Pharamond, roi des Francs

Composition de l’auteur

Dans la nuit du cosmos, galope un batracien,
C’est le vieux roi des Francs sous sa métamorphose ;
Il arrive au jardin où fleurissent les roses,
Le voilà rassuré, ce domaine est le sien.

Sous une pierre blanche, il s’endort sans tarder,
Puis rêve d’un cosmos aux profondeurs obscures ;
Il rêve qu’il galope, amis, quelle aventure,
Puis rêve d’un jardin, je ne puis le farder ;

Dans son rêve, il s’endort, le vieux roi Pharamond ,
Pour rêver, derechef, que tout ça recommence…
Est-ce songe, ou poème, ou sénile démence ?
Peu importe, après tout. Couchons-nous et dormons.

Cochonfucius

La fragilité du corps

Toile de Dalí

Ce corps meurt par fragments et ne se voit mourir,
C’est juste que la vie paraît plus difficile.
Le ton de nos sonnets est toujours juvénile,
Mais, au long des chemins, nous allons, sans courir…

Or, nous le savons bien, qu’il nous faudra périr.
Ce corps que nous avons n’est qu’un vase fragile
Qui au fleuve du temps doit rendre son argile,
Et l’esprit une source en train de se tarir.

Mais si la vie nous donne une force illusoire,
Faisons que cette vie soit une belle histoire,
Que viennent l’illustrer mille pages d’amour.

Les morts ne draguent pas, ne boivent pas non plus
Et ne relisent pas les livres souvent lus :
Buvons donc aujourd’hui notre vin de ce jour.

Cochonfucius

Vocalisations

Toile de Kandinsky

Rat noir, (un blanc), Pli roux, Zut safran, Gros azur,
Nous saurons au jour dit ta polarisation :
Rat, noir galant trapu d’un fatigant patron
Qui culminait autour d’un diagonal du mur,

Culots d’os ; qui, ourdant du mitard ou du rang,
Cartons aux staphylins, pions blancs, chocs d’avachis ;
Pli, carmins, drap du lit, riant ainsi qu’unis
Dans un jupon ou dans un lardoir abondant ;

Zut, grammatisations, ronds alpins du satin,
Pull du marlou qu’ornait son vautour, pull du fin
Sillon qu’un Mishima au burin imprima ;

Gros, finitif dindon aux sautoirs d’abattoir,
Arçons ahurissant Dogons ou Nirvâna,
Gros d’un vautour, rayon jaillissant dans Son Voir !­­

Cochonfucius

Nef d’or

image de l’auteur

C’est la nef d’or, portant un prêtre de l’Empire,
Sur l’océan d’argent s’avançant jour et nuit,
Rencontrant le bonheur, rencontrant les ennuis,
Parée à recevoir le meilleur et le pire.

Volent de beaux poissons dans le vent qui soupire,
Plane un lion magicien qui dans la brume fuit ;
La corne d’abondance offre ses bons produits,
Prodiguant son miracle à tout ce qui respire.

La nef n’a pas de mât, mais un clocher bien droit,
Son équilibre vient des vertus de la foi
Et d’un constant recours à la métaphysique ;

Elle va, sur les flots, suivant sa propre loi.
— Quelle destination, prêtre de bon aloi ?
— Je l’improvise au vol, comme on fait, en musique.

Cochonfucius

Planète des aigles

 

 

image de l’auteur

Les aigles vont songeant, bien bref est leur sommeil,
Ils rêvent d’une proie, douce quand on la touche,
Tiède quand, auprès d’eux, son corps vaincu se couche,
Calme, même en versant un flot de sang vermeil.

Nous pouvons observer que leur rêve est pareil
À leur vécu du jour, sur lequel il débouche :
Car, nuit et jour, l’esprit de ces oiseaux farouches
A cette vénerie pour unique soleil.

Jamais ne rêveront d’une licorne pure
Dont la blanche crinière est une chevelure
Illuminant la nuit de sa froide pâleur,

Dansant, dessous la lune, une valse amoureuse,
Chantonnant comme fait une vestale heureuse ;
Jamais ne rêveront qu’ils vont cueillir des fleurs.

