Pagode

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Un édifice au loin se dresse,
Un démon dans son sous-sol vit ;
C’est lui qui les âmes ravit,
Qui les dérobe avec adresse.

Jadis, il eut de la tendresse,
Lui qui la vestale suivit ;
Mais, comme il en fut asservi,
Son coeur a maudit la traîtresse.

En vain lui parla Notre Dame
Pour tenter d’apaiser son âme ;
De tout amour il était veuf.

Prends donc garde à cet être louche ;
Il t’assommera, s’il te touche,
Comme un boucher assomme un boeuf.

Cochonfucius

Oiseau des confins

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Mon vol est un pur glissement,
Je plane en gardant le sourire ;
Je chante mieux qu’un oiseau-lyre,
Mon âme ignore les tourments.

Je me pose légèrement
Près d’une oiselle qui m’admire ;
J’ai deux ou trois mots à lui dire,
Qui sont pour elle un agrément.

Je vis au Pays des Merveilles ;
Soit que je dorme ou que je veille,
Je suis environné d’amour.

Les chemins sont jonchés de roses,
J’écris en vers et parle en prose ;
Ce sont de futiles discours.

Cochonfucius

Roi des ongulés

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Ce grand roi, c’est un bon danseur,
Il est léger sans être frêle ;
D’une élégance intemporelle,
Il nous charme par sa douceur.

Jamais il n’eut de professeur,
Son aptitude est naturelle ;
Il enchante les pastourelles,
N’en déplaise à son confesseur.

Son âme en rêverie perdue
Parcourt de vastes étendues ;
Il revoit les neiges d’antan.

De lui nous garderons mémoire ;
Il est de ceux qui font l’Histoire,
Disent nos rhapsodes chantants.

Cochonfucius

Loup qui plaisante

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Ce fauve est modeste, il est vieux,
Il voit venir l’heure mortelle ;
Mais d’amusantes bagatelles
De réconfort lui tiennent lieu.

Il dit que se moquer vaut mieux
Que d’être tristement rebelle ;
Il dit que les langues sont belles,
Qui savent refléter les cieux.

Une blague est comme un poème,
Moins pesante qu’un théorème ;
Elle peut transcender le temps.

Ce vieux loup les passe en revue,
Lui dont la mémoire est pourvue
D’un goût pour les neiges d’antan.

Cochonfucius

Moine sobre

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Chez moi ne sont nulles bouteilles,
Car j’ignore l’ébriété ;
Jamais je n’en serai tenté,
Mon ange gardien sur moi veille.

De cela, nul ne s’émerveille,
C’est ainsi que vient la clarté ;
Quand les démons sont écartés,
L’âme paisiblement sommeille.

La vie nous conduit à la mort,
Cela, je vous le dis bien fort ;
Pour l’homme et pour les autres bêtes.

La prière éloigne la peur,
Elle qui sait vider nos têtes ;
Pater Noster n’est pas trompeur.

Cochonfucius

Saint Coquillard

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Errant dont l’âme fut meurtrie,
C’est un vieillard un peu bancal ;
Lui qui fut un bel animal,
Il n’en reste que chair flétrie.

Presque vide est son écurie,
Il y somnole un vieux cheval ;
Avec l’âge, il devient frugal
Et peu lui chaut la pénurie.

Son ange gardien, scrupuleux,
Force son cerveau nébuleux
À sortir de sa nuit brumeuse.

Une écritoire en sa maison
Dont il use en toutes saisons,
Alignant des phrases fumeuses.

Cochonfucius

L’ange Kobal

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Je suis gardien de vos vies brèves,
Pauvres humains désemparés ;
Je vous aide à vous préparer
Au repos dont votre âme rêve.

Un dernier soleil d’or se lève,
Des mots sacrés sont proférés ;
Tous les morts seront transférés
Vers les secteurs dont ils relèvent.

Le dernier soleil d’or s’éteint,
Plus de soirs et plus de matins ;
L’univers en trou noir se change.

Pour les perdants, pour les vainqueurs,
La bienveillance est dans mon coeur ;
Je vous comprends, je suis votre ange.

Cochonfucius

Arbre de légende

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Je suis dans votre Histoire Sainte,
Sans que mon nom soit précisé ;
En pommier je fus déguisé,
C’est d’un obscur scribe la feinte.

Mes branches ont subi l’étreinte
Des anneaux d’un serpent rusé ;
Le couple qu’il sut abuser
Fut expulsé de cette enceinte.

Ils ne perdirent pas leur foi ;
Même, ils en firent une loi,
Pour guider l’aventure humaine.

Ève un psaume nouveau chantait,
Adam ses légumes plantait ;
Ils aménageaient leur domaine.

Cochonfucius

Comète lunatique

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C’est un astre de folie
Qui traverse l’univers ;
Nullement il ne s’y perd,
Sa trajectoire est jolie.

Moi, quand je regarde en l’air,
J’oublie ma mélancolie ;
Ma tristesse est abolie,
Car je vois les cieux ouverts.

L’astre compte les saisons,
Le Grand Vide est sa maison ;
Il écoute le silence…

Lui qui semble pourchasser
Les images du passé,
J’admire sa nonchalance.

Cochonfucius

Octefeuille de sable

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J’existe, mais c’est dans tes rêves,
Je veille sur toi quand tu dors ;
Je n’ai pas d’âge ni de corps,
Toujours mes paroles sont brèves.

Je disparais quand tu te lèves,
Je n’aime pas le soleil d’or ;
J’aime les nuits du Pôle Nord,
Quel bonheur, ces six mois de trêve !

Moi qui sais, sans rien espérer,
Dans mes projets persévérer,
Je t’épargne quelques problèmes.

Humain, rien ne sert de courir,
Ni d’à tes savoirs recourir ;
Mais regarde bien en toi-même.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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