Lézard d’argent

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J’entends ce reptile moqueur
Qui rit de sa voix argentine ;
Il dit des fables florentines
Qu’il connaît à peu près par coeur.

Il suivit le grand Paul Ricoeur
Dans une fête estudiantine ;
Il but de la Bénédictine,
Une fine et forte liqueur.

J’aime bien ce lézard sans gloire ;
En sa compagnie j’irai boire
En taverne quelques demis.

Nul homme envers lui n’est sévère,
Bien qu’après trois ou quatre verres
Il se gausse de ses amis.

Cochonfucius

Impraticable pont

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Il fut mal fait, votre boulot,
Pontonniers des lointains parages ;
Contemplant un pareil ouvrage,
On voudrait se jeter à l’eau.

Indifférent s’en va le flot
Vers une mer aux blanches plages ;
Sur le vieux chemin de halage
Cheminent piétons et vélos.

Le constructeur a répondu :
« J’ai fait cela, bien entendu,
Pour divertir les libellules ».

Dit-il cela pour se moquer ?
Il montre un art de provoquer,
Cela n’est pas si ridicule.

Cochonfucius

Planète Engrenage

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Sur cet astre, mille chandelles,
Sa douce lueur en fait foi ;
Les astronomes d’autrefois
Trouvaient la chose fort nouvelle.

Je n’y vois aucune hirondelle,
Montre-les-moi si tu en vois ;
Tu sais observer mieux que moi,
Je t’ai toujours pris pour modèle.

Des exoplanètes, souvent,
L’écosystème est décevant ;
Et ne me parle des lunes.

Elles inspirent les rimeurs
Qui aiment croire à des rumeurs ;
De compétence, ils n’ont aucune.

Cochonfucius

Coq de combat

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Je suis vif, bien que je sois doux ;
La basse-cour est mon empire.
Arès, dieu des combats, m’inspire,
Mes rivaux en souffrent beaucoup.

Je suis un Coq, un Dieu jaloux,
Laissez mes poules, tristes sires !
Jamais vos voix ne m’adoucirent,
L’un de mes aïeux fut un loup.

Mes compagnes ont des amies
Que j’aime travailler au corps ;
Elle feignent d’être endormies.

On m’admire, car je suis fort,
Cela n’est pas si ridicule :
L’amour me transforme en Hercule.

Cochonfucius

Piaf-Tonnerre en ses remembrances

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Au lieu de dormir, Piaf-Tonnerre
Avec lui-même a débattu ;
Ce drôle d’oiseau, le sais-tu,
Est presque septuagénaire.

Il a même été militaire,
Mais il n’a jamais combattu ;
Il fut comiquement vêtu
D’une tenue réglementaire.

Il est maintenant plumitif,
Je ne sais trop par quels motifs ;
Une oiselle en est amusée.

Il nous offre des vers simplets ;
Il écrit comme ça lui plaît,
Son âme n’est pas très rusée.

Cochonfucius

Astre portatif

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Cet astre est fin, c’est amusant,
Autant qu’une bulle légère ;
Il émet un peu de lumière
Qui nous chauffe en se diffusant.

De le transporter, c’est plaisant,
Il est moins lourd qu’un réverbère ;
On dit qu’un marabout berbère
Trouva les mots le réduisant.

Plus doux qu’une lune sereine,
Il charme des rois et des reines ;
Aussi, l’infante d’Aragon.

Une lune vers lui dévie
Parce qu’elle en avait envie,
Tentée par ce soleil second.

Cochonfucius

Renard gris

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Vêtu de fourrure cendrée,
Du bois je me tiens à l’orée ;
Moi qui ne fais rien de pervers,
Je goûte ces ombrages verts.

Victimes par moi capturées,
Par qui serez-vous déplorées ?
Qui vous consacrera des vers ?
Toute médaille a son revers.

Dès que ma faim fut assouvie,
De tuer je n’eus plus envie ;
Qu’importent deux rongeurs, ou trois ?

Au nom des dieux, auxquels je crois,
Nul malheur ne me laisse froid ;
Je n’agis que pour ma survie.

Cochonfucius

Petit dieu carnivore

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Je mange, sans en avoir honte,
Quelques oiseaux, quelques rongeurs ;
J’élimine des ravageurs,
De cela tu dois tenir compte.

Je n’avale aucun mastodonte,
Mon estomac manque d’ampleur ;
Mais l’oiselle, malgré ses pleurs,
Je la dévore, elle et sa ponte.

Parfois je me nourris très peu,
Tout juste un campagnol, ou deux ;
Je n’ai pas de pain, ni de beurre.

Ça ne fait rien, je suis heureux ;
Qu’importe un repas plantureux ?
Je sais mieux employer mes heures.

Cochonfucius

Sagesse des oiseaux

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Nul oiseau n’a l’âme cruelle,
Ni l’aigle ni le passereau ;
Ni le vénérable corbeau,
Ni l’amoureuse tourterelle.

L’un prend un ami sous son aile,
L’autre me dit d’aimables mots ;
Le pinson prêche sous l’ormeau,
La grive boit sous la tonnelle.

Pour avoir sauvé la fourmi,
La colombe est sauvée aussi ;
La Fontaine en fit un poème.

Oiseaux qui savez l’art d’aimer
Sans pour autant vous enflammer,
Cent mille poètes vous aiment.

Cochonfucius

Chêne-barde

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Mots d’arbre lancés dans le vent,
Mots qui traversent mon écorce ;
C’est au vent qu’ils doivent leur force,
Lui que je remercie souvent.

S’en amusent les paysans,
Rudes gaillards au puissant torse ;
Leurs ancêtres vinrent de Corse,
De Bacchus ils sont partisans.

Le chant charme aussi les oiseaux ;
Sa mélodie n’est pas brutale,
Je la tiens d’un frêle roseau.

Le texte émane de ma sève
Que nourrit ma terre natale ;
Ou bien, tout cela n’est qu’un rêve.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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