Homme-salamandre

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Il allume son bois, tiré de la forêt ;
D’abord sur chaque bûche, il appose une empreinte,
Puis serre les fagots d’une vaillante étreinte,
Enfin, son corps entier dans le feu disparaît.

La branche, en regrettant les bois et les guérets,
Abreuve le brasier de ses larmes non feintes ;
Mais l’homme-salamandre y demeure sans crainte,
Bien que parfois, son coeur observe un temps d’arrêt.

Il aime ta douceur, ô flamme bien-aimée
Qui apaise les maux de sa chair désarmée ;
C’est un monstre vaillant, ce n’est pas un héros.

Car il lui faut brûler, de l’aube au crépuscule,
Comme sur son bûcher le malheureux Hercule,
Pour ne plus voir la mort qui dévoile ses crocs.

Cochonfucius

Lutin des carafes

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La vigne du jardin, c’est lui qui l’a plantée
En cette terre où sont trésors ensevelis ;
Au printemps, chaque année, la belle fleur pâlit,
Elle dont renaîtra la grappe ensanglantée.

Et la douce boisson que mes vers ont chantée,
Capable d’engendrer le silence et l’oubli,
Il va nous l’apporter, marchant d’un lent roulis,
Ayant dressé pour nous une table enchantée.

Au fond de la bouteille est un vivant foyer
Qui peut illuminer la table de noyer
Dans la félicité des fêtes éternelles ;

C’est encore meilleur avec quelques amis :
Le pinard nous fera vivre à jamais parmi
Les Ombres que Bacchus a faites fraternelles.

Cochonfucius

Sagesse incarnée

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Le fils du charpentier, tant qu’il vécut sur terre,
Jamais ne fut pressé de retourner aux cieux :
Le vin lui suffisait pour se sentir un dieu,
Du vin de tous les jours, ni Pauillac ni Sancerre.

Cet homme qui pouvait commander au tonnerre,
Aux vagues de la mer, aux esprits furieux
Et même à Lucifer soi-disant glorieux,
Devant sa coupe pleine oubliait d’être en guerre ;

Ainsi, les vignerons par lui sont honorés ;
De vendre leur pinard, ils sont bien assurés,
Puisqu’il devient le sang qui nos fautes efface.

Avant de trépasser sous la loi des Romains,
Il but un dernier verre au milieu des humains ;
Plus d’un, en songe, voit cette riante face.

Cochonfucius

Ambigoupiloptère

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image de l’auteur

Au ciel de l’inframonde, on l’observe souvent,
Il nous maudit parfois, de sa voix presque humaine ;
Son vol précipité l’emporte et le ramène,
Il n’a pas un regard pour ses humbles servants.

Quand un ange s’approche, il le va poursuivant,
S’en rapproche à son tour et le rejoint sans peine ;
Il ne tire aucun bien de cette course vaine,
L’ange ne fait que fuir sur les ailes du vent.

L’inframonde est obscur, la nature est cruelle,
La perversion y prend des formes rituelles,
Et narrer ces horreurs n’est pas simple pour moi.

Je veux les oublier, si c’est chose possible,
Me délivrer du mal et retrouver ma foi,
Mais je m’arrête là, c’est un sujet sensible.

Cochonfucius

Hommage à Robert le Diable

rose

image de Pierrette

C’est la rose de marbre, en haut d’un piédestal,
Qui ruisselait d’un flot de lumière funeste.
C’est la rose de verre, en un prisme céleste,
Qui déployait son coeur plus froid que le cristal.

La rose de charbon, comme un oiseau fatal,
Devenait fleur de braise à la lueur modeste.
La rose de papier, ornée d’un palimpseste,
Souffrait sans désespoir l’assaut du vent brutal.

La rose nuageuse, en planant sur la ville,
Parlait, dans le malheur et la guerre civile,
À la rose de bois portant les condamnés.

Or, la rose de fer, battue pendant des lustres,
Rendait admiratifs les nobles et les rustres ;
Fleurs qu’un joli talon s’amuse à piétiner

Cochonfucius

Quelques roses

quelques-roses

image de l’auteur

C’est la rose d’argent (que j’aime ce métal !
Même si son usage est quelquefois funeste)…
Rose de gueules, viens orner la voie céleste
Où chaque étoile évoque une rose en cristal.

C’est la rose d’azur, tout comme un ciel fatal,
Qui séduit nos regards de sa lueur modeste ;
La rose de sinople au rosier palimpseste,
Est au matin cueillie par un garçon brutal.

Rose d’or convoitée par les gens de la ville
Au point qu’ils en feront une guerre civile ;
Par la rose de sable ils seront condamnés.

Rose d’hermine, viens redorer notre lustre :
Autrement, nous serons penauds, comme des rustres
Qui d’héraldiques fleurs se verraient piétiner.

Cochonfucius

Écrevisse d’azur

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image de l’auteur

Au fond des eaux, je marche sans secousses,
Car je préfère avancer doucement.
Le fleuve est pur comme aux commencements,
Claire est son eau, et vive, et calme, et douce.

Doux est ce fleuve, et le flot qui me pousse,
L’âme et le corps vont errant lentement,
De la bonne eau j’ai le consentement ;
De ce courant qui point ne se rebrousse.

Certains vont haut, mais je vais tout en bas,
Voler aux cieux, je ne le saurais pas,
Je n’envie pas les vives hirondelles.

Dessous les eaux est un monde enchanté,
Par les poissons muettement chanté,
Nul n’a regret de n’y avoir pas d’ailes.

Cochonfucius

Ambicavalier romantique

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image de l’auteur

Un ambicavalier suit la route en rêvant,
Emportant avec lui ses étranges pensées,
Où est l’instant présent ? où est sa vie passée,
À peine s’il ressent que son coeur est vivant.

Il suit les longs chemins, du ponant au levant,
Il laisse divaguer sa monture insensée ;
Si la route est parfois quelque peu défoncée,
Cela n’empêche point qu’il aille de l’avant.

Sa pérégrination est un jeu de folie ;
Par étrange passion et par mélancolie,
Il parcourt le pays sans rime et sans raison.

Les chansons d’autrefois résonnent dans son âme ;
Un peu de nostalgie, ce n’est pas un poison,
C’est ce que croit, du moins, l’ambicheval de flamme.

Cochonfucius

Un coq instruit une vache

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Maître Coq est parfois l’animal le plus doux ;
On l’entend, certains jours, qui gentiment soupire
Comme un barde auprès de la muse qui l’inspire :
Sa muse est une vache, assez connue de nous.

Mirabelle est son nom. Plus d’un taureau jaloux
Trouve qu’aimer un coq, ce n’est rien qu’un délire ;
Mais ce gallinacé détient si noble lyre
Qu’on lui accorderait ses désirs les plus fous.

Il ne veut pas siéger dans une académie,
L’immortel est pour lui trop voisin de la mort ;
Il aime fredonner pour la vache endormie.

Car le coq est vaillant, si le taureau est fort,
Et je ne trouve pas cela si ridicule :
L’amour n’a nul besoin de la force d’Hercule.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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