les cochons

joanmiro1

Toile de Miró

La vie ressemble à ces sonnets que nous torchons
En écrivant des mots parfois nous nous lâchons
Mais en se répétant ces mots que nous mâchons
Souffrons de les entendre et nous nous écorchons

Mais ils sont admirés de nos chiens nos bichons
Heureux de cet amour buvons à pleins cruchons
Deux pieds sur le podium où fiers nous nous juchons
Sans avoir bien saisi qu’en cela nous trichons

Jamais la poésie ne fut pour les cochons
Les mots que sans savoir vers vous nous décochons
Même si sur l’idée autrement nous séchons

Ne sont que nos défauts qu’envers vous nous cachons
Et à faire cela nos instants nous gâchons
Sur des textes idiots que vainement léchons

Cochonfucius

mir

Baronne Chèvre

uvgi

image de l’auteur

En ce palais je loge avec l’impératrice,
Pour moi la valetaille a les plus grands égards ;
Je les en remercie par d’aimables regards
Et par quelques cadeaux (sans être corruptrice).

De mon côté caprin me viennent des caprices,
Je vide une bouteille avec quelques fêtards ;
Même, j’ai voyagé aux côtés d’un routard,
Mais d’aucune façon je n’en fus séductrice.

Un troubadour souvent vient charmer ma journée,
Lequel aux courtisans offre plusieurs tournées ;
Un grand livre contient les rimes qu’il trouva.

À la cour on peut voir le meilleur et le pire,
L’Empereur est volage et souvent le prouva ;
Parfois, en y songeant, ma maîtresse soupire.

Cochonfucius

Trinité inconnaissable

uvfi

image de l’auteur

Triplement ignoré de votre père Adam,
Je ne suis qu’un trio d’hypostases fictives ;
Je suis, dans le Cosmos, une force inactive
Comme dans vos palais sont les rois décadents.

Je ne m’exprime point en signes transcendants,
Je n’envoie nul tonnerre à des foules craintives ;
N’inspirant nul prophète aux paroles plaintives,
Je n’exerce sur vous pas le moindre ascendant.

Vous ne me prendrez pas pour le dieu de l’ivresse,
Tout juste, à la rigueur, celui de la paresse ;
Et me faire une offrande, il n’y faut pas songer.

Je sais que je suis Dieu, c’est cela seul qui compte,
Mais un dieu solipsiste, en faut-il avoir honte?
Je ne répondrai point, c’est mon jour de congé.

Cochonfucius

Sagesse de l’isard bizarre

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image de l’auteur

Je suis proche du ciel, moi dont l’âme est oisive,
Nulle nécessité ne dicte mon devoir ;
Je ne fais que rêver à d’étranges savoirs
Et cette songerie ne peut être nocive.

Il m’est indifférent qu’un rimailleur décrive
Les fantômes obscurs que je peux concevoir ;
Les textes sont sur moi dépourvus de pouvoir,
De telles entités volontiers je me prive.

Je n’aime point les rois, j’aime les échansons ;
Avant la beuverie, eux et moi, nous dansons,
En ces moments festifs notre bonheur culmine.

Je suis l’isard bizarre, un être de plaisir ;
Rustique est mon logis, simples sont mes désirs,
Et pas très encombrants, puisque je les domine.

Cochonfucius

Goupil ducal

uveg

image de l’auteur

J’appartiens au seigneur qui conquit l’Angleterre,
Un pays plantureux dont il devint le roi ;
Je suis son conseiller en matière de lois,
Classant les parchemins comme un rusé notaire.

Guillaume aime le vin, ce n’est pas un mystère,
Il me fit déguster des crus de bon aloi ;
Lui que l’on dit sévère, il l’est moins quand il boit,
Il se met à blaguer de façon militaire.

Une renarde vint pour me parler d’amour
Et j’écrivis pour elle, ainsi qu’un troubadour,
Quelques vers en l’honneur de ce jeu sans malice.

Que m’importe ce lien dépourvu d’avenir,
À moi qui peux entrer dans l’univers d’Alice
D’où la Reine de Coeur ne saurait me bannir.

Cochonfucius

Cérémonie printanière

braconnante

Composition de l’auteur

Le blaireau bicéphale allume deux chandelles
En l’honneur du jardin qu’il voit se réveillant.
Il chante quelques vers, tout en se recueillant,
Pour redire en son coeur que la nature est belle.

Il salue l’escargot, sourit aux fleurs nouvelles,
Admire les bourgeons à demi sommeillants,
Se promène alentour, tout en s’émerveillant,
Promenant son regard sous la voûte éternelle.

Le firmament, sur lui, ne verse plus ses eaux :
L’aquilon a choisi de prendre du repos,
Son humeur vagabonde étant bien assouvie.

Au bois l’on voit danser le chevreuil et le daim,
Profitant de ce jour, sans peur du lendemain :
Ronsard, tu nous appris à chanter cette vie.

Cochonfucius

Illusion buissonnière

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image de l’auteur

En rêve le buisson vit une enchanteresse,
Mais il ne lui dit rien, de peur de s’éveiller ;
J’entendis palpiter son coeur émerveillé,
Car ce songe pour lui fut comme une caresse.

Cette dame des nuits fut une prophétesse
Parlant à ceux qui sont en train de sommeiller ;
C’est pour leur annoncer des jours ensoleillés,
C’est pour les cajoler avec délicatesse.

Mais répondre à ses mots, ce serait périlleux,
Cela pourrait vexer son maître sourcilleux
Dont tu dois redouter la rage inassouvie.

Le buisson se sentit plus fort pour endurer
L’existence au désert, sous le ciel azuré ;
Il n’en fallait pas plus pour embellir sa vie.

Cochonfucius

Monstre lumineux

uvde

image de l’auteur

Ce noble monstre arbore un corps fait de lumière,
Je vois sur son blason de très vives couleurs ;
Je crois qu’il est loin d’être un oiseau de malheur,
Lui qui courtoisement visite nos chaumières.

Merlin lui enseigna d’excellentes manières,
Afin qu’il fût aimé des hommes de valeur ;
Il sait se rafraîchir au temps de la chaleur,
Faisant un éventail de sa grande bannière.

La muse qu’avec lui j’entendis bavarder
Désirait qu’avec elle il s’en vînt lézarder ;
Mais il était plutôt d’une humeur vagabonde.

Vers le bord du grand fleuve il marche lentement,
Une étoile déjà s’allume au firmament ;
Un poisson le salue, venu des eaux profondes.

Cochonfucius

Spectres subtils

uvce

image de l’auteur

Ce modeste fantôme a des moeurs délicates,
J’entends les battements de son grand coeur d’azur ;
Son âme est un nuage en un firmament pur,
Ça ne donne aucun son quand de rire il éclate.

Ses compagnons, ce sont des êtres disparates,
Les uns sont affaiblis et les autres sont durs ;
Ils boivent des demis dans leur manoir obscur,
Cependant quelques-uns préfèrent le picrate.

De les exorciser s’efforce vainement
Un franciscain batave (et par ailleurs charmant) ;
Il se console avec un alcool de framboise.

Avec lui trinquera la démone chinoise
Qui jadis lui apprit le goût de la beauté ;
Mais elle ne prendra qu’une tasse de thé.

Cochonfucius

Splendeur d’un emblème

uvbe

image de l’auteur

Sur la noble bannière un cygne est imprimé,
Beau regard à l’avant, belle poupe à l’arrière ;
Cet oiseau ne craint point de franchir les barrières
Pour aller caresser le corps d’un être aimé.

Souvent fut le désir dans son coeur allumé
Par une douce amante aux grands yeux de lumière ;
Celle du temps présent, c’est toujours la première,
Par qui depuis longtemps sont ses jours animés.

Ce cygne est le seigneur de la mare sereine,
Qui jamais n’envia la condition humaine ;
Il préfère de loin vivre avec ses pareils.

Les vaillants chevaliers qui l’ont pris pour insigne
(De cet honneur, sans doute, il leur a paru digne)
Baignent leur étendard aux rayons du soleil.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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