Planète Segonzacandra

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Le cosmos m’interloque,
Cet insondable ciel ;
Rien de providentiel,
Des formes équivoques.

Sur un astre baroque
Vit un peuple cruel ;
Noirs sont leurs rituels
Qui des humbles se moquent.

Brumeuse est leur lumière,
Insipide leur bière ;
Leur vie n’est que tourments.

Pour eux, le firmament
N’est que vile poussière,
Tourbe inhospitalière.

Cochonfucius

Une flamme

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Un fauve en travers du sentier,
Porteur d’une flamme qui brille ;
Lui, qui n’a rien d’un joyeux drille,
Est un prédateur sans pitié.

Il ne fera pas de quartier,
Pas même à des petites filles ;
Il désolera les familles
Dans ces parages forestiers.

Bergers, gardez bien vos troupeaux,
Sinon le monstre aura leur peau ;
De massacrer, ça l’émoustille.

De ses proies restent des lambeaux
Qu’il offre à ses amis corbeaux ;
Leur ventre plein, ils s’éparpillent.

Cochonfucius

Monstre hivernal

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Créature bancale,
Je marche dans la nuit ;
Une lune amicale
Sur mon errance luit.

Pour guetter la vestale
Je reste auprès du puits ;
Dans l’ombre je m’installe,
Un arbre est mon appui.

Or, Cupidon délaisse
Les gens de mon espèce ;
J’irai vierge au tombeau.

Je resterai pudique
Au moment fatidique,
J’éteindrai mon flambeau.

Cochonfucius

Trinités marginales

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Ces dieux d’un bizarre modèle,
Ils sentent vraiment le fagot ;
Leur Sacré Livre est en argot,
Ils n’ont presque pas de fidèles.

Leur Pape dit « La mort est belle,
Car elle nous rend tous égaux ;
Un cadavre n’a pas d’ego,
Lui qui n’a plus rien d’un rebelle. »

Leurs églises sont des tripots,
Volontiers j’y vais boire un pot ;
C’est une modeste dépense.

Ce sont des dieux sans dignité,
Mais aussi sans malignité ;
Car jamais à mal ils ne pensent.

Cochonfucius

Volatile

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Pour bien planer, je suis trop lourd,
Je ne suis pas une hirondelle ;
Faibles sont mes battements d’ailes,
Je suis moins adroit qu’un vautour.

Monotones sont mes amours,
De quoi me sert d’être fidèle ?
Dans mon coeur, sombre citadelle,
Se délabrent les vieilles tours.

Traqué par les démons farouches,
Je dors bien mal quand je me couche ;
Bientôt me prendra l’oiseleur.

S’éteindra ma flamme ténue,
Finiront mes mille douleurs ;
La mort est presque bienvenue.

Cochonfucius

Lampe transcendante

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Cette claire lumière
Nous remplit de vigueur ;
C’est un éclat fugueur
D’étoile buissonnière.

Or, de cette manière,
Prend fin notre langueur ;
Notre esprit bourlingueur
Peut quitter les ornières;

Loin du mal, loin du bien,
Le coeur, vois-tu, devient
Léger comme une plume.

Ainsi, jusqu’au tombeau,
Voilà qu’il se consume
Comme font les flambeaux.

Cochonfucius

Auprès de cet arbre

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Cet arbre ne dit rien, cela n’a rien d’étrange,
Il n’est pas babillard, ce n’est pas un serin ;
Son âme est sans tourment, son coeur reste serein,
En guise de dryade il abrite un archange.

Il n’est guère affecté par les saisons qui changent,
Même un feu de forêt, je ne sais s’il le craint ;
La fille du dieu Pan, drôlesse aux pieds caprins,
Cherchant à le charmer, ses blonds cheveux arrange.

Un botaniste vint des plus lointains confins,
Ayant passé la mer sur le dos d’un dauphin ;
Par cet aventurier la drôlesse est ravie.

L’arbre en ses souvenirs la revoit chaque jour
Et cela peut durer tout au long de sa vie ;
Mais il ne dira rien de ces brèves amours.

Cochonfucius

Pont des fantômes

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Les revenants sont mal à l’aise,
Le fleuve et le ciel sont obscurs :
De leur sort, ils ne sont pas sûrs,
D’être mort, la chose est mauvaise.

Ils s’abritent sous un mélèze
En prononçant des mots impurs ;
Ensuite ils traversent un mur,
La lune est là, ça les apaise.

Ils ne quittent point ce rivage,
Parfois même, l’un d’entre eux nage ;
Vif est le courant sous le pont.

La belle ondine se demande
Lequel est celui qui commande ;
Mais aucun d’entre eux ne répond.

Cochonfucius

十四文

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Le tribunal voulut la mort,
Le condamné sa croix transporte ;
Il s’écroule, un Romain l’exhorte,
Sa mère lui dit d’être fort.

Simon prend le relais, alors ;
Véronique se montre accorte,
Mais il tombe auprès d’une porte ;
Il parle aux filles de leur sort.

Il fait une troisième chute,
On lui retire son calbute ;
On fixe son corps sur le bois.

Il parle, il souffre, et puis il meurt ;
On le décloue, c’est du labeur,
On place en un tombeau ce roi.

Cochonfucius

Quartefeuille de janvier

image de l’auteur

Nous la découvrons maintenant,
Elle était là depuis l’automne ;
Épargnée par les ruminants,
Elle me sourit, ça m’étonne.

Dans l’univers impermanent
Où, craintif, je me pelotonne,
Ce bon sourire est surprenant ;
Je ne trouve pas qu’il détonne.

Par quel poète du passé
Son portrait fut-il donc tracé ?
Disons, peut-être, Apollinaire.

Les quatre feuilles sous le ciel,
Mille racines sous la terre ;
La fleur, la promesse du miel.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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