Vicomtesse azurée

Avatar de pierretteHéraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

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Elle ne veut en son fief nulle guerre ;
Son âme est pure, et son coeur ne craint rien,
Ne fait nul mal et souvent fait du bien,
Aimée du ciel et adulée sur terre.

En son esprit l’espérance elle enserre,
Puisque jamais ne se rompt un tel lien ;
Bonne saison pour elle et pour les siens,
Régnez longtemps, dame si débonnaire.

Les vagabonds peuvent se déplacer
En son domaine et chez elle passer,
Ils recevront largesse sans égale.

Car, s’ils ont soif, on leur donne de l’eau,
Même parfois un verre de pineau,
Que la fourmi n’offrit à la la cigale.

Cochonfucius

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Oenophores

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Bacchus offre le vin contre l’adversité ;
Celui qui a bien bu traverse les orages,
Son coeur reste serein, même en cas de naufrage,
Il reprend un godet avant d’être irrité,

Aux porteuses de vin fait des civilités,
Par mille traits d’esprit leur fait prendre courage.
Un petit air moqueur se lit sur leur visage,
Elles qui font vertu de la nécessité.

Leur travail de portage est fait avec grand soin :
Car elles marchent vite, et courent au besoin.
Nul ne manque de vin, je le dis, j’en atteste ;

Combien les ai-je vu de litres débiter
Que je faisais descendre avant de les quitter ;
Mais je suis devenu un client plus modeste.

Cochonfucius

Saint Poziom

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Il visite souvent la chapelle gothique ;
Saint Poziom est le nom de ce moine spectral.
Le vitrail effondré laisse entrer le mistral
Qui engourdit mon âme ainsi qu’un narcotique.

La chapelle est banale et n’a rien d’exotique ;
Mais j’entends le fantôme, et son chant sépulcral
N’est assurément pas un effet théâtral,
On dirait bien plutôt un refrain psychotique.

Dois-je me demander si maintenant je dors
Dans ma douillette chambre où le silence est d’or ?
Que j’aimerais pouvoir interroger la lune !

Ne l’ai-je déjà fait, ce rêve au goût de mort ?
N’est-il point familier, le livre dont il sort ?
Aloysius, farceur, prophète de fortune !

Cochonfucius

Taverne des Trolls

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Une auberge modeste où la servante est belle,
Le tabouret du bar, la table ornée de fleurs,
C’est le plaisir des trolls à la vive couleur
Célébrant chaque jour la cervoise immortelle.

Intact est leur amour de la bière nouvelle
Quand avec le printemps commence la chaleur,
Cette boisson leur fait oublier leurs douleurs,
La saveur du breuvage adoucit leur cervelle.

Apprivoisant l’esprit et renforçant le corps,
Un élixir pareil n’est pas fait pour les porcs ;
Il charme au quotidien les dieux et les déesses.

Il ne faut seulement que s’éloigner un peu
Pour que notre vessie relâche un litre ou deux,
Dont notre âme n’est pas entièrement maîtresse.

Cochonfucius

La lumière diurne et nocturne

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Peinture chinoise

Pour observer un astre, il faut s’en tenir loin ;
L’éclairer d’une lampe est d’ailleurs impossible.
Pour ta méditation, c’est une bonne cible :
Propice y est le jour, la nuit ne l’est pas moins.

Ici, d’un sens logique, il n’est aucun besoin.
Ce que tu dois savoir est pleinement visible,
Du moins pour qui regarde avec un coeur sensible,
Qu’un trait anecdotique, aussi, n’égare point.

En restant concentré sur les causes premières,
Tu finis par baigner dans leur blanche lumière.
Dans chaque astre tu vois l’image de ton coeur ;

Ce qui est essentiel se discerne sans peine.
Même si sa planète est petite et lointaine,
Le prince a dans ses yeux le reflet de la fleur.

