Paléographe

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image de Pierrette

Au bas d’un parchemin, je lis ton nom : Marie,
Les lettrines y sont rehaussées d’un or fin.
Le scribe fut payé par le Seigneur Dauphin,
Homme d’érudition et de chevalerie.

L’écrit parle d’un ange, et non de diablerie :
Et d’amour, qui peut plus que la soif et la faim,
Mais qui aux coeurs jaloux peut prendre triste fin,
Ou bien par inconstance, ou par friponnerie.

Marie, j’aime ces vers où tu ne fais affront
À nul homme sur terre, où ta plume fait front
Au destin menaçant, au malheur et aux drames.

Tu contemples le ciel, d’étoiles ruisselant :
C’est un spectacle fait pour raffermir ton âme,
Jusqu’au matin, chargé de nuages sanglants.

Cochonfucius

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D’azur à la lettre celte M

Pic de gueules

arhe

image de l’auteur

J’entends que retentit son tambourinement ;
Inlassable qu’il est, il creuse dans son monde ;
Non comme son cousin, le familier des ondes,
Le bleu martin-pêcheur qui plonge vivement

Chacun des deux oiseaux préfère un élément,
Chaque espèce apprécie ce qui la rend féconde ;
Le bousier, quant à lui, donne une forme ronde
Au trésor qu’il déplace en un lent mouvement.

Comme des musiciens qui savent leur partie,
Chaque animal s’active au concert de la vie,
C’est une symphonie que j’écoute souvent.

Pas autant ne me sert la lecture assidue
Des traités d’autrefois, sagesse prétendue ;
Lesquels je dois quitter, Gros-Jean comme devant.

Cochonfucius

Dame des landes

arci

image de l’auteur

La dame des landes guérit
Le mal, et c’est par la lecture
D’une formule qui nourrit
Les vivants selon leur nature.

On la rencontre à l’aventure,
Elle plane comme un esprit ;
À toute chose, elle sourit
Même à sa propre sépulture !

On ne peut point la prendre aux mots,
Elle est l’amie des animaux,
Reine de sagesse première !

Avec elle il faut savourer
Tout ce qui nous peut enivrer,
Et, surtout, croire à la lumière !

Cochonfucius

Trois faucilles de gueules

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image de l’auteur

Désherbant le passé que trop souvent je sonde,
Faucille de mémoire, instrument rigoureux,
Tu sépares de moi les souvenirs des blondes
Et leur foisonnement de discours amoureux.

Faucille du présent, tu élagues ce monde,
Tu ne conserves point ce qui est nébuleux ;
On la trouve à ce prix, la sagesse profonde,
La fin de nos tourments, la paix sous un ciel bleu.

Faucille du futur, tu n’as nulle tendresse
Pour les projets douteux, qui sont porteurs d’ennuis :
Les retrancher permet d’éviter la détresse,

Ces trois beaux instruments travaillent jour et nuit,
Mais ne s’attaquent point à des idées funèbres ;
Mon âme ne sait pas faucher dans les ténèbres.

Cochonfucius

Charpentier suburbain

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Composition de l’auteur

Le fils du charpentier se tient, sans une plainte,
Dans un petit jardin, du côté de Bagneux,
Sous le regard ému de deux vestales saintes ;
À ses pieds, du gazon, certes parcimonieux.

Nul ne vient lui porter son éponge d’absinthe,
Nul ne croit qu’il dira des mots cérémonieux ;
La foi des promeneurs est plus ou moins éteinte,
Affublés qu’ils sont, tous, d’un bon sens besogneux.

Tout près passent les trains. Les voyageurs sommeillent
Ou bavardent entre eux, vidant quelques bouteilles,
Sans voir le charpentier (qui leur tourne le dos) :

Sauf quand, certains matins, se promène un rhapsode
Qui dans son pauvre coeur grave cet épisode,
Du quotidien banal écartant le rideau.