Cochonfucius

 

Cracheur de flammes

image de l’auteur

De feu ni de chaleur ne suis rassasié ;
J’ai chez moi trois bûchers, que jamais rien ne voile,
Et, si je le pouvais, j’y mettrais les étoiles
Pour les faire glisser dans mon vaste gosier.

Quand s’éveille un volcan, mon coeur extasié
Bat quelque peu plus vite, et même, je me poile
En songeant que nul mur, de granit ou de toile,
Ne saurait contenir ce vivace brasier.

Je suis le noir dragon, simples sont mes pensées,
Chose autre qu’une flamme est par moi délaissée,
Grâce à leur vif éclat, j’échappe au désespoir.

Quand plus tendre se fait la dragonne farouche,
La même combustion réchauffe nos deux bouches :
Le feu croit s’observer dans un ardent miroir.

Cochonfucius

Empereur des reptiles

image de l’auteur

De ce grand Empereur, la chair est tiède et blême ;
Ce monarque sans loi ne rend de culte à rien,
Et quand il vit Patrick, un ermite chrétien,
Ce serpent s’éloigna comme du diable même.

Il est doux, cependant, pour les dames qu’il aime ;
Elles vont admirant son auguste maintien.
Il sait récompenser tous ceux qui font le bien,
Pour les autres montrant une rigueur extrême.

Il se souvient d’un prince aux curieux cheveux blonds,
Qui, lui parlant souvent, jamais ne dit son nom ;
Un doux enfant qui fut d’une rose idolâtre.

D’une faveur qu’il fait, nul ne se montre ingrat :
Le prince, le renard, le phénix ou le rat,
Tous, il les aide, un jour, à quitter le théâtre.

Cochonfucius

De gueules au cygne d’argent

Composition de l’auteur

Des basses-cours, le cygne se souvient :
Des vrais canards, avec lesquels on joue,
De la fermière aux abondantes joues,
Du troupeau d’oies qui s’en va et s’en vient.

De cette enfance, il ne lui reste rien,
Cygne et canard d’amitié ne se nouent ;
L’un dans l’eau pure, et l’autre dans la boue,
Entre ces deux ne subsiste aucun lien.

Ce ne doit être un objet de malaise,
Juste une idée, qu’un sombre oubli apaise,
Ni attachés, ni l’un de l’autre épris,

Cygne et canard ont chacun leur domaine ;
Ce ne doit point être cause de peine…
Mais ils pensaient, jadis, s’être compris.

Cochonfucius

César lotophage

image de l’auteur

Jules, pour amortir le trouble de son coeur
Et pour éteindre en lui de sinistres pensées,
Suit des distillateurs la recherche avancée
Qui pourra vaincre, un jour, son âme de vainqueur.

Tant de soulagement à n’être plus penseur,
À fuir le souvenir de sa gloire passée :
Car il préfère à tout la dérive insensée
Qu’apporte le lotus à l’étrange douceur.

Il donne ses trésors de vieux conquérant riche,
Des terrains à bâtir et des jardins en friche ;
Tout cela pour pouvoir s’étendre, et sommeiller.

De la guerre il oublie la meurtrière danse,
La rumeur combative et la marche en cadence :
Il ne sait plus pourquoi il a tant travaillé.

Cochonfucius

Sagesse monastique

Composition de l’auteur

D’un lion de sable usurpant l’apparence,
Un sphinx visite un cloître, en plein hiver.
Piéger un moine et le mettre en enfer,
Tel est son voeu, telle est son espérance.

Il en trouve un, de ceux qui parfois pensent
À la beauté de ce grand Univers,
À la douceur que porte parfois l’air,
Aux belles voix qu’on entend à distance.

— Moine, quittons ce palais de tourments ;
D’une vestale, en te faisant l’amant,
Tu gagneras les plaisirs les plus amples.

— Sphinx, dit le moine, es-tu vraiment si fin ?
De ces biens-là, tu n’en as jamais faim :
Faible orateur, qui ne prêche d’exemple.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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