Cochonfucius

Marceline voit une rose

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Couverture du Petit Prince

Le petit prince, épris d’une rose éphémère,
En garde le portrait dans son coeur palpitant,
Aussi léger qu’une ombre ; il en a peur, pourtant,
Et parfois n’ose plus refermer ses paupières.

Le jour de son départ, elle l’avait deux fois
Appelé faiblement, et d’une voix tremblante.
Des volcans surgissait une fumée brûlante
Et le prince n’a pas entendu cette voix.

Terre, sois à son corps douce comme une mère.
Aviateur, prends son deuil, tu lui servis de père ;
Compose le portrait de cet enfant sérieux.

Les lecteurs apprendront, en lisant cette prose,
Comment tu fus ami de l’amant de la rose
Qui de la rose avait le reflet dans ses yeux.

Cochonfucius

Vigne du charpentier

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Image du blog Herald Dick Magazine

Bon charpentier, sur un lopin de terre,
Pousse ta vigne, aux ceps déjà fort vieux ;
Le fruit survient, à la grâce de Dieu,
Pour ta famille et pour tous ceux qui errent.

Ce ne sont pas de beaux produits de serre ;
Car le soleil leur verse trop de feu
Qui devient sucre au coeur des raisins bleus,
Un empereur ne les goûterait guère.

Mais ton épouse au long des sentiers bas
Tient une grappe, et ne s’en prive pas,
Partageant tout avec le Fils de l’Homme.

Il grandira ; le vin qu’il versera
Sera le sang qui nous rachètera,
Quand frappera la justice de Rome.

Cochonfucius

Démon de vigne

bilingue

image de l’auteur

Près de de Saint-Émilion vit un démon de vigne ;
Il voudrait qu’une fois, le vin devînt son sang,
Mais il a beau vouloir, il n’en voit aucun signe.
Son don de magicien n’est pas assez puissant.

Il a versé le jus dans une cruche en terre ;
A pris la vitamine à dose de cheval,
A demandé au vent de bien vouloir se taire,
Mais rien ne sort de là, ça fait du vin normal.

Prononçant à nouveau les magiques paroles,
Il joint à la mixture un peu de sang de porc
Qu il a tiédi au feu, dans une casserole.
Ce fils de charpentier, grogne-t-il, est trop fort.

Cochonfucius

Ce jour-ci

plume

image de Pierrette

Mes mots de feuille en feuille
Vont fêter la Saint-Jean ;
Les forums les accueillent
Et puis les blogs des gens.

Ma plume a couru, vive,
Sur le beau papier blanc ;
Elle n’est point captive,
Elle a des mots galants.

Sans se prendre la tête,
Sans un regard méchant,
Elle a le coeur en fête
Un peu par tous les temps.

Et tout ce qui la branche,
Elle le lance au vent ;
Quand le lecteur s’y penche,
Il en sourit souvent.

Le soir, au soleil rouge,
On peut la voir dansant
Avec tous ceux qui bougent,
Avec tous les passants.

Cochonfucius

En écho à « L’arbre à gidouilles volantes »

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image de Pierrette, d’après Gotlib

Newton, se promenant sous un arbre à gidouilles,
Sur son chef ne reçoit aucun corps matériel ;
En effet, tous les fruits s’élancent vers le ciel,
Tous se sont envolés, pas un seul qui pendouille.

Un peu étonné quand même, il réfléchit, fouille
Dans sa mémoire. Aurait-il déjà vu un tel
Phénomène? N’étant point une fripouille,
Newton cherche l’explication rationnelle

Du mouvement ascensionnel des gidouilles.
Il aperçoit un pommier ayant bonne bouille,
Chargé de fruits dorés. « Une bonne sieste

M’éclairera sûrement!  » pense le chercheur.
La suite, lecteur, tu la connais, tu es fin,
Comprends que personne n’échappe à son destin.

Premier quatrain de Cochonfucius,
deuxième quatrain et tercets de Pierrette
_____
D’argent à un Isaac Newton de Gotlib accompagné d’une pomme chutant en bande.
Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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