Ouroboros de sable

imyf.png

image de l’auteur

L’ouroboros de sable est au sombre désert ;
S’il ne trouve rien d’autre, il mange la lumière,
Puis il s’en va dormir dans une fondrière,
Rêvant qu’il boit du vin et des alcools divers.

Il n’a jamais été prince de l’Univers,
Mais peut le devenir s’il ferme ses paupières ;
Rien ne peut retenir son âme prisonnière
Ni asservir son corps, d’écailles recouvert.

Au fil du temps qui passe, il cultive son âme,
Pleine de rêveries, de désirs et de flammes,
Il écrit des sonnets, la nuit comme le jour.

Il ne sait invoquer la déesse dorée
Qui par ses grands-parents jadis fut adorée ;
Mais il passe sans elle, un paisible séjour.

Cochonfucius

Vibrations apicoles

utah

Image du blog Herald Dick Magazine

Une reine concocte un apéro dément
Pour enivrer cinq cent mille insectes gourmands ;
Cette troupe joyeuse applaudit les abeilles
Et, frénétiquement, bourdonne dans les treilles.

La rumeur de la fête anime terre et ciel,
Le monde s’éclaircit dans une odeur de miel,
Ceux qui savent voler volent à l’aventure,
Ceux qui savent courir arpentent les toitures.

Vraiment, cet apéro ne fut pas décevant,
S’en souviennent la pluie, le soleil et le vent.

Cochonfucius

Barde-plante

imuf

image de l’auteur

La fleur aime réciter
Sa complainte du tonnerre ;
Sous un chêne centenaire,
Des mots sans opacité.

Tournée vers le luminaire
Qui du diable est redouté,
La plante aimerait chanter
Ses souvenirs millénaires.

Sa voix monte au firmament,
Que parcourt rapidement
Un ange à belle figure ;

C’est ainsi depuis Adam
Qui parlait aux oiseaux, dans
Une atmosphère très pure.

Cochonfucius

Dans la nuit de sable

mrsplm

image de l’auteur

Marsupilami, nuit sans lune,
Les parfums du jour sont restés ;
Aussi, la douceur de l’été,
Puis, le firmament, sans lacune.

Quelques insectes, sur les dunes,
Vont explorant des cavités ;
Le Marsu, plein de gravité,
Croque leurs carapaces brunes.

Coléoptère aux reflets d’or,
Ton prédateur jamais ne dort :
S’il dort, c’est une sieste brève.

— Marsupilami, dis quel vin
Accompagna ce repas fin !
— Je suis sobre, et ne bois qu’en rêve.

Cochonfucius

Pigeon-corbeau

imls

image de l’auteur

Ce pigeon délirant se prend pour un corbeau,
Il en a pris l’allure et le rire funèbre ;
Il vole un camembert, comme un héros célèbre
Dont il dit qu’il voudrait reprendre le flambeau.

Aucun renard, pourtant, ne vient près des tombeaux
Où voulut s’établir notre drôle de zèbre ;
Le porteur de fromage est seul dans les ténèbres,
À surveiller sa proie dont il mange un lambeau.

Or, véritablement, ce pigeon nous instruit :
Rien n’est jamais certain, pas même les ennuis,
Le destin ne joue pas deux fois la même farce.

Du camembert bien mûr il reprend un quartier,
Dépourvu d’adversaire et privé de comparse ;
Et puis il finit par le manger tout entier.

Cochonfucius

Bouc de sable et d’argent

imtf1.png

image de l’auteur

Il ne réside en aucun lieu,
Mais aux dormeurs peut apparaître ;
Nul homme ne le peut connaître,
Telle est la volonté de Dieu.

Il n’est point chauffé par le feu,
Il peut surgir par les fenêtres,
L’étrange bouc sans loi ni maître
Dont je ne comprends pas le jeu.

Celui qui ce monstre contemple
Voit qu’il n’en est pas d’autre exemple :
Car jamais vous n’en trouverez.

De plus, vous n’avez pas puissance
Sur lui, aussi vous comprendrez
Qu’il est de ténébreuse essence.

Cochonfucius

Hexapodologie nébuleuse

tebuol

image de l’auteur

L’hexapode survint, dans sa barque sans voile,
Descendant le torrent parsemé de rochers.
J’offre un grand bloc de sel qu’il se plaît à lécher,
Geste de courtoisie que j’appris sur la Toile.

Je suis toujours ravi des secrets qu’il dévoile,
Quel royaume à quel autre envoya des archers,
Quel chercheur de quel Graal parvint à s’approcher,
Je reste à l’écouter longtemps, sous les étoiles.

L’hexapode, aujourd’hui, se fait bien rare, hélas !
Presque autant que le noble éléphant de l’Atlas,
Ou la licorne pure, ou le fringant Pégase.

Fort simple est le blason de l’hexapode d’or,
Aucun aigle royal n’y prenant son essor,
Nulle sainte alanguie n’y frémissant d’extase.

Cochonfucius

Pour des prunes

imhf

image de l’auteur

Voici venir le temps des prunes ;
Voici le temps des sanglots longs.
Quand il ne pleut pas, nous allons
Voir le couchant, depuis la dune.

Le prunier danse sous la lune,
Les fruits nourrissent des frelons ;
Le feuillage qui devient blond
Semble un présage de fortune.

En ce verger, reposons-nous :
Le chat s’endort sur mes genoux,
Son lumineux regard se voile.

Le froid s’en vient, nous frémissons ;
La brise procure un frisson
À ce vieux coeur, sous les étoiles.

Cochonfucius

Portecoq

imao2.png

image de l’auteur

Portecoq est seigneur des deux rives de Seine,
Il a, pour le servir, mille petits bergers
Qui doux trouvent leur sort et légères leurs chaînes,
Ayant un si bon maître, ils n’en veulent changer !

Mais lui de soumission ne se peut dégager,
Bien que noble, il connaît servitude certaine ;
Car il offensa Zeus, lequel, pour se venger,
Sur lui jeta le sort d’amour et de sa peine.

La louange d’un coq il devra réciter,
Ou la sorcière au bois nuitamment consulter,
Ne pouvant satisfaire une fatale envie.

Jalouser une poule est pire que la mort,
Or, de Seine il ne peut quitter l’aimable bord :
La ville tient son coeur, et le fleuve est sa vie.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.