Cochonfucius

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Démons gardiens

dem-gard

image de l’auteur

Nous, les démons gardiens de ces agneaux timides,
Nous restons avec eux pour qu’ils deviennent forts :
Croire, ils ne doivent point que l’inframonde est vide,
Autrement, leur sommeil serait comme la mort.

Même si nous offrons des cauchemars morbides,
C’est pour que leur esprit fasse quelques efforts
Afin de parvenir à ce monde limpide
Où toujours est joli ce qu’apporte le sort.

Agneaux, presque jamais, ne vont boire en taverne,
Mais le roi, pour cela, nul prix ne leur décerne,
Lui qui s’emplit souvent d’un excès de liqueur.

Agneaux jamais n’auront ce travers lamentable
De paresseusement s’endormir sous la table :
Ainsi, de leurs démons, leur coeur sobre est vainqueur.

Cochonfucius

Dame de Hastings

arov

image de l’auteur

Est-elle une sorcière issue de l’au-delà ?
Dès le matin, le duc et le roi la réclament ;
Au fond de son regard est une étrange flamme,
Celle d’un astre qui jadis étincela.

Les soldats des deux camps ont peur de cette femme,
Car une étrange étoile au ciel elle appela ;
Ce signe, qu’a-t-il dit ? Nul ne le décela,
Il ne leur restait plus qu’à prier Notre-Dame.

Mais ces soldats n’ont pas un moral de vaincus ;
Car ils ont navigué, ils ont déjà vécu
Des combats effrayants et de tristes naufrages.

Si la comète est là pour éprouver leur foi,
Ils pourront cependant la voir avec courage :
Le sens de leur honneur est leur unique loi.

Cochonfucius

La reine des marmottes s’éprend de Don Quichotte

don quichotte

Composition de Pierrette

Sur les deux berges du canal,
Les béliers, ce peuple infernal,
Boivent leur pinard matinal
Le long d’un chemin communal
Qui conduit à la Tour-Vieillotte.
Les pingouins suivent ce chemin,
Et le frais soleil du matin
Verse son éclat opalin
Sur l’île des marmottes.

Dans le canal, tous les poissons,
Sous une vague au doux frisson,
Beaucoup moins gais que des pinsons,
Guettent d’un regard mollasson
L’étendard qui sur l’île flotte.
Grise la cour aux murs bien gris,
Comme on se sent loin de Cluny !
Tu dors dans ces lieux assombris,
Ô reine des marmottes.

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Baleine de sinople

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image de l’auteur

Cette verte baleine a filé, vent debout,
Ce n’est pas un poisson qu’on peut prendre à la ligne ;
Elle vogue au printemps vers l’empire des signes,
Et chante dans la nuit, comme font les hiboux.

Tout au long d’un courant nageant de bout en bout,
La baleine, dont l’âme a la blancheur du cygne,
À rester en un lieu jamais ne se résigne ;
Et le grand océan, pour elle, est sans tabou.

Toi, que Poséidon a de talents comblée,
Les dieux t’accepteront en leur sage assemblée ;
Heureux les immortels qui savent t’accueillir.

Nous admirons ce monstre à la robuste tête,
Puis nous lui offrirons un cadeau pour sa fête :
Toutes les fleurs des bois que nous pourrons cueillir.

Cochonfucius

Trois constructeurs

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Illustration d’un conte

Trois petits constructeurs ont un jour inventé
Trois machines par quoi ils montrent leur puissance.
C’est Sauvignonfucius, le plus rempli de science,
Qui a fait la première, on ne peut l’imiter,

Mais j’ai soufflé dessus, et elle a éclaté.
Puis Gai-Luronfucius, avec intelligence,
A construit à son tour un appareil immense.
J’ai soufflé de nouveau, il n’en est rien resté.

Alors, Moutonfucius a fait un truc en pierre,
Et de souffler dessus ne le détruisait guère ;
Donc, par la cheminée, j’entre comme je peux.

Ah, mais, je ne sais plus comment finit la fable ;
Et ce trou de mémoire est vraiment regrettable,
La chute nous aurait, je crois, fait rire un peu.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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