Vaisseau sans nom

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Moi qui ne suis pas baptisé,
J’aime ma noble passagère ;
Avec elle, au gré du vent, j’erre,
Elle me surnomme « Alizé ».

Je dois bientôt la déposer,
Cette rêveuse solitaire ;
Non pas sur l’île de Cythère,
Mais au pays du vin rosé.

Je m’en vais retourner au lieu
Où sont mes frères, déjà vieux,
Cèdres à la noble ramure.

Me guideront les séraphins,
M’accompagneront les dauphins ;
Voiles bordées selon l’amure.

Cochonfucius

Manoir d’Aquitaine

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Sur ce lieu règne le Sommeil,
Logis de chevaliers sans gloire ;
Pauvre sens et pauvre mémoire,
C’est un dénuement sans pareil.

Mais dans leur cave, un vin vermeil
Leur procure un peu de quoi boire ;
Ils en oublient tous leurs déboires,
C’est comme un rayon de soleil.

Dans leur verger les fruits abondent,
Pas besoin de courir le monde ;
Pas besoin de voir d’autres cieux.

Si l’existence n’est qu’un songe,
Oublions-la, passons l’éponge,
Alors nous n’en irons que mieux.

Cochonfucius

Flèche extravagante

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Armes d’une fée méconnue,
Ce sont la flèche et l’arc d’assaut ;
Survolant la terre et les eaux,
Le tir atteint toute chair nue.

Sur ses amants, sur leurs rivaux,
La magicienne tire à vue ;
Elle le fait sans retenue,
Comme un faucon prend les oiseaux.

De cette pointe adamantine
Périssent les âmes mutines ;
Et la dame dit « C’est tant mieux ».

Surtout, ne te mets pas en tête
De te munir d’une arbalète ;
Tu vises mal, tu es trop vieux.

Cochonfucius

Pyramide en inframonde

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Bâtie par des croquemitaines,
J’ai des parois de marbre blanc ;
Les ouvriers furent bien lents,
Et leur expertise, incertaine.

Ai-je des racines lointaines
Au pays des crapauds volants ?
Ça ne se voit pas sur mes plans
Tracés par un démon ruthène.

Rien sur moi dans Apollinaire
Ni chez les profs du séminaire ;
Rien nulle part, et c’est bluffant.

Mon sort est inscrit sur l’écume
Par un maudit scribe sans plume
(Ou par un dieu, ça se défend).

Cochonfucius

Bishops among madmen, y alfil loco

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C’est Joking Black Bishop avec Maître Fou Blanc,
Disant « Ah, Messaline, une bien belle échoppe » …
Mais pourquoi publier ce poème interlope,
Avec la gourgandine on fait toujours semblant.

Ces deux fous se tenaient dans un rapport troublant,
Ils fréquentaient tous deux la même Pénélope ;
Sans pouvoir pervertir cette chaste antilope,
Ils gaspillaient leurs jours en des jeux accablants.

Désireux, mais en vain, de ses faveurs divines,
Ils ont chacun subi les maux que tu devines ;
Tout ça jusqu’à l’entrée d’un troisième larron.

Un fou n’est jamais franc, sa démarche est oblique,
La chose est confirmée par la rumeur publique ;
Il se brûle une patte en tirant les marrons.

Cochonfucius

Bison turlupin

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Héros d’une amusante joute,
C’est le bovidé baladin ;
Tu lui parleras sans dédain
C’est avec respect qu’il t’écoute.

Il a vraiment raison, sans doute,
De s’exprimer d’un ton badin ;
Ce n’est pas un causeur mondain,
C’est un errant des longues routes.

Son crâne est plus dur qu’un galet,
Me dit son cousin Porc-Valet ;
Mais il a bien toute sa tête.

Ce bison très sage et très fou,
Je sais qu’il est loin d’être bête ;
Qu’on le sous-estime, il s’en fout.

Cochonfucius

Griffon bouffon

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Je travestis les Évangiles,
J’y mets des mots de plaisantin ;
Dans ma prière du matin
Sont évoquées des choses viles.

J’imite le ton de Virgile
Dans un ignoble baratin ;
Ça reste d’assez bon latin,
Mais la syntaxe en est fragile.

Je déraisonne en divaguant,
Sans que ce soit inélégant ;
Deux ou trois métaphores flambent.

Le métier d’amuseur me plaît,
C’est plus beau que des ronds de jambe ;
Tu l’apprendrais, si tu voulais.

Cochonfucius

Couronne de feuilles

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Un faune se prit pour un roi,
Ça le rendit autoritaire ;
Il voulut régner sur sa terre
Et sur les hôtes de ces bois.

D’une couronne il fit le choix,
Qui point ne fut héréditaire ;
Cet ornement rudimentaire
Fut de feuilles, d’un faible poids.

Il fit bâtir un mausolée
Au fond d’une sombre vallée ;
Car il sentait venir la mort.

Il semble que la Providence
Réprima son outrecuidance,
Lui réservant ce triste sort.

Cochonfucius

« Quia nominor Leo »

image de l’auteur

Point ne suis un cochon,
Ni chef de leur famille ;
Je suis l’astre qui brille,
Montant de l’horizon.

Je suis grand, je suis bon,
Plus fort que le gorille ;
Les seigneurs de Castille
Font honneur à mon nom.

Je suis doux, je suis ferme,
Mon robuste épiderme
Sait bien me revêtir.

Jamais la pensée basse
En ce grand coeur ne passe
Ni n’en pourra sortir.

Cochonfucius

Calice d’inframonde

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Prends garde à la coupe enchantée,
Ne cède pas à ton désir ;
C’est de l’eau que tu dois choisir,
De l’eau claire et bien décantée.

Prends garde à la bête effrontée
Qui aimerait te voir périr ;
Tous ceux qui ont cru la chérir
Pour leur malheur l’ont affrontée.

Ce n’est pas un ange des cieux,
Mais c’est une ennemie de Dieu ;
Tiens-toi loin d’elle, par prudence.

Tu n’en aurais nulle pitié
Si tu en faisais ta moitié ;
Telle est bien la triste évidence.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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