai voir le bouc Basile,
C’est un reproducteur divin.

Ici vient aussi le Satyre
Que tant de bergers combattirent ;
Tous les trois, nous nous égayons.

Nous sauterons comme des lièvres,
Baignés dans les tièdes rayons
D’un soleil qui n’a rien de mièvre.

Cochonfucius

Grenouille gonflante

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C’est une arrogante grenouille
Qui se moque d’un ruminant ;
Elle dit que c’est une andouille,
Plus quelques mots inconvenants.

L’oeil du boeuf de larmes se mouille,
Il trouve tout ça consternant ;
Ne sachant répondre, il bredouille,
L’autre l’écoute en ricanant.

Imperméable à tout reproche,
Elle sourit, c’est plutôt moche ;
Cet animal n’est pas gentil.

Cette ambulante catastrophe
Est racontée en quelques strophes
Dans un très vieux grimoire, en chti.

Cochonfucius

Hexapode nonchalant

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Je ne fais que ce qui m’agrée,
J’agis de façon pondérée ;
Moi qui laisse en paix l’univers,
Je bois des coups, j’écris des vers.

Mon âme n’est pas égarée,
Qui au Réel est amarrée ;
Je reste bien au chaud l’hiver,
En été je me mets au vert.

Très modestes sont mes envies,
Je mène une bien simple vie ;
Ce n’est pas un chemin de croix.

Aujourd’hui ma vigueur décroît,
Mon faible coeur est presque froid ;
Il tremble, il hésite, il dévie.

Cochonfucius

Sagesse du félin songeur

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Il sait du Cosmos les décrets,
Il sait les lois de l’atmosphère ;
Il sait d’un rien se satisfaire,
Ce félin modeste et discret.

Celle qu’il aimait en secret,
Où est-elle ? C’est un mystère ;
Il reste donc célibataire,
Cette vie n’est pas sans attraits.

Démêlant d’un rêve les spires,
Il prend des notes, ça l’inspire ;
Il en déduit je ne sais quoi.

Survient une dryade frêle
Qui, loin de lui chercher querelle,
Le conduit au fond des grands bois.

Cochonfucius

Horrible Créature

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Ici survient un démon blême,
Un adversaire de la foi ;
Il dénigre l’Être Suprême
Et ses très équitables lois.

Il complique tous nos problèmes,
C’est un contradicteur sournois ;
Il réfute nos théorèmes,
Les logiciens sont aux abois.

Il vécut toujours à la marge,
Assez subtil mais un peu barge ;
Volontaire, mais indécis.

Que faire de ce pauvre diable ?
Les dieux on auront-ils souci ?
Son sort est-il indécidable ?

Cochonfucius

Kobold ailé

image de l’auteur

Ce monstre plane sur nos terres,
Sur la vigne et sur d’autres lieux ;
Lui, qui naquit sous d’autres cieux,
Ne connut ni père ni mère.

Ce n’est pas un foudre de guerre,
Mais un vieux démon paresseux ;
Il mange des rebuts poisseux
Que nul ne lui dispute guère.

Il est fragile, il vole bas,
Son haleine sent le tabac ;
Il est presque aussi laid qu’un homme.

Quand la fin du monde viendra,
Un tribunal le jugera :
C’est celui du Pape de Rome.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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