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Ces deux nobles béliers ne sont pas ridicules ;
Nous les voyons danser au jardin de Monceaux.
Sans doute, aucun des deux n’a su rester puceau ;
Or, jamais les brebis ne prennent la pilule.
Près de la pièce d’eau qui plaît aux libellules,
À plus d’une conquête ils ont donné l’assaut ;
En tout bien tout honneur, un bélier n’est pas sot,
Il partage toujours ses plaisirs minuscules.
Si son discours charmeur séduit et aboutit,
Tel un bon ouvrier, il a de bons outils ;
Qu’importe si, parfois, sa langue est surannée…
Ce sont de bons béliers, non des épouvantails ;
De maîtresses aimés depuis plusieurs années,
Dans ce jardin public aux augustes portails.









