la gravitation quantique

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Illustration de Gotlib

Le concombre masqué vole à bord d’une enclume
Pour aller récolter la pomme d’arc-en-ciel.
Fort de cette mission (qui n’a rien d’officiel)
Il recrute un chou-rave et plein d’autres légumes.

Noire comme l’enfer soit l’encre de ma plume
Pour narrer du héros les exploits démentiels !
L’arc-en-ciel, béni par un sort providentiel,
Portait un fruit cent fois plus gros que de coutume.

Lorsqu’il eut embarqué la pomme gigantesque,
Le concombre sourit, car sa mission est presque
Accomplie, le butin est presque acheminé.

Mais dans un grand virage, il dérape, il capote,
L’enclume en marmelade et la pomme en compote
Sur Newton que Gotlib venait de dessiner.

Cochonfucius

La monadologie quantique

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Imagerie CERN

Cette intervention parle de la possibilité d’une monadologie quantique.

Un crocodile dont nous avons oublié le patronyme affirme que pour lui, la perception et ce qui en dépend est inexplicable, si l’on veut utiliser des raisons mécaniques ordinaires, que ce soit par les saucisses ou par les dinosaures. Car si nous dévissions une machine, dont la langouste fasse penser, sentir, avoir une auscultation inférentielle, on pourra concevoir sa forme agrandie en modulant ses prestidigitations, en sorte qu’on y puisse entrer comme dans un moulin à prières. Et cela posé, on ne trouvera en la partitionnant au-dedans que des tablatures qui se poussent mutuellement, et jamais de quoi expliquer une auscultation. Ainsi, c’est dans la crevette simple et non dans le fifrelin, ou dans la calandre, qu’il faut chercher.

Une intelligence, disaient nos maîtres, et de la vertu, et de la sagesse, qui souhaiterait attribuer cela à des machines ?

C’est cela qu’on peut trouver dans la crevette, ce sont les auscultations et leurs contextes variables. C’est en cela seul aussi que peuvent consister toutes les positions internes des petites mouches.

Cochonfucius

Gallusabel et Caingallus

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image de l’auteur

Étrange est leur maintien, leur langue est singulière ;
Leur négativité leur ôta la raison.
Ces deux-là ne sont pas des oiseaux de volière,
Mais ce sont des seigneurs, des maîtres de maison.

Emportés par la haine, oubliant leurs prières,
On peut voir s’affronter ces deux nobles garçons,
Tenant de durs propos d’une voix rude et fière
Que Dieu ne recommande en aucune façon.

Or, que dois-je penser des deux frères hostiles,
Seraient-ils en conflit pour des questions de style ?
Argument affaibli par sa simplicité.

Que pourront devenir ces âmes abattues
Que le public condamne à l’unanimité,
Sinon d’être prétexte à de belles statues ?

Cochonfucius

Clé d’inframonde

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image de l’auteur

Dormant dans le tiroir d’un enchanteur savant,
C’est la clé qu’aux démons autrefois il a prise ;
Nul ne l’avait guidé dans sa folle entreprise,
Sauf l’escargot magique, aux ténèbres bavant.

En inframonde, alors, soufflait un mauvais vent,
Celui qui tous les jours la rouge flamme attise ;
Cette clé n’était pas objet de convoitise,
Et les diables distraits l’ont égarée souvent.

L’âme de l’enchanteur n’a pas été grisée,
Car sa technique fut joliment maîtrisée ;
Il put quitter les lieux paisiblement, sans bruit.

Quand ce nouveau trésor brillait dans l’aube claire,
Il eût pu, ce héros, en orgueil se complaire,
Bien d’autres sont ainsi, cher lecteur, mais pas lui.

Cochonfucius

Minotaure immature

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image de l’auteur

Minotaure immature, au supplice tu vas ;
Or, fidèle à toi-même, et dépourvu de honte,
D’un pareil inconfort tu ne tiens pas grand compte,
Tu t’es bien quelquefois tenu un peu plus bas.

Vois-tu le vieux bourreau, comme il hâte le pas ?
Comme déjà parmi les meilleurs il se compte ?
Comme il marche vers toi d’une course fort prompte,
Tu le vois, mon ami, mais tu ne t’en plains pas.

Tu ne longeras plus les rivages de Loire,
Ni n’auras le loisir de gagner de la gloire,
Ni de mener ta nef au fil de la Dordogne.

Or, par ta noble mort, on te connaîtra mieux ;
Peut-être seras-tu sur la liste des dieux,
Et de l’exécuteur tu riras sans vergogne.

Cochonfucius

Bélier-triton

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image de l’auteur

Au milieu du jardin serpente un fleuve bleu
Vers lequel vient parfois une bête assoiffée,
Et dans lequel s’ébat, toison ébouriffée,
Le grand Bélier-triton, fort comme trois cents boeufs.

Le fleuve est traversé d’un pont vertigineux
Dont chaque grande pile est de marbre coiffée ;
Il a surgi un jour, c’est l’ouvrage des fées,
Ainsi, pour la commune, il ne fut pas ruineux.

L’âme des béliers morts, tous les soirs, l’illumine
Sous des rayons d’argent qui vivement cheminent
Vers le monstre fluvial, serein contemplatif.

Lui, dans ces moments-là, voudrait faire un poème,
Mais son coeur angoissé ne trouve pas de thème ;
Il contemple les cieux, d’un oeil dubitatif.

Cochonfucius

Troll-bélier

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image de l’auteur

Ce troll, par mauvais temps, ne craint jamais la foudre ;
Aussi sombres que soient les nuages des cieux,
Il suit l’étroit chemin, à la grâce de Dieu,
Où le choc des éclairs met une odeur de poudre.

Il sent, dans l’air du temps, son âme se dissoudre,
Il sent une douceur dans son corps déjà vieux,
Et que, sous le dolmen, sa voix résonne mieux,
Qu’avec l’été naissant, ses peurs vont se résoudre.

Car les dolmens des trolls sont parfois vraiment beaux,
Comme peut l’être, aussi, un émouvant tombeau,
Pierre de compassion, monument de mémoire.

Alors, le troll s’endort, sous le grand firmament,
Tout au long de la nuit, rêvant, paisiblement,
À des jours ignorant la rançon de la gloire.

Cochonfucius

Éléphant de Jaïpur

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image de l’auteur

Majestueux dans la ville éternelle,
Il suit la rue qu’ornent mille flambeaux ;
Un éléphant , peut-on trouver plus beau,
Même au vieux temple où les statues sont belles.

Les nobles dieux, cette troupe immortelle,
Donneraient cher pour avoir son jumeau ;
On peut toujours leur offrir des rameaux,
Mieux leur plairait cet animal fidèle !

Toi que jadis ma prière émouvait,
Je l’enverrais, si faire se pouvait,
Vers ton logis pour qu’il y prenne place.

L’éléphant dit : Je serai plus heureux
D’être à Jaïpur, dont je suis amoureux,
Et peu me chaut de voir la mort en face.

Cochonfucius

Alexandrins de Jaïpur

Toujours majestueux dans la ville éternelle,
Il parcourt l’avenue qu’ornent mille flambeaux ;
Un éléphant pareil, peut-on trouver plus beau,
Même dans le vieux temple où les statues sont belles.

Aussi, les nobles dieux, cette troupe immortelle,
Donneraient assez cher pour avoir son jumeau ;
On peut bien leur offrir de modestes rameaux,
Mais combien leur plairait cet animal fidèle !

Déesses que jadis ma prière émouvait,
Moi, je vous l’offrirais, si faire se pouvait,
Car dans vos logements vous avez de la place.

Mais l’éléphant me dit : Je serai plus heureux
De rester à Jaïpur, dont je suis amoureux,
Il sera toujours temps de voir la mort en face.

Cochonfucius

Pentaquark du miroir

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image de l’auteur

Le pentaquark d’azur ici se transfigure,
Ne sachant s’il existe ou s’il est inventé ;
En ses cinq composants, comment le démonter,
Surtout, comment savoir quelle en est la nature ?

Le vaillant physicien peut bien, par aventure,
Se laisser enivrer de sa sombre beauté ;
Mais il ne pourra pas rédiger un traité
Qui de la particule offrirait la peinture.

Or, il doit y penser, car tel est son sujet,
Son habilitation n’aura pas d’autre objet
Même si les cinq quarks se rient de son audace.

On trouve rarement ce monstre sous les cieux
Qui charme nos regards, mais ne vit pas très vieux :
Au pays des quanta, le temps trop vite passe.

Cochonfucius

Victor Hugo voit la lune

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Assemblage de l’auteur

Victor Hugo confond la lune avec l’hostie,
Il aurait bien du mal, peut-être, à l’avaler.
Il parle du sacré sur un ton décalé,
Il dit que le bocage est une sacristie,

Que le faux empereur n’aura pas d’amnistie,
Que du chant d’un oiseau l’on doit se régaler…
Il écrit tout cela, poète inégalé,
Réinventant l’église et son eucharistie.

Nous aimons cette voix, cet univers qui fume
Et tremble en subissant des tempêtes d’écume ;
Nous aimons l’ironie de ce barde géant.

Nous lisons ce qu’écrit l’homme calme et terrible ;
Nous entendons frémir un écho de la bible,
Avec l’invocation de l’éternel Néant.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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