Masque d’argent

image de l’auteur

Chamane en diable déguisé,
Masque à la couleur bien choisie ;
Il propage des hérésies,
N’allons point les analyser !

Avec lui, j’aime à deviser,
Car sa parole est poésie ;
Que nul n’en ait de jalousie,
Ni ne le veuille mépriser.

Il n’a pas d’agissements louches ;
Le malheur des autres le touche,
Il fera des efforts pour eux.

À ses disciples il enseigne
Quelques mystères ténébreux
Qu’il découvrit sous d’autres règnes.

Cochonfucius

Papillon solipsiste

image de l’auteur

Je sais que l’univers est vide,
Ou bien c’est un jeu de miroirs ;
Comme une charade à tiroirs
Ou comme un jeu de mots stupide.

Ma mémoire est claire et limpide,
Un plan que trace un crayon noir ;
Le cosmos n’est pas un manoir,
Ce n’est qu’un fantasme insipide.

Illusoires, le blanc, le rouge
Et la forme de ce qui bouge ;
De réel, je n’ai que l’ennui.

Seule mon âme hyperactive
M’encourage pour que je vive
Mes nuits sans jour, mes jours sans nuit.

Cochonfucius

Mur du Ponant

image de l’auteur

C’est une digue de fortune,
De granit aux rivets d’acier ;
Oeuvre d’un aimable sorcier,
C’est un rempart contre Neptune.

Je voudrais, sous la pleine lune,
Reine, que vous l’admirassiez ;
Il mérite d’être apprécié,
Ce monument de pierres brunes.

Vous délaisserez votre Cour
Qui sans vous peut suivre son cours ;
La vie du port est moins austère.

L’ondin vous fera des présents ;
Puis, dans son langage amusant,
Tiendra des propos délétères.

Cochonfucius

Dame d’un jeu de cartes

image de l’auteur

Dame ni de coeur ni de pique,
Ni de trèfle, ni de carreau ;
Pas même dame de tarot,
Je suis une figure épique.

Reine d’un terroir utopique,
Je chante avec Clément Marot ;
Il est rimeur, il est faraud,
J’aime son humour ésopique.

Allons, c’est tout pour aujourd’hui,
Tu dois m’aimer comme je suis,
Noble reine et dame précaire.

Au vent je prendrai mon envol,
Puis je tomberai sur le sol
Et je serai Dame de Terre.

Cochonfucius

Iceweasel

image de l’auteur

C’est un carnivore hivernal,
Sa silhouette n’est pas laide ;
Son ange gardien pour lui plaide
En un céleste tribunal.

Distingue-t-il le bien du mal ?
Parfois à son caprice il cède ;
La fringale qui le possède
Fait périr plus d’un animal.

Pris de remords (c’est salutaire),
Les ossements il met en terre ;
Il se repent, mais un peu tard.

Peu après, toute honte bue,
Sur une autre proie il se rue ;
Incorrigible est ce viandard.

Cochonfucius

Hipposaure magistral

image de l’auteur

J’aime enseigner, chercher aussi,
Car je sais cultiver le doute ;
Mon humble esprit trace sa route,
Ses repères sont imprécis.

Je passe le jour sans souci,
Puisant le savoir goutte à goutte ;
Un oiseau chante et je l’écoute,
Les heures filent vite ainsi.

Ma bibliothèque incomplète
À mille rêveries se prête ;
J’apprécie de tels aliments.

Pauvre corps et faible stature
M’a conférés Dame Nature ;
Je ne lui en veux nullement.

Cochonfucius

Floraison baroque

image de l’auteur

Je suis baroque, et pas barbare,
Je pousse dans tes rêves gris ;
Mais de moi, ne sois pas épris,
Car, quand vient l’aube, je me barre.

Je peux te changer en Icare,
En os de seiche, en vieux débris ;
Tu ne dois pas chercher d’abri,
Jamais nul ne me contrecarre.

Tu dis que tout ça n’est pas beau,
Mais c’est annoncé par Rimbaud
En son langage de prophète.

Il l’a prêché à Charleville
Devant la multitude vile,
Devant la foule stupéfaite.

Cochonfucius

Rayons sans reflets

image de l’auteur

Cette étoile est vraiment lointaine,
Inconnaissable, sans mentir ;
Très sombre est son vaste domaine,
Des trous noirs viennent l’obscurcir.

Auprès de ses planètes naines,
Une comète peut surgir ;
Porteuse d’une longue traîne,
Elle peut noircir et blanchir.

— Comment croire à ton existence,
Astre auquel nul chercheur ne pense ?
Nous croyons ce que nous voyons.

— Je préfère être désirée
Que découverte et dévorée ;
Nul ne percevra mes rayons.

Cochonfucius

Cavalier distrait

image de l’auteur

Je laisse flotter mon esprit,
J’écoute une invisible lyre ;
Un noir corbeau jette son cri,
Mon coeur n’a pas ce qu’il désire.

Mon grand cheval, d’amour épris,
S’éloigne de moi sans rien dire ;
Je laisse aller ce malappris,
Moi qui en connus de bien pires.

Cette inaction me rend nerveux,
Je ne sais pas ce que je veux ;
De noirs pressentiments m’obsèdent.

C’est sous un soleil éclatant
Qu’aux manoeuvres l’armée procède ;
La chose n’a rien d’épatant.

Cochonfucius

Grandeur du trèfle

image de l’auteur

C’est du trèfle, ça pousse bien,
Épargne-lui donc la tondeuse ;
C’est une plante vigoureuse,
Moi, je ne lui reproche rien.

Puisqu’à cette terre il convient,
Donne-lui cette plaine herbeuse ;
Il peut la rendre plus heureuse
Il sera son meilleur soutien.

Lui dont la sagesse est profonde,
Grâce à lui la richesse abonde ;
Honorons-le pour tous ces dons.

Aussi longtemps que sa fleur dure,
Jusqu’au temps de grande froidure,
Qu’il agrémente nos sillons.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.