Frugivores

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Pour les renards d’azur, trop haute fut la vigne ;
Nul ami ne fut là pour leur prêter la main.
Mais ce jour de disette eut un beau lendemain,
Au verger de magie où mille arbres s’alignent.

Car, faute de canard, on peut manger un cygne ;
L’univers est farceur, mais n’est pas inhumain,
Il suffit d’explorer bon nombre de chemins ;
Goupils ne sont de ceux qui trop tôt se résignent.

Vois-les goûter ces fruits bien extraordinaires !
Le gardien du verger n’est qu’un dieu débonnaire
Qui, sur cette intrusion, saura fermer les yeux.

Quelle est donc ta morale, ô fable que je chante,
Sinon que la nature est rarement méchante ;
Enfin, pour être clair, cela dépend du lieu.

Cochonfucius

Un hommage à la maternité

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Toile de Dali

Ils disent que Marie s’est envolée au ciel,
Ils n’ont pas bien saisi sa condition de mère.
Son fils a dit « Le grain doit mourir, dans la terre,
Pour accomplir du fruit le sort providentiel ».

Abeille qui produis le beau rayon de miel,
C’est lui que nous mangeons, non ton corps éphémère.
Marie ayant vécu, comme femme ordinaire,
A disparu aussi, sur le plan matériel.

Poètes nous serons, nourris de son sourire
Qui nous apprend à voir le meilleur et le pire
Dans ce monde soumis à d’arbitraires lois.

Le fils du charpentier est le dieu des poètes,
Et maintes qualités qu’aujourd’hui on lui prête,
Notre Dame, Marie, c’est à toi qu’il les doit.

Cochonfucius

Menhir de sable

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De cet obscur menhir la magie peut renaître ;
Ces mondes inconnus que le druide évoquait,
Même si, bien souvent, le peuple s’en moquait,
Pour qui, mais vainement, s’ouvrait cette fenêtre.

Le charme reviendra, le menhir n’est pas traître,
Il ’est pas habité par un démon mauvais.
Si, de cet abandon, un mage le sauvait,
Les vieux enchantements viendraient à reparaître.

Or, d’être laissé seul, il n’est pas irrité.
Tous les jours le soleil frappe sa nudité,
Qui, sombre, s’embellit de sa fraîcheur de nacre,

Car très tendre est sa chair plus dure que l’acier,
Menhir, vaillant témoin des règnes et des sacres,
Lui qui est plus âgé que l’homme des glaciers.

Cochonfucius

Ours d’azur et de mars

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Les chasses au printemps ne l’intéressent plus ;
Il n’est pas sûr de voir plusieurs saisons futures,
Mais il se sent chez lui dans la verte nature
Et ses jeunes années, sans doute, lui ont plu.

Dans le sous-bois profond, parfois, quand il a plu,
Il a des champignons pour légère pâture ;
Et puis il va s’asseoir, dans sa noble posture.
Ainsi, cet ours chasseur devient un ours reclus.

De tout ce qu’il a vu, de ce qu’il a senti,
Il a pris sa distance ; et, petit à petit,
Il oublie cette vie qu’il avait tant aimée.

Non, ce n’est pas de moi, c’est d’un ours que j’écris.
Or, mes quelques lecteurs n’en seront pas surpris,
Ni d’un caprice dont ma plume est animée.

Cochonfucius

 

Nef de la licorne

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Pour manoeuvrer la nef, des marins presque nus ;
Les licornes, souvent, ont la blancheur d’un cygne,
Marque de pureté, cela est bien connu,
Aristote expliqua la chose en quelques lignes.

De sinople est parfois cet animal cornu,
Car Dame Nature est en merveilles insigne ;
Ne prêtons attention à ce détail menu,
Nuance de couleur d’un débat n’est pas digne.

La trace du vaisseau se forme sous les cieux,
Neptune, au grand jamais, ne la quitte des yeux ;
Et les dauphins, dans l’onde, en bondissent de joie.

Licorne sur les flots, n’aie pas trop de mépris
Pour le pauvre poète, à son délire en proie ;
Il est, de cet écrit, lui-même un peu surpris.

Cochonfucius

Gallinacé hippomobile

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Les chevaux bien dressés ne vont pas de travers ;
Droite leur progression, rectiligne leur trace ;
Maître Coq les conduit, avec sa belle audace,
Lui qui par les chemins s’avance à découvert.

Il faudrait le chanter en de plus dignes vers ;
Qu’un académicien, qui la gloire pourchasse,
Convoque à ce propos les maîtres du Parnasse,
S’activant sur ce texte en son bel habit vert.

Je n’en connais aucun, pour le coup, c’est dommage,
Mais le coq me pardonne : en effet, c’est un sage,
Nous prenons, lui et moi, cette vie comme un jeu.

Son char est rutilant, sa route est bien choisie,
Ses chevaux devant lui, brûlant d’un noble feu,
Voient d’un oeil indulgent cette humble poésie.

Cochonfucius

Serpent d’azur et de mars

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image de l’auteur

Il ne s’arrête point aux écueils de ce monde ;
Les démons contre lui ont beau se conjurer,
Ils ont beau redoubler d’efforts démesurés,
Indemne est son mental que jamais ils ne sondent.

Serpent, ne perds point coeur ! par les génies de l’onde
Ton salut, semble-t-il, est ce jour assuré,
Car ils furent séduits par ton corps azuré,
Ainsi que ceux du vent et de la mer profonde.

Tu es un chevalier, tu n’es pas un ilote ;
Lorsque souffle le vent, et que ce monde flotte,
Ta sagesse toujours peut te conduire au port.

L’univers te séduit, tu ne t’en veux soustraire.
Serein devant la vie comme devant la mort,
Jamais ton bel esprit ne craint le vent contraire.

Cochonfucius

Le drapeau noir

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Toile de Magritte

Le fils du charpentier s’est changé en corbeau
A la noirceur duquel rend hommage un drapeau.
C’est l’étendard de ceux qui le pouvoir conchient,
Et c’est le noir fanion promettant l’anarchie.

Révolte et anarchie, retenez bien ces mots,
Nos armes ne seront pacifiques rameaux :
La servile tribu ne peut être affranchie
Qu’en secouant très fort sa structure avachie.

Et vous qui espérez dans notre obéissance,
Vous n’en trouverez plus, mais de la résistance :
Vous ne garderez nulle illusion de pouvoir.

Un jour, nul ne pourra son semblable soumettre,
Un jour, nul n’aura plus ni de dieu ni de maître,
C’est ce jour attendu qu’on nomme le grand soir.

Cochonfucius

Ambivache en Eden

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image de l’auteur

L’ambivache rumine, elle n’a pas sommeil ;
Et jamais le discours du serpent ne la touche,
Sans craindre le péché sous l’arbre elle se couche,
Laissant sur elle choir deux ou trois fruits vermeils.

Or, pour les passereaux, le cas n’est pas pareil,
Car leurs péchés jamais sur l’enfer ne débouchent :
Dieu préserve l’esprit de ces oiseaux farouches,
Chacun plus pur qu’un ange ou que le clair soleil.

Le fruit ne pourra pas gâcher leur âme pure ;
Cette âme qui jamais ne peut se montrer dure
Sait ignorer la honte et sa froide pâleur,

Des pommes pour festin, une danse amoureuse.
La vache sourit comme une Ève bienheureuse
Et point ne quittera ce jardin, ni ses fleurs.

Cochonfucius

Ambimulet de gueules

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image de l’auteur

C’est un ambimulet qui peut tout endurer ;
Car le travail pour lui n’est jamais un supplice,
Et son désir non plus, pourvu qu’il s’assouvisse,
Et son maître jamais ne l’entendit pleurer.

Sans doute, il ne voudra jamais s’en séparer,
Perdre un tel compagnon serait une injustice ;
L’homme, s’il advenait qu’un seigneur le bannisse,
Emmènerait la bête, il s’y est préparé.

Car la route pour deux serait meilleure à suivre ;
Et qu’importe un logis, l’essentiel est de vivre,
Vraiment, peu d’autres biens sont par eux souhaités.

Dans la même atmosphère et la même lumière,
Ils s’en iront quérir l’innocence première,
Saveur que leur seigneur n’a jamais su goûter.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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