Reptile volant

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C’est un prédateur plein de charme,
Mais son langage est hasardeux ;
Il passe pour un galvaudeux
Auprès de ses compagnons d’armes.

Son maître à penser fut un Carme
Qui lui apprit à servir Dieu ;
Pour trouver le chemin des cieux,
Il souffrit, retenant ses larmes.

Il se complaît dans la torpeur,
Il lit des livres obsolètes ;
Trop de travail, ça lui fait peur.

Comme un coq avec ses poulettes,
Il goûte d’Éros les parfums ;
Il leur trouve un goût de nerprun.

Cochonfucius

Vie d’un volatile

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C’est un oeuf à coquille rose
Dans son nid parmi les roseaux ;
Il en sort un drôle d’oiseau
Qui sur une pierre se pose.

Puis il déclame de la prose,
Mais il déforme tous les mots ;
Ça fait rire les animaux,
Ce piaf qui bizarrement cause.

Nul n’est venu le pourchasser,
Nul ne le viendra tracasser ;
Il se vautre dans sa paresse.

Les poissons, pour lui, sont sacrés,
Il ne veut pas les massacrer ;
Ils sont l’objet de sa tendresse.

Cochonfucius

Trois feuilles magiques

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Filles d’un arbuste enchanté,
Nous avons mille remembrances ;
Nous transcendons les apparences,
Le monde est par nous décanté.

Nous savons l’art de méditer,
Cela nous plonge dans la transe ;
Nous sommes vives, sans outrance,
Ignorant la cupidité.

Nous vivons sans biens temporels,
Sans petits ennuis corporels ;
Cela n’a rien de méritoire.

Sur les monts chante le chocard
Qui toujours se tient à l’écart,
Lui qui jamais n’eut d’auditoire.

Cochonfucicus

Sanctuaire insolite

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C’est dans ce temple peu commun
Que sont les démons redoutables ;
Devant ces monstres véritables
Ne nous montrons pas importuns.

Ils distillent d’affreux parfums,
C’est effrayant, c’est lamentable ;
Ils ont des boissons non potables,
Toxiques pour tout un chacun.

Ordurières sont leurs paroles,
Et de plus, lourdes d’hyperboles ;
Ce sont des êtres médisants.

S’affrontant à coup d’immondices,
Ils s’infligent des préjudices ;
Leur regard devient méprisant.

Cochonfucius

Une biche attentive

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Fraîche rivière où je viens boire,
Du paradis tu es le seuil ;
Je fais de toi mon oratoire
Sous le regard des écureuils.

Sur ta rive, les eupatoires
Se dressent dans tout leur orgueil ;
J’apprécie leur aimable accueil,
Je les appelle « Fleurs de Gloire ».

Ces bois sont parfois pleins de charme,
D’autres jours, j’y verse des larmes ;
Ces fleurs savent m’émerveiller.

La vie, c’est une brève flamme,
Qu’elle soit de biche ou de femme ;
Pas trop facile à surveiller.

Cochonfucius

Ancre flottante

image de l’auteur

C’est la plus légère du monde,
Neptune peut te le jurer ;
Elle est capable d’assurer
Au vaisseau sa place sur l’onde.

Autour de la planète ronde
Les marins vont s’aventurer ;
La nef bénie par le curé
Ne craindra pas les eaux profondes.

« Quel prodige, une ancre qui flotte !
Il m’en faut une, saperlotte ! »,
Disait l’armateur, Maître Porc.

Un vieux capitaine, à sa table,
Un connaisseur de chaque port,
Trouvait ce progrès contestable.

Cochonfucius

Maison de nulle part

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Derrière son rideau de lierre,
Jardin sans rime ni raison ;
Puis, la demeure familière,
Une bien modeste maison.

Au soir elle prend la lumière
D’un soleil bas sur l’horizon ;
L’hiver, quand ronfle la chaudière,
C’est une assez sombre saison.

Les occupants, des gens futiles,
Au monde n’étant plus utiles,
Baignent dans leur simplicité.

Maison bizarrement foutue,
On s’accoutume à l’habiter,
Bien au calme elle se situe.

Cochonfucius

Coq sans nom

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Moi qui n’eus jamais de métier,
Je n’ai pas gaspillé ma force ;
Très tendre sous ma rude écorce,
J’ai du coeur et de la pitié.

Jamais je ne fus un routier,
Jamais je n’ai chassé le morse ;
Un son puissant sort de mon torse,
Je chante avec mon corps entier.

Mon esprit fait des étincelles,
Ça fait applaudir les oiselles
Qui jamais ne me disent non.

Par un oubli fort regrettable,
Je n’ai jamais reçu de nom ;
Mais j’ai pour surnom « Redoutable ».

Cochonfucius

Forteresse précaire

image de l’auteur

Ici vivent trois égarés,
Trois malheureux rois sans couronne ;
Ils vivent de ce qu’on leur donne,
Ces monarques désemparés.

Dans leur petit jardin carré,
Les récoltes ne sont point bonnes ;
Peu s’en faut qu’ils ne l’abandonnent,
Tant ce courtil est mal barré.

Nul sujet ne leur fut fidèle,
Bientôt s’éteindra leur chandelle ;
Le froid viendra les assaillir.

Les murs abritent leur paresse
Et tous leurs espoirs disparaissent ;
Sans nul doute, ils vont défaillir.

Cochonfucius

Berceau de Jules Laforgue

image de l’auteur

C’est dans un recoin de l’espace
Que se forma ce noble coeur ;
Il eut des frères et des soeurs
Dont nous n’avons que peu de traces.

Alors, au fil du temps qui passe,
Surgirent bonheur et malheur ;
Ce rêveur, ce futur auteur,
D’une Muse il voyait la face.

Il n’aimait rien, il aimait tout,
Il était sage, il était fou ;
Il était un peu solipsiste.

Il n’était point déshérité,
Mais certains jours, il était triste,
Lui qui cherchait la vérité.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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