Amphore de Périclès

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Vous qui avez bien soif, rejoignez ma demeure,
Venez trinquer avec le seigneur que je suis ;
Parfois la Vérité vient d’un modeste puits,
Mais celle d’une amphore est quelque peu meilleure.

Nos sujets de débat sont des choses mineures,
Ils sont très peu souvent de sagesse le fruit ;
Si, par quelque malchance, un conflit se produit,
Il sera par mes soins réglé dans le quart d’heure.

Les enfants d’Athéna gîtent en mon beffroi,
Nous prévoyons pour eux de nobles destinées ;
Ces beaux oiseaux de nuit ne craignent pas le froid

D’Aspasie nous goûtons le parfum de jasmin,
Elle qui sagement occupe ses journées ;
Je note ses propos sur un blanc parchemin.

Cochonfucius

阴鱼阳鱼 === Poisson du Yin et poisson du Yang

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Yin et Yang en binaire ont tricoté le monde,
Y compris les poissons dans les étendues d’eau :
Poisson yin, poisson yang, sans se tourner le dos,
D’un océan vers l’autre, ensemble, vagabondent.

Ne disant aucun mot, leur sagesse est profonde,
Car aucun des deux n’est bavard comme un oiseau ;
Mais ils savent capter les pensées d’un roseau,
Auxquelles, toutefois, jamais ils ne répondent.

L’océan leur fournit de modestes repas ;
Deux anges sous-marins les gardent du trépas,
Qui savent déchiffrer bons et mauvais présages.

Ils ont vu le Déluge, ils sont vraiment très vieux,
D’une mer par Moïse ils ont vu le passage ;
Ce ne fut rien, pour eux, de nouveau, sous les cieux.

Cochonfucius

Le manche et la cognée

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Le bûcheron vient, la forêt frissonne,
Monstre destructeur, fils de Lucifer ;
On est presque au temps où tout devient vert,
Au fond de ces bois la triste heure sonne.

Le massacreur vient, la peur l’environne,
Et lui-même a peur, sans en avoir l’air :
Ce professionnel préfère l’hiver,
Quand, sur les sentiers, on ne voit personne.

L’exterminateur n’a rien de subtil,
Car c’est un pervers, c’est un être vil,
Lui qui est le fruit d’amours tarifées.

Mais ne parlons plus de cet abruti,
Au Livre de Vie sa ligne est biffée ;
Il est de ceux qui seront engloutis.

Cochonfucius

Rire d’ours

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Je ris des chiens méchants, sans craindre qu’ils me mordent,
Assez rapidement, je les vois se barrer ;
Ils se croient menacés d’une tête au carré,
À respecter les ours par la suite ils s’accordent.

S’envolent des oiseaux quand mon rire déborde,
Mais je ne pense point qu’ils en soient apeurés ;
De leur nuire l’idée ne m’a point effleuré,
Car la vie sans leur chant serait trop monocorde.

J’habite une forêt pas trop mal giboyeuse,
Mon appétit est grand, mon humeur est joyeuse,
Autrefois j’ai vibré d’un amour très ardent.

Mon esprit est subtil, mon coeur n’est pas de pierre,
Je vois mille univers en fermant mes paupières ;
Je suis un ours rieur, et j’ai de belles dents.

Cochonfucius

Comme un agneau

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Tendre est ce personnage, il parle doucement,
Devant une vestale il se met à genoux ;
Nous sommes donc flattés de l’avoir parmi nous,
Ce seigneur qui jamais n’agira bassement.

Le Roi, qui apprécie ce courtisan charmant,
Dit que les autres sont une meute de loups ;
Certains d’entre eux, bien sûr, en sont un peu jaloux,
Mais ça ne dure pas, son rire est désarmant.

La Princesse n’est point sensible à sa douceur,
C’est pour elle un galant qui manque d’épaisseur ;
Trop tiède, c’est mauvais, comme aurait dit Saint Luc.

Elle cherche un vainqueur un peu moins endormi,
Quelqu’un qui pourrait être un vrai petit ami,
Que ce soit un vicomte ou que ce soit un duc.

Cochonfucius

Dérouter le Minotaure

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Le druide jette un sort pour protéger Thésée,
Dans lequel le celtique et le grec sont mêlés ;
Quand il entend de loin le monstre l’appeler,
De sa dextre il saisit l’arme bien aiguisée.

À vaincre le péril son âme est disposée,
L’animal va périr, à moins de s’envoler ;
Le héros invaincu marche sans s’affoler,
Les dieux lui ont promis une victoire aisée.

Étonné de le voir s’approcher sans frémir,
L’hybride se tourmente et se met à gémir,
Puis au long du couloir lentement se déplace.

Il se rassure et dit « Ce bonhomme est un fou »,
Mais n’y croit pas vraiment, alors son coeur se glace,
Il a fermé les yeux pour attendre le coup.

Cochonfucius

Prendre un café au comptoir

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Le tavernier s’agite avec vigueur,
Du monde est là, les commandes font rage ;
Un tel métier requiert un vrai courage,
Point ne suffit d’être un joyeux blagueur.

La tavernière a des propos charmeurs,
On la dirait d’Aphrodite l’image ;
Je suis séduit par son gentil ramage
Par sa finesse et par sa bonne humeur.

Les clients sont des chercheurs de lumière,
Comme on en voit dans un verre de bière ;
Ici, l’on boit ce qu’on trouve de mieux.

Grande folie ont leurs têtes chenues,
Avec un grain de sagesse ténue ;
Jeunes rêveurs et braves petits vieux.

Cochonfucius

Nef d’Islande

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L’esquif léger s’en va découvrir d’autres mondes,
Car la Terre promise est au-delà des eaux ;
Un riant territoire où les trésors abondent,
Où la fée file l’or au magique fuseau.

Oui, mais il faut d’abord franchir la mer profonde,
Un peu plus large aussi que la Mer des Roseaux ;
Affronter les dangers qui surgissent de l’onde,
Savoir se repérer sur le vol des oiseaux.

La sirène voudrait séduire l’Univers,
Selon mon jugement, c’est un projet pervers,
Je ne vois aucun sens dans ce qu’elle murmure.

Cette nef vaillamment sur les flots se maintient,
Éole la conduit, Neptune la soutient,
Le soleil rougit comme une tomate mûre.

Cochonfucius

Noble amazone

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Cavalière et cheval, des deux je m’émerveille,
Je les bénis au nom du fils du charpentier ;
Je les vois s’avancer sur un petit sentier
Aux magiques instants où la forêt s’éveille.

Le sanglier du bois dans sa bauge sommeille,
Il veut se reposer pendant un jour entier ;
L’amazone contemple un buisson d’églantiers
Où vient se restaurer la matinale abeille.

Un faune vagabond à nos yeux apparaît ;
L’étalon ralentit, puis marque un temps d’arrêt,
Car il ne sait que dire à cette sentinelle.

Les oiseaux, par leur chant, appellent au plaisir,
La belle cavalière écoute son désir ;
Ma plume t’accompagne, Amazone éternelle.

Cochonfucius

Une mémoire d’oiseau

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Je songe qu’autrefois je vivais solitaire,
Mais cela ne dura que pour quelques saisons ;
En rêve je revois ma modeste maison,
Je débutais alors comme universitaire.

La vie était pour porteuse de mystères,
Car je ne voyais pas plus loin que l’horizon ;
Mes recherches n’avaient ni rime ni raison,
Je parlais trop souvent quand j’aurais dû me taire.

J’ignorais à peu près les lois de l’univers,
Je m’instruisais pourtant sur des thèmes divers,
Confondant le Réel avec le Symbolique.

Mais ça fait un moment que je ne suis plus seul,
La trame de mes jours est moins mélancolique ;
Le passé révolu s’endort dans son linceul.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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