Iceweasel

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C’est un carnivore hivernal,
Sa silhouette n’est pas laide ;
Son ange gardien pour lui plaide
En un céleste tribunal.

Distingue-t-il le bien du mal ?
Parfois à son caprice il cède ;
La fringale qui le possède
Fait périr plus d’un animal.

Pris de remords (c’est salutaire),
Les ossements il met en terre ;
Il se repent, mais un peu tard.

Peu après, toute honte bue,
Sur une autre proie il se rue ;
Incorrigible est ce viandard.

Cochonfucius

Hipposaure magistral

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J’aime enseigner, chercher aussi,
Car je sais cultiver le doute ;
Mon humble esprit trace sa route,
Ses repères sont imprécis.

Je passe le jour sans souci,
Puisant le savoir goutte à goutte ;
Un oiseau chante et je l’écoute,
Les heures filent vite ainsi.

Ma bibliothèque incomplète
À mille rêveries se prête ;
J’apprécie de tels aliments.

Pauvre corps et faible stature
M’a conférés Dame Nature ;
Je ne lui en veux nullement.

Cochonfucius

Floraison baroque

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Je suis baroque, et pas barbare,
Je pousse dans tes rêves gris ;
Mais de moi, ne sois pas épris,
Car, quand vient l’aube, je me barre.

Je peux te changer en Icare,
En os de seiche, en vieux débris ;
Tu ne dois pas chercher d’abri,
Jamais nul ne me contrecarre.

Tu dis que tout ça n’est pas beau,
Mais c’est annoncé par Rimbaud
En son langage de prophète.

Il l’a prêché à Charleville
Devant la multitude vile,
Devant la foule stupéfaite.

Cochonfucius

Rayons sans reflets

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Cette étoile est vraiment lointaine,
Inconnaissable, sans mentir ;
Très sombre est son vaste domaine,
Des trous noirs viennent l’obscurcir.

Auprès de ses planètes naines,
Une comète peut surgir ;
Porteuse d’une longue traîne,
Elle peut noircir et blanchir.

— Comment croire à ton existence,
Astre auquel nul chercheur ne pense ?
Nous croyons ce que nous voyons.

— Je préfère être désirée
Que découverte et dévorée ;
Nul ne percevra mes rayons.

Cochonfucius

Cavalier distrait

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Je laisse flotter mon esprit,
J’écoute une invisible lyre ;
Un noir corbeau jette son cri,
Mon coeur n’a pas ce qu’il désire.

Mon grand cheval, d’amour épris,
S’éloigne de moi sans rien dire ;
Je laisse aller ce malappris,
Moi qui en connus de bien pires.

Cette inaction me rend nerveux,
Je ne sais pas ce que je veux ;
De noirs pressentiments m’obsèdent.

C’est sous un soleil éclatant
Qu’aux manoeuvres l’armée procède ;
La chose n’a rien d’épatant.

Cochonfucius

Grandeur du trèfle

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C’est du trèfle, ça pousse bien,
Épargne-lui donc la tondeuse ;
C’est une plante vigoureuse,
Moi, je ne lui reproche rien.

Puisqu’à cette terre il convient,
Donne-lui cette plaine herbeuse ;
Il peut la rendre plus heureuse
Il sera son meilleur soutien.

Lui dont la sagesse est profonde,
Grâce à lui la richesse abonde ;
Honorons-le pour tous ces dons.

Aussi longtemps que sa fleur dure,
Jusqu’au temps de grande froidure,
Qu’il agrémente nos sillons.

Cochonfucius

Ange sénile

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Je vole assez mal, je suis vieux,
Mon âme n’est plus très sereine ;
Au coeur du brouillard je me traîne,
Loin de la terre et loin des cieux.

Terne est le soleil à mes yeux,
Ternes les yeux de notre Reine ;
Les pauvres défunts me comprennent,
Dans leur tombe ils ne vont pas mieux.

C’est notre commune infortune ;
Anges et démons sous la lune
Semblablement vont s’affligeant.

Il nous faut vieillir, c’est logique,
Qu’importent nos voix nostalgiques ?
Ça n’intéresse pas les gens.

Cochonfucius

Mille racines

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L’arbre s’étale dans l’espace,
Dont le tronc nous semble une tour ;
De feuilles sont ses beaux atours
Qui la plus fine soie surpassent.

Différente est son autre face,
Occupant un obscur séjour ;
Les racines, sans voir le jour,
Forment une vaste surface.

Les branches montent vers les cieux
Où sont les anges et les dieux ;
C’est grâce à leurs soeurs souterraines.

Le grand arbre les aime bien ;
Il ne les privera de rien,
Lui qui les tient pour souveraines.

Cochonfucius

Idéogramme indéchiffrable

image de l’auteur

Je fis diverses conjectures
Pour lire ce glyphe inconnu ;
Mais je n’y suis point parvenu,
Déroutante est cette écriture.

Ce lieu, c’est une sépulture
Où repose un cadavre nu ;
L’homme qui fut druide chenu
Aux siècles servit de pâture.

Près de lui dort son grand cheval,
Témoin de ses dernières heures ;
Alentour, des fantômes pleurent.

Sous un grand soleil estival,
Les tombeaux gardent leur mystère ;
Que signifie ce caractère ?

Cochonfucius

Escuiruel d’inframonde

image de l’auteur

Un puits s’ouvre sous un rocher,
Mais sans aucune eau, que je sache ;
Évite de t’en approcher,
Un écureuil d’enfer s’y cache.

Avec son sabre, il peut trancher,
Il peut découper une vache ;
Son couteau, de corne emmanché,
La tête et les membres détache.

Il extermine les renards
Et massacre les saint-bernards ;
C’est un démon des plus sauvages.

Ne sois pas son prochain repas,
Qu’il n’ait pas ton sang pour breuvage ;
Ce diable ne pardonne pas.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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