Planète caniculaire

image de l’auteur

Notre air nous brûle, et c’est malsain ;
Perdus dans la lumière blanche,
Pris d’une soif que rien n’étanche,
Nous invoquerons tous les saints.

Au sol tombent nos fantassins,
De vils démons sur eux se penchent ;
Meurent les arbres et leurs branches,
Victimes du ciel assassin.

La nature est notre ennemie ;
Sa haine jamais endormie
Semble une infâme déraison.

Bientôt se tairont tous nos chantres,
Des tombeaux seront leurs maisons ;
Le Diable rira, dans son antre.

Cochonfucius

Dame Chouette

image de l’auteur

Je ne suis pas une vestale,
Je n’en ai pas la chasteté ;
J’aimais voir le fils de Dédale
Affrontant du ciel la clarté.

Pleine de sagesse animale,
Je m’attache à la vérité ;
Je fuis la noirceur infernale,
J’aime pourtant l’obscurité.

Je suis pauvre et je suis honnête,
En sont témoins tous mes amants ;
Eux que jamais je ne maltraite.

Je leur dois d’assez bons moments,
De nocturnes instants de fête ;
Qui en écrira le roman ?

Cochonfucius

Planète Paradisiacandra

image de l’auteur

Calmes nuits et paisibles jours,
Plaisant paysage sonore ;
Les oiseaux bénissent l’aurore
Qui vient consacrer leurs amours.

La lune au ciel nocturne court,
Un dragon parfois la dévore ;
Mais cela, nul ne le déplore,
On attend juste son retour.

Ce paradis n’est pas perdu,
Mais sans humains, bien entendu ;
Ainsi, la nature est parfaite.

Serpent, ça peut te décevoir ;
Veuille ne pas t’en émouvoir,
Fort honorable est ta défaite.

Cochonfucius

Deux clés sur une table

image de l’auteur

Un trésor est dissimulé
Ici, ce n’est pas un mystère ;
Soit dans la cave au sol de terre,
Soit au fond du grenier à blé.

À ce pactole accumulé
Ont prétendu deux légataires ;
Pour ce, nul besoin de notaire,
D’un coffre il faut trouver la clé.

J’en vois deux, semblables entre elles ;
Une à chacun devrait échoir,
Celle du trésor, c’est laquelle ?

Impossible de le savoir !
L’un des deux héritiers modèles
À ce jeu va se faire avoir.

Cochonfucius

Aquaria

image de l’auteur

Dame de la source sacrée,
Tu fais ton oeuvre sans bouger ;
J’entends battre ton coeur léger
Sous ta belle robe échancrée.

L’eau n’est ni salée, ni sucrée,
Le mouton l’aime, et le berger ;
Suivant un parcours inchangé,
Elle reflète une aube ocrée.

La Dame n’est pas affamée
Ni par nul désir enflammée ;
Cet endroit, c’est son lieu natal.

Quand, dans cette vallée de larmes,
Viendra le jugement fatal,
Elle ignorera les alarmes.

Cochonfucius

L’oie d’argent

image de l’auteur

Majestueuse est ma stature,
Je dis cela sans me vanter ;
Je sais danser, je sais chanter,
Je suis une oiselle immature.

J’aime marcher à l’aventure,
L’univers m’offre sa beauté ;
Mon coeur en reçoit la clarté,
Le fier Pégase est ma monture.

Un pluvian me sert d’écuyer,
Sur la route il sait m’aiguiller ;
Rieur est son tempérament.

Mes valises ne sont pas lourdes,
Que mes valets portent gaîment ;
Ils ont du bon vin dans leur gourde.

Cochonfucius

La tour s’incline

image de l’auteur

Les murs ne se tiennent pas droits,
Ils donnent au vent trop de prise ;
Être à la merci de la brise,
Ça déstabilise le toit.

La charpente est de mauvais bois
Qui peut se rompre, par surprise ;
Avec lui notre espoir se brise,
Cela nous met en désarroi.

Par les vallons, par les collines
Marche une armée picrocholine ;
Les nôtres partent en courant.

Cette tour à choir se dispose ;
Innombrables en sont les causes,
Croyez-moi, ce n’est pas marrant.

Cochonfucius

Hoc est Porcus

image de l’auteur

Ce porc de plume et d’encrier
Vit une vie assez sereine ;
Les mots futiles qu’il égrène,
Il ne sait comment les trier.

Jamais il n’a vu de sirène,
Jamais de licorne-bélier ;
Mais il a, sur eux, publié
Des vers que sa muse parraine.

C’est un rêveur, pas un rebelle ;
Il sourit quand sa vie est belle,
Comme le ferait un humain.

Pour le peu qu’il lui reste à vivre,
Il s’abritera dans ses livres ;
La poésie est son chemin.

Cochonfucius

Visage souriant

image de l’auteur

Un petit dieu, dans le silence,
Regarde décliner le jour ;
Un blanc nuage est son séjour,
Il y vautre son indolence.

Son domaine n’est pas immense,
Il en a vite fait le tour ;
Forts calmes sont les alentours,
Les vents y sont pleins de clémence.

Souvent, il sourit sans raison,
À toute heure, en toute saison ;
Car c’est un être bien frivole.

Un petit sylphe déluré
Lui a du bon vin procuré ;
Il trinque avec ce bénévole.

Cochonfucius

Planète Elatandra

image de l’auteur

Sur cet astre on n’ose nommer
D’aucun nom les amours nouvelles ;
Les sentiments que l’on révèle,
On craint de les voir consumés.

Aimer, c’est être désarmé,
Surtout si l’on reste fidèle ;
Abélard en est le modèle,
Qui fut en moine transformé.

En ce Pays de Poésie,
Nous cultivons nos fantaisies
Pour délirer seuls, ou par deux.

L’amour dont nous avons mémoire
Ne provient pas d’un vieux grimoire,
Mais de notre sort hasardeux.